Formes et difformités médiévales. Hommage à Claude Lecouteux
Bayard Florence ; Guillaume Astrid ; Boyer Régis ;
SUP
26,00 €
Epuisé
EAN :9782840507017
Les formes régulières et symétriques, l'équilibre et la mesure étaient connotés positivement au Moyen Age ; on les considérait comme un signe du divin et l'effet des bonnes actions accomplies par le lignage. Il semblait dangereux, voire néfaste, qu'un être humain puisse s'affranchir de la norme. Par ailleurs, tout physique inhabituel ou toute marque singulière était censé être le témoignage d'un pouvoir spécifique, et les êtres qui portaient ces (in)signes paraissaient relever d'un autre ordre, mystérieux et inquiétant. La dissymétrie et la difformité, par conséquence, semblaient une punition divine, un don suspect, une malédiction diabolique se transmettant de génération en génération comme preuve d'une antique trahison familiale dissimulée, d'actes inavouables ou de mauvaise pensées. Les croyances et la religion du peuple, les légendes, les mythes dans les récits et dans les arts, plus quelques savants nourris de l'Ecriture sainte et de divers grimoires proposèrent naturellement des explications, qui furent la source de représentations effrayantes, engendrant elles-mêmes, dans une accélération de l'étrange où l'homme trouve sa vérité, de nouvelles images plus diaboliques encore. Au-delà du Moyen Age, ce livre explore encore d'autres époques et montre la continuité des peurs humaines face à celui qui ne " me " ressemble pas.
Nombre de pages
518
Date de parution
23/09/2010
Poids
950g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782840507017
Titre
Formes et difformités médiévales. Hommage à Claude Lecouteux
Auteur
Bayard Florence ; Guillaume Astrid ; Boyer Régis ;
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
950
Date de parution
20100923
Nombre de pages
518,00 €
Disponibilité
Epuisé
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En même temps que se répand la Danse macabre et que la mort occupe, pour des raisons historiques, une place importante dans la civilisation et les mentalités du XVe siècle, des opuscules appelés Art du bien Mourir connaissent une large diffusion. Florence Bayard étudie ici l'un de ces livrets, publié en Allemagne en 1496 et richement illustré. Elle retrace la genèse de ces livrets en attachant une attention particulière aux notions de bonne et de mauvaise mort, prenant en compte les croyances ancestrales qui touchent à l'au-delà et à la vie posthume. Elle montre qu'on ne peut se contenter d'opposer les vues de l'Eglise au vécu des chrétiens car les Arts du bien mourir font la synthèse des échanges et des oppositions entre ces deux domaines, en même temps qu'ils fixent une politique d'encadrement des fidèles, sans négliger pour autant les " recettes " plus concrètes que réclame le vulgaire, et les images des éditions soutiennent le propos et annoncent celles que nous retrouverons plus tard dans les catéchismes populaires. L'enquête de Florence Bayard permet de mieux comprendre la société du XVe siècle et sa position face à la mort. Ce livre retiendra l'attention de tous ceux qui s'intéressent au bas Moyen Age et à la période qui annonce la Renaissance.
Lecouteux Claude ; Bayard Florence ; Guillaume Ast
Passeur d'histoires, curieux de légendes et de traditions oubliées, de grimoires et de formules magiques, déchiffrant, comparant, interprétant depuis de nombreuses années textes et archives, Claude Lecouteux arpente avec passion son terrain de prédilection, celui des croyances au Moyen Âge. Entrecroisant littérature, histoire, éthnologie, philologie, riche d'un singulier savoir, il ressuscite pour nous la culture populaire, celle du paysan de nos campagnes alors habitées par des êtres redoutables et fabuleux ? fées et sorcières, nains et génies, fantômes et revenants? ? qui hantent non seulement les landes, les forêts et les montagnes, mais aussi notre propre imaginaire. Rassemblant différentes études, cet ouvrage introduit magistralement aux multiples aspects d'une ?uvre exigeante. À l'écoute des voix venues d'un lointain passé, le grand médiéviste nous invite à franchir les frontières de l'invisible, et nous permet ainsi de pénétrer le monde merveilleux qu'il n'a jamais cessé d'explorer.
