Le Laboureur de Bohème (1401), de Johannes von Tepl, est un texte majeur de la littérature de langue allemande marquant une véritable transition du Moyen Age à l'époque moderne. Il s'agit d'un dialogue, construit selon le traditionnel schéma de la disputatio, qui oppose en 32 chapitres un veuf, éploré et révolté, à la mort qui vient de lui ravir sa bien-aimée, dialogue sans fin que seule l'intervention de Dieu peut clore, au 33e chapitre. La traduction commentée de ce dialogue comporte une introduction qui situe l'oeuvre dans son contexte social et historique. Elle est complétée par une étude des propos échangés, des motifs qui jalonnent l'échange et de l'iconographie que les différents imprimeurs du XVe siècle ont choisi d'associer au texte, ce qui permet d'aborder la question de la fonction de l'image. L'étude de ces bois gravés, sujet très peu traité jusqu'à présent, permet d'aller plus loin encore dans la compréhension de ce livret, d'en saisir toute la richesse et de mieux comprendre l'époque qui le vit naître Ce qui contribue au succès pérenne de ce dialogue, c'est le fait qu'une expérience individuelle et universelle est placée au coeur de l'oeuvre : la perte d'un être aimé. L'individu, poussé par le chagrin, ose soudain élever la voix et affirmer sa particularité. Pour cette raison, il s'adresse aujourd'hui encore à chacun d'entre nous.
Nombre de pages
142
Date de parution
24/01/2013
Poids
338g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782840508151
Titre
Le Laboureur de Bohême. Dialogue avec la Mort
Auteur
Tepl Johannes von ; Bayard Florence
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
338
Date de parution
20130124
Nombre de pages
142,00 €
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Tepl Johannes von ; Bayard Florence ; Ertel Judith
Un laboureur dont la femme vient de périr en couches convoque la Mort pour lui faire part de sa douleur et de sa colère. Pourquoi l'être aimé, incarnation de la vie et de la grâce, lui a-t-il été si injustement ravi ? La Mort répond à ses invectives avec sagesse, humeur ou moquerie. La confrontation entre l'homme humble et la Faucheuse laisse place, peu à peu, à l'apaisement. Ce "Dialogue avec la Mort" , construit sur le mode de la disputatio médiévale, est une véritable fête de l'esprit et une matière à jeu sans limites. En l'écrivant au début du XVe siècle, Johannes von Tepl offrait aux temps à venir une réflexion animée sur notre condition de mortels. La création du Laboureur de Bohême a eu lieu le 1er septembre 2020 au Théâtre de Poche-Montparnasse dans une mise en scène de Marcel Bozonnet et Pauline Devinat et avec la distribution suivante : Logann Antuofermo et Marcel Bozonnet.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.