Arts en cour. Les Gardes-Meubles en Europe (XVIe-XXIe siècles)
Barbier Muriel ; Bayard Marc ; Cornaglia Paolo ; S
MARE MARTIN
38,00 €
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EAN :9782362220500
La création en arts décoratifs a été longtemps tributaire des cours monarchiques, ces lieux de pouvoir servant de show room aux savoirfaire. Le Garde-Meuble de chaque pays devenant l'ordonnateur et l'organisateur de ces fastes. Ce rôle essentiel du Garde Meuble est peu connu et rarement étudié. L'ouvrage Arts en cour propose de baliser cette histoire essentielle des arts décoratifs. Il ne saurait y avoir de cour et de lieu de pouvoir sans une magnificence décorative : palais, réception, fêtes, manifestations publiques sont autant d'occasions pour une autorité de montrer la création et les créateurs de chaque époque. La visibilité du pouvoir devient un enjeu central. Si cette pratique du décoratif ostentatoire a souvent disparu dans les cours monarchiques européennes, elle reste néanmoins très vivace dans certains pays et la grandeur des arts décoratifs est portée par le Garde-Meuble, qui ont eu ou qui porte encore le patrimoine et la création. Néanmoins, l'histoire du Garde-Meuble en Europe est peu connue, et cet ouvrage souhaite ouvrir une nouvelle page historiographique. S'il apparaît comme un organisme au c'ur de la vie artistique et cérémoniale du pouvoir, il est toutefois largement peu étudié. Ce service d'aménagement décoratif, de création, d'entretien, de stockage et de restauration est souvent au centre de la vie curiale en Europe depuis le MoyenÂge. Chaque époque, chaque pays a choisi des formules d'organisation différentes, mais toutes sont au service des dirigeants, rendant ainsi visible un art décoratif adéquat à chaque régime et développant des cérémonials adaptés à chaque rang protocolaire. Cette publication a ainsi pour objectif, d'une part, de faire un état des lieux des institutions encore en exercice aujourd'hui, d'autre part de poser des jalons de la recherche sur des thématiques ayant trait à l'histoire de ces institutions. Enfin, il met en exergue certains des acteurs et les modes de fonctionnement de ces organismes au c'ur du pouvoir. Le Garde-Meuble permet ainsi aux artistes et aux artisans d'exercer une activité et d'exprimer un savoir-faire tout en étant souvent l'organisme qui diffuse les innovations créatives et décoratives.
Nombre de pages
544
Date de parution
22/03/2023
Poids
1 020g
Largeur
162mm
Plus d'informations
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EAN
9782362220500
Titre
Arts en cour
Auteur
Barbier Muriel ; Bayard Marc ; Cornaglia Paolo ; S
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
162
Poids
1020
Date de parution
20230322
Nombre de pages
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L'ouvrage suit le quotidien de la vie de Marie-Antoinette à Fontainebleau, parti pris original qui permet au lecteur d'avancer pas à pas avec la reine dans ses rituels journaliers et les grands moments de fête et de politique qu'elle y a vécus. Marie-Antoinette a passé onze automnes au château de Fontainebleau entre 1771 et 1786. Elle découvre le château, âgée de 15 ans, alors qu'elle est encore Dauphine et en profite une dernière fois à 30 ans, jeune mère et reine de France. Les séjours à Fontainebleau bénéficiant d'une étiquette de Cour allégée ont été pour elle des parenthèses enchantées et des moments de douceur de vivre. Par les décors somptueux et originaux qu'elle a commandés, Marie-Antoinette marque encore le château de sa présence. Construit autour de témoignages de ses contemporains et d'une riche iconographie, ce livre fait apparaître la singularité de ses séjours à Fontainebleau.
L'ouvrage est consacré au château de Fontainebleau, résidence royale située au sud-est de Paris, dans le but de réexaminer un chapitre décisif de l'histoire de la culture artistique du XVIe siècle à la lumière des études les plus récentes sur le maniérisme, en mettant l'accent sur la question de la décoration. Ce thème met en avant la question des relations entre l'Italie et la France au XVIe siècle, qui, dans la tradition historiographique du XXe siècle, a constitué l'un des points de départ de la redécouverte du maniérisme. Soixante-dix ans après l'exposition " Fontainebleau et la manière italienne ", organisée à Naples en 1952, on revient faire le point sur la relation entre les deux contextes, italien et français, en tenant compte du mouvement dans les deux sens, et donc des contacts, des échanges, des influences réciproques entre techniques, langages, artistes et artisans, dans la perspective du fonctionnement du chantier. La décoration à fresque et à stuc du château de Fontainebleau est le fruit d'interventions menées à différentes époques par des artistes italiens de générations et de traditions géographiques et stylistiques différentes : Rosso Fiorentino, Primatice, Niccolò dell'Abate et leurs assistants, dont certains ont désormais un nom et une identité reconnus. S'appuyant sur un bagage technique et stylistique qui trouve ses racines à Florence, à Rome, à Mantoue et à Gênes, ces artisans créent à Fontainebleau des solutions inédites, qui répondent au nouveau contexte et donneront à leur tour lieu à de nouveaux développements en France, revenant, ainsi modifiées, trouver un écho en Italie même.
Catalogue de l'exposition du château de Fontainebleau (23 Mars - 24 Juin 2013).Aussi bien artistique qu'historique, cette exposition replace le visiteur au coeur du XVIe siècle, période où l'Italie s'impose comme un foyer artistique sans rival et représente un modèle pour le roi de France, François 1er. Décidant d'embellir Paris et ses environs, ce dernier entreprend d'agrémenter le château de Fontainebleau en engageant de grands maîtres italiens à son service, parmi lesquels Giovanni Battista di Jacopo (1494 - 1540), surnommé Rosso Fiorentino.À Fontainebleau, le « Florentin Roux » créa plusieurs décors dont le plus important (et le seul encore existant) est la galerie François Ier, ornée entre 1533 et 1539 de lambris sculptés, de fresques et de stucsselon une formule inédite en Europe. Son art est multiple : on loue son rythme, son répertoire ornemental foisonnant, son iconographie complexe, etc.L'exposition revient ainsi sur cette rencontre de l'esthétique italienne et de l'art français à travers une centaine d'?uvres à découvrir.Exposition : FOONTAINEBLEAU 2013
La Renaissance, la musique occupe une place prépondérante dans les activités quotidiennes, profanes comme religieuses, publiques comme privées. Au coeur des préoccupations des humanistes ou des réformateurs, illustrée par toutes les techniques de la création artistique, largement diffusée par l'imprimerie, la musique participe de l'accomplissement rêvé par l'homme de la Renaissance. Directement issue du Moyen Age, elle accomplit une transition lente et raffinée qui mènera au XVIIe siècle aux grands changements de la période baroque.
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).