Tepl Johannes von ; Bayard Florence ; Ertel Judith
Un laboureur dont la femme vient de périr en couches convoque la Mort pour lui faire part de sa douleur et de sa colère. Pourquoi l'être aimé, incarnation de la vie et de la grâce, lui a-t-il été si injustement ravi ? La Mort répond à ses invectives avec sagesse, humeur ou moquerie. La confrontation entre l'homme humble et la Faucheuse laisse place, peu à peu, à l'apaisement. Ce "Dialogue avec la Mort" , construit sur le mode de la disputatio médiévale, est une véritable fête de l'esprit et une matière à jeu sans limites. En l'écrivant au début du XVe siècle, Johannes von Tepl offrait aux temps à venir une réflexion animée sur notre condition de mortels. La création du Laboureur de Bohême a eu lieu le 1er septembre 2020 au Théâtre de Poche-Montparnasse dans une mise en scène de Marcel Bozonnet et Pauline Devinat et avec la distribution suivante : Logann Antuofermo et Marcel Bozonnet.
Le Laboureur de Bohème (1401), de Johannes von Tepl, est un texte majeur de la littérature de langue allemande marquant une véritable transition du Moyen Age à l'époque moderne. Il s'agit d'un dialogue, construit selon le traditionnel schéma de la disputatio, qui oppose en 32 chapitres un veuf, éploré et révolté, à la mort qui vient de lui ravir sa bien-aimée, dialogue sans fin que seule l'intervention de Dieu peut clore, au 33e chapitre. La traduction commentée de ce dialogue comporte une introduction qui situe l'oeuvre dans son contexte social et historique. Elle est complétée par une étude des propos échangés, des motifs qui jalonnent l'échange et de l'iconographie que les différents imprimeurs du XVe siècle ont choisi d'associer au texte, ce qui permet d'aborder la question de la fonction de l'image. L'étude de ces bois gravés, sujet très peu traité jusqu'à présent, permet d'aller plus loin encore dans la compréhension de ce livret, d'en saisir toute la richesse et de mieux comprendre l'époque qui le vit naître Ce qui contribue au succès pérenne de ce dialogue, c'est le fait qu'une expérience individuelle et universelle est placée au coeur de l'oeuvre : la perte d'un être aimé. L'individu, poussé par le chagrin, ose soudain élever la voix et affirmer sa particularité. Pour cette raison, il s'adresse aujourd'hui encore à chacun d'entre nous.
Nous sommes accros aux plastiques.Nous sommes accros aux plastiques. Leur production explose année après année, ils sont présents dans notre vie quotidienne sous de multiples formes. De quoi sont-ils faits ? Comment interagissent- ils avec leur environnement ? avec nous ? comment se transforment-ils, se dégradent-ils en déchets micro puis nano scopiques ? Peut-on les recycler, les « bio-dégrader » ? comment finissent-ilsdans les sols, les rivières et les océans, nos propresorganismes ? Peut-on maîtriser cette submersion plastique ? Quarante chercheurs de Sorbonne Université, du Muséum national d'Histoire naturelle, des diplomates, des élus répondent à ces questionsdans une langue simple et pédagogique. Une lecture éclairante à l'heure où les Nations Unies tentent d'élaborer un traité international pour endiguer la pollution plastique.
Conçu pour les étudiants qui passent les agrégations de lettres modernes et classiques 2015, ce volume valorise les recherches historiques et intertextuelles qui éclairent le sens du Spleen de Paris, écrit par Baudelaire, ainsi que de nouveaux outils méthodologiques et critiques qui permettent de reconsidérer l’approche du poème en prose.L'ouvrage est destiné aux étudiants qui préparent les agrégations de lettres modernes et de lettres classiques en 2015, ainsi qu'aux chercheurs qui s'intéressent à Baudelaire. Longtemps négligé au profit des Fleurs du mal, Le Spleen de Paris suscite aujourd'hui un regain d'intérêt. Les études recueillies dans ce volume valorisent les recherches historiques et intertextuelles qui éclairent le sens de l??uvre, ainsi que de nouveaux outils méthodologiques et critiques qui permettent de reconsidérer l'approche du poème en prose. La « fortune » du Spleen de Paris jusqu'à aujourd'hui n'est pas en reste et fait l'objet d'une attention particulière.