Le développement durable changera-t-il la ville ? Le regard des sciences sociales
Béal Vincent ; Gauthier Mario ; Pinson Gilles
PU SAINT ETIENN
26,00 €
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EAN :9782862725925
Apparue sur la scène internationale à la fin des années 1980, la notion de développement durable a vite fait figure de panacée aux problèmes économiques, sociaux et surtout environnementaux de notre temps. Après avoir été intégré dans les stratégies de communication des entreprises et des gouvernements, le développement durable a fait une percée fulgurante dans les stratégies et les discours des acteurs des politiques urbaines, suscitant autant d'espoirs que de doutes quant à sa capacité à changer en profondeur les pratiques de fabrication, de gestion et de gouvernance des espaces urbains. En faisant appel à des chercheurs provenant d'horizons disciplinaires variés (aménagement, géographie, science politique, sociologie, urbanisme), cet ouvrage cherche à comprendre comment le développement durable a modifié le contenu et les finalités des politiques urbaines, ainsi que la gouvernance des villes. Mêlant développements théoriques et restitutions de recherches de terrain portant sur des villes européennes et nord-américaines, l'ouvrage s'attache à décrypter le contenu des politiques urbaines de développement durable, les systèmes d'acteurs qui les portent, les instruments qui permettent leur mise en oeuvre, ainsi que les idéologies à l'oeuvre dans la poursuite de l'"idéal" de la ville durable. Sans reprendre à leur compte une vision enchantée du développement durable, les auteurs qui ont contribué à cet ouvrage cherchent à prendre au sérieux les stratégies urbaines de développement durable en montrant les difficultés que les acteurs rencontrent dans leur mise en oeuvre, les luttes dans lesquelles ces stratégies s'inscrivent et les limites qui sont les leurs. Les contributions qui composent cet ouvrage permettent dès lors de questionner les rapports entre le développement urbain durable, les politiques urbaines et le devenir des démocraties urbaines.
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Nombre de pages
461
Date de parution
08/12/2011
Poids
818g
Largeur
160mm
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EAN
9782862725925
Titre
Le développement durable changera-t-il la ville ? Le regard des sciences sociales
Auteur
Béal Vincent ; Gauthier Mario ; Pinson Gilles
Editeur
PU SAINT ETIENN
Largeur
160
Poids
818
Date de parution
20111208
Nombre de pages
461,00 €
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Béal Vincent ; Cauchi-Duval Nicolas ; Rousseau Max
Brexit au Royaume-Uni, élection de Donald Trump aux Etats-Unis, montée de l'extrême droite en Europe continentale : ces événements récents sont fréquemment présentés comme les conséquences politiques du décrochage des territoires urbains d'ancienne industrie et de ceux, plus ruraux, restés à l'écart des flux de l'économie globale. Les inégalités créées par un développement à deux vitesses avec, d'un côté, des logiques métropolitaines connectées à la globalisation et, de l'autre, une accentuation et une accélération du déclin territorial, s'imposent ainsi actuellement dans le débat public. En prenant appui sur des analyses portant sur des villes françaises, mais également américaines et marocaines, cet ouvrage propose une analyse fine des dynamiques des territoires décroissants, c'est-à-dire ceux qui connaissent un déclin démographique accompagné d'une dévitalisation économique et, bien souvent, d'une paupérisation de leur population. Le livre cherche à éclairer ces processus, mais égal
Tour à tour présentée comme une ville industrielle, une ville ouvrière, une " ville de foot " et, aujourd'hui, une ville " rouillée " aux difficultés persistantes, Saint-Etienne apparaît comme l'une des grandes perdantes des transformations du capitalisme contemporain. Les processus de déclin ont engendré un ensemble de problèmes : concentration de la pauvreté, ségrégation ethnique, vacance commerciale, atonie du marché immobilier, présence de friches. Ils ont toutefois fait naître une société plus contrastée que ne le suggèrent les discours misérabilistes sur la ville. Une société qui offre aussi des " ressources " dont certains habitants et collectifs se saisissent pour renouveler les pratiques sociales. A l'heure où fleurissent des analyses caricaturales des " fractures " territoriales françaises, cet ouvrage aborde une réalité souvent occultée : celle des villes dont la situation s'éloigne des récits vertueux sur la métropolisation. Il rend compte des transformations de Saint-Etienne et permet de mieux saisir les dynamiques contemporaines de différenciations sociales et territoriales.
