Face aux critiques antiparlementaires, virulentes, de l'entre-deux-guerres, et au désenchantement à l'égard des institutions républicaines, Kelsen offre une définition de la démocratie qui affronte les oppositions classiques à cette forme de gouvernement. Aux objections qui délégitiment le jeu démocratique, sous prétexte qu'il est incapable de produire la "bonne décision", Kelsen offre son relativisme mettant au coeur de la vie des institutions les conflits et leur résolution pacifique. Ses réflexions sur le phénomène démocratique et son relativisme juridique se font écho et dessinent une doctrine cohérente marquée en profondeur par le refus de la transcendance et le renoncement à la règle "juste". Suscitée par les bouleversements politiques qui surgissent après 1918, la question de la stabilité dès institution démocratiques s'impose, non seulement à Kelsen, mais également à d'autres juristes, tels Hermann Heller et Carl Schmitt. La diversité des réponses données, témoignant d'orientations doctrinale divergentes, notamment libérale, social-démocrate, étatiste voire autoritaire, souligne paradoxalement le faisceau de questionnements qui leur est commun, relatif à la pérennité de l'Etat et aux modes d'intégration de la pluralité. Face à ces interrogations brûlantes, la contribution scientifique de Kelsen réside dans la théorisation du compromis comme mécanisme de résolution des conflits, propre à la démocratie parlementaire.
Nombre de pages
113
Date de parution
01/05/2007
Poids
124g
Largeur
116mm
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EAN
9782841863976
Titre
Kelsen. Plaider la démocratie
Auteur
Baume Sandrine
Editeur
MICHALON
Largeur
116
Poids
124
Date de parution
20070501
Nombre de pages
113,00 €
Disponibilité
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La doctrine de l'État de Cari Schmitt, souvent délaissée au profit d'autres facettes de son ?uvre, constitue pourtant le lieu où s'incarnent ses théories du politique et de la Constitution. Le juriste allemand y consigne les bouleversements institutionnels traversés par l'Allemagne au XXe siècle. En 1914, il pense encore l'État dans sa conformité à la légalité, alors qu'à la chute de l'Empire, il ne considère les organes étatiques que dans leur usage de la décision et leur aptitude à affronter les situations d'exception. Dans une perspective inédite, à partir d'une étude systématique de ses écrits relatifs à l'État, cet ouvrage relie la théologie politique de Schmitt, son anti-individualisme, comme sa définition singulière du politique, à ses propositions de refonte des institutions. La reconstitution de sa doctrine de l'État éclaire d'un jour nouveau l'affrontement entre ses partisans et ses adversaires et explique, malgré les compromissions avérées de Cari Schmitt avec le nazisme, la persistance de sa pensée dans la vie intellectuelle après Nuremberg.
Barberis Mauro ; Baume Sandrine ; Touzeil-Divina M
Depuis l'élaboration du concept par Montesquieu, la séparation des pouvoirs s'est imposée comme un élément essentiel de la démocratie. Aujourd'hui, elle est à réinterroger. Après un article historique sur ses fondements, les contributeurs examinent son efficacité, sa légitimité et ses applications actuelles. Les trois pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire sont en mutation et se heurtent à des contre-pouvoirs importants. Comment s'organise dès lors l'équilibre nécessaire à l'indépendance de chacun d'eux ? Quelle place prennent les médias dans cette répartition ? Enfin, la séparation des pouvoirs est étudiée dans les cas particuliers des États-Unis et des démocraties parlementaires européennes.
Le château de Louis-Léonard Vassivière, massif et paisible, domine le lac du même nom. Il s'agit d'une véritable mer intérieure - formée dans les années 1950 lors de la construction du barrage - dont les contours esquissent la forme d'un papillon. Nous sommes en Limousin. Bort-les-Orgues, à cheval entre l'Auvergne et le Limousin, doit son nom à une curiosité géologique des coulées de phonolite de 80 à 100 m de hauteur qui font immanquablement penser à de gigantesques orgues et dominent une autre retenue artificielle plus vaste encore que la précédente. Plus au sud, au pays de la race aubrac, des toitures en lauze et, à proximité de l'ancienne résidence d'été des évêques de Rodez, la retenue artificielle de Pareloup. Françoise Baume nous fait découvrir les lacs du Massif Central : quelques touffes de bruyère, un village médiéval, l'incontournable pêche à la truite et puis ces eaux calmes et limpides, cette belle pierre ocre qui fait chanter les façades. Le Conservatoire du littoral, à distance des fureurs de l'océan, veille sur ces mers intérieures aux rives paisibles et accueillantes.
