La vie de cour est indissociable d'un faste décoratif : palais, réceptions, fêtes, manifestations publiques sont autant d'occasions pour montrer la création artistique de chaque époque. Le Garde-Meuble en Europe est alors l'organisme au coeur de cette magnificence. Il s'agit d'une institution administrative ou d'individus au service de l'ameublement des édifices despersonnes exerçant un pouvoir sur des citoyens. Une structure qui s'applique à la décoration, la création, l'entretien, le stockage et la restauration et il est souvent au centre de la vie curiale en Europe depuis le Moyen-Age. Chaque pays a choisi des organisations différentes pour rendre visible un art décoratif adéquat et développer des cérémonials adaptés aux rangs protocolaires. Cette publication a ainsi pour objectif de faire un état des lieux des institutions encore existantes, de poser des jalons de recherche liés à l'histoire de ces institutions et, enfin, de saisir les protagonistes et les modes de fonctionnement. Le Garde-Meuble, étudié à l'échelle européenne, contribue à une esthétique de la représentation du pouvoir et de son cérémonial. A travers l'usage qui est fait des éléments décoratifs, il participe à la distribution des oeuvres dans les intérieurs et à l'étiquette de cour. Il permet également aux artistes et aux artisans d'exprimer un savoir-faire, tout en suscitant les innovations créatives et décoratives au cours de l'histoire.
Date de parution
22/03/2023
Poids
1 020g
Largeur
162mm
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EAN
9782362220500
Titre
Arts en cour
Auteur
Bayard Marc
Editeur
MARE MARTIN
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162
Poids
1020
Date de parution
20230322
Nombre de pages
0,00 €
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Palais et institution, cadre de l'événement et de la permanence, lieu où se matérialisent à la fois une doctrine et des pratiques, le Palazzo Mancini, siège de l'Académie de France à Rome de 1725 à 1804, est aussi un endroit extrêmement perméable : lieu de passage, d'échanges, de sociabilité, ouvert sur Rome, Paris et l'Europe. Cet ouvrage a pour objet d'étudier le palais et l'institution qu'il abrite, son fonctionnement, ses acteurs, ses pratiques. Ces dernières sont évaluées non seulement pour l'activité des artistes - pensionnaires et indépendants - au sein de l'Académie (travail et visites d'atelier, voyages d'étude...), mais aussi dans leurs relations avec la ville de Rome (institutions, cercles, botteghe d'une part, manifestations éphémères et récurrentes telles que fêtes et expositions de l'autre), et avec les milieux étrangers de la Ville (institutions et communautés étrangères). Enfin, elles envisagent la question du marché et du devenir des oeuvres, à travers la collaboration des artistes avec le foyer artistique romain, les relations avec les voyageurs du Grand Tour et leurs agents, et la diffusion des oeuvres en France et à l'étranger (expositions publiques, acquisitions de l'Etat et constitution de collections privées).
Le Slow Made : soit Fait avec le temps nécessaire. C'est un mouvement qui se conçoit comme un espace de réflexions. Une éthique de la pensée et de l'action, des métiers d'art, du design, de leur savoir-faire et de leur excellence. Il s'agit d'un hymne aux savoirs anciens et nouveaux du faire, au geste humain noyé par un océan de pixels, à ce reste humain ô combien nécessaire dans le façonnage du monde futur où le réel et le temps seront encore plus prégnants. C'est une révolution de pensée qui veut en finir avec les bornes de l'hyperspécialisation et des identités réductrices.
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).