Tour à tour présentée comme une ville industrielle, une ville ouvrière, une " ville de foot " et, plus récemment, une ville en déclin, Saint-Etienne apparaît comme l'une des grandes perdantes des transformations de la société française. Ce constat n'a pas été démenti ces dernières années. Les problèmes économiques et sociaux ont même été redoublés par la crise sans précédent de la vie politique locale. Empêtrées dans les " affaires ", les élites politiques municipales ont poursuivi des stratégies inefficaces, aux effets inégalitaires, qui mêlent un soutien à l'attractivité d'espaces " vitrines " et la négligence des services essentiels à une vie digne pour tous. A l'heure où l'extrême droite prospère sur le discours des " fractures territoriales ", cet ouvrage aborde une réalité souvent occultée : celle des villes dont la situation échappe à la fois aux récits de la métropolisation vertueuse et à ceux qui la diabolisent. Il donne à voir une société urbaine plus contrastée que ne le suggèrent les discours misérabilistes sur la ville ou, au contraire, ceux qui célèbrent la " capitale du design ". Une société qui porte en elle des ressources dont certains habitants et collectifs se saisissent pour s'émanciper des logiques de compétition et de marchandisation.
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Résumé : Ségréguée, paupérisée et vidée, Cleveland est passée du statut de métropole florissante à celui de cauchemar urbain. Massivement démolis, ses quartiers noirs sont progressivement rendus à la nature. Les conservateurs y extraient les dernières richesses tandis que racisme et austérité avancent masqués derrière des algorithmes. De ce paysage dystopique, une vision alternative émerge pourtant : celle d'un futur agricole et coopératif. Dix ans après le crash déclenché par l'effondrement des subprimes, ce livre offre une plongée dans l'épicentre de la dernière crise globale. En donnant la parole à celles et ceux qui sont confrontés au déclin extrême, il cherche à éclairer l'Amérique urbaine abandonnée.
Le travail de l'historien comme celui du généalogiste repose sur l'étude de documents originaux, les textes de seconde main n'ayant guère de crédibilité. Mais faut-il encore pouvoir lire ces documents. La plus ou moins bonne qualité du parchemin ou du papier brouille parfois le texte inscrit au recto par l'émergence du texte écrit au verso de la feuille ; même quand le document a été écrit avec une plume nouvellement taillée, le trait est loin d'être régulier : son épaisseur dépend de facteurs aussi variés que l'inclinaison de la lettre, la force avec laquelle le rédacteur appuyait, sa lenteur ou sa rapidité d'exécution. A côté de ces difficultés de type instrumental, puisque liées aux matériels utilisés, se dresse le fouillis des problèmes relatifs au système d'écriture employé par le rédacteur et, bien entendu, de sa plus ou moins grande maîtrise technique. Au XVIIe et a fortiori au XVIIIe siècle, les écritures à la mode, ce sont la bâtarde ou italienne et la ronde française, qui n'ont que peu de rapport avec la nôtre. Les rédacteurs professionnels - greffiers, notaires, curés des paroisses - ajoutent à la confusion en utilisant une écriture codée reposant, pour l'essentiel, sur un système d'abréviations, de contractions, de symboles. La méthode proposée dans ce manuel de paléographie moderne correspond à une triple visée : elle se veut progressive dans l'acquisition des savoir-faire et donc des difficultés rencontrées ; elle permettra de donner un débouché positif au cheminement de bien des hommes et des femmes qui fréquentent les Archives et qui commencent à consulter avec profit des documents récents plutôt transparents, pour aller vers des documents anciens totalement opaques qui mettent un point final à leur quête ; elle incitera les étudiants d'Histoire à lire des documents de l'Age classique et de première main. Cette méthode redonnera aux uns l'envie de reprendre une étude " mise en panne " et aux autres de se lancer dans une recherche sur des événements antérieurs à la Révolution de 1789.
Ce livre présente le large champ des possibilités offertes par l'ordinateur pour le calcul de la musique. Il est un point de rencontre de différents chercheurs-musiciens musicologues qui ont mené une réflexion sur l'origine, le présent et le devenir des applications informatiques dédiées au domaine musical. Les trois premiers chapitres présentent des recherches en musicologie ayant abouti à des thèses soutenues au début des années 2000 et des travaux plus récents réalisés dans diverses structures. Alexander Mihalic propose une approche historique puis traite de la question des modèles pour la composition et de la notion de la sonification des données - qu'elle soit destinée à la musique ou non. Les concepts de composition assistée par ordinateur (CMAO) et plus précisément l'aide à l'écriture musicale sont présentés par Mikhail Malt. Laurent Pottier, quant à lui, expose les différentes pratiques concernant la synthèse des sons et montre comment l'utilisation des outils d'aide à la composition permet un contrôle sophistiqué des paramètres du son. Cet ouvrage comporte également quatre autres chapitres qui témoignent de concepts importants et de nouvelles manières de faire dans le domaine de la composition. Yann Orlarey montre l'importance de la notion de programmation créative pour les artistes contemporains qui utilisent les outils numériques d'une manière innovante. Denis Lorrain décrit la notion d'interpolation qui peut se prêter à de nombreuses réalisations. Karim Haddad s'intéresse à l'écriture du temps et aux possibilités de la CMAO pour le calcul de structures de représentation rythmique. Moreno Andreatta discute de certains aspects du rapport entre les notions de calcul algébrique et de calcul catégoriel en musique. Les auteurs étudient différentes démarches compositionnelles et présentent de nombreux exemples musicaux issus, pour la plupart, du répertoire contemporain.