Nous sommes au printemps. Ray, 57 ans, " trop vieux pour tout recommencer, trop jeune pour abandonner " et le Borgne, un petit chien tout juste bon à chasser les rats se rencontrent. De par leur condition d'inadapté, tous deux sont habitués à la solitude, mais rapidement ils trouveront l'un en l'autre un inséparable compagnon de misère. Alors que leur amitié grandira, ils seront séparés par les habitants d'une petite ville fatiguée du bord de mer, qui perçoivent en eux une menace, alors qu'il n'y a en réalité qu'un contretemps. Dans la baie fauve est une histoire d'amour atypique qui durera le temps des quatre saisons. Ecrit avec beaucoup d'empathie et de perspicacité, le premier livre de Sara Baume capture l'inévitable destruction qu'impose la solitude.
En 1944, Raphaël Lemkin est le créateur du concept juridique de génocide et des notions de « crimecontre l'humanité ». De la Société des Nations à l'Organisation des Nations Unies, en passant par le tribunal de Nuremberg, ce juif polonais réfugié aux Etats-Unis a été un acteur fondamental du développement d'un droit international humanitaire.
Du Mutterrecht, l'oeuvre majeure de Bachofen, Walter Benjamin écrivait qu'il s'agissait d'une "prophétie scientifique". De prime abord, il s'agit là d'une étrange définition pour un ouvrage qui, loin de se tourner vers l'avenir ou d'en délinéer les formes, explore les confins du passé pour esquisser, par le biais de l'étude des mythes, le contour de l'origine de nos sociétés. La pensée de Bachofen est prophétique car révolutionnaire, et par là même porteuse de fruits pour l'avenir. Il a en effet avancé une thèse bouleversante : les premières sociétés humaines auraient été régies par un droit maternel, l'organisation patriarcale n'étant qu'une forme plus avancée, certes, mais plus tardive de l'évolution spirituelle et sociale de l'humanité. Sa pensée permet de ainsi de réfléchir à la prégnance de l'opposition masculin/ féminin, maternel/ paternel dans les fondements mêmes de nos sociétés, mais aussi de considérer l'importance que la notion d'origine, et la représentation, pour erronée qu'elle soit, qui en est faite, revêt pour la construction et le maintien de la société et de ses structures. C'est bien là une réflexion avec laquelle, aux dires de Bachofen lui-même, "on n'est pas près d'en finir".
Savez-vous que votre enfant peut vous être enlevé parce que vous l'aimez trop, parce que vous êtes en conflit avec votre conjoint, victime de violences ou simplement parce qu'un motif aura été " trouvé " par les services sociaux ? Le placement d'un enfant est de plus en plus fréquemment décidé par la justice pour des motifs qui n'ont rien à voir avec un danger, et de très nombreux enfants sont retirés à leur famille aimante et bientraitante. Le placement des enfants est aussi la double peine des femmes victimes de violences conjugales, ou des enfants victimes d'inceste. La CIIVISE, le mouvement #metoo ont mis en lumière le faible poids de la parole des victimes. Pour la première fois, une avocate dénonce ce fléau, à l'origine de véritables drames : le placement abusif d'enfants. A travers des récits de dossiers typiques et l'analyse des influences qui s'exercent sur un système judiciaire dépendant des services sociaux, elle pointe du doigt des dysfonctionnements majeurs affectant la protection de l'enfance. Dotée d'un budget de plus de 8 milliards annuels, l'intervention majoritaire d'acteurs du secteur privé introduit dans ce système socio-judiciaire peu contrôlé une inquiétante notion de rentabilité. Appuyée par la contribution scientifique du Dr Isabelle Salmon, docteur en médecine et docteur en sciences sociales et humaines, Christine Cerrada signe un document édifiant, véritable pavé dans la mare, qui dénonce une atteinte sans précédent à la liberté fondamentale de vivre en famille.
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