Le personnage anonyme de ce roman decide d´entrer dans le silence complet vis-a-vis de son entourage comme de la societe. Mais en decidant de ne plus participer a la moindre discussion, a ne repondre a aucune provocation et offense, il n´en est pas moins actif et en lutte, avec et en lui-meme. Le lieu geographique indefini ou se deroule le recit rend ce dernier universel. En effet, le contexte narratif du mal-etre en question pourrait tout autant s´appliquer a toutes ces societes ou l´individu, ecrase par un environnement vide de sens et empli de mots et de maux pesants, finit par prendre la decision de se refugier, de fuir, de s´exiler dans le silence. Chapitre apres chapitre, le texte nous fait vivre le bouillonnement dramatique qui habite le protagoniste au travers une variete de situations et de perspectives, jusqu´a ce qu´il culmine a un desespoir sans fin au gout d´absurde. Mais au-dela de cette tension interieure, la question qui traverse le recit est aussi celle de la capacite de l´individu a lutter contre les injustices, les aberrations et la realite agressive du monde qui l´entoure.
Nombre de pages
125
Date de parution
02/03/2018
Poids
205g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782352702597
Titre
La ligne de fuite
Auteur
Basha Eqrem ; Gricourt Sébastien
Editeur
NON LIEU
Largeur
160
Poids
205
Date de parution
20180302
Nombre de pages
125,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Un homme se fait arrêter par la police, en plein brouillard, alors qu'il se dirige vers son lieu de travail. Aux agents qui l'interrogent sur la raison de sa présence dans la rue au beau milieu de la nuit, il rétorque qu'il n'est pas minuit, mais sept heures du matin. Commence alors un dialogue absurde, qui sera suivi d'une succession de manifestations insolites : à l'instar du système horaire, tout se déglingue. Un " régime de brumes " est instauré, jusqu'au jour où le narrateur se réveille dans une ville libérée du brouillard et de la police... Ecrits entre 1971 et 1995, les douze récits qui composent ce recueil traitent de l'oppression et de la folie, et évoquent, sur le mode de l'absurde, les plaies d'une guerre qui a longtemps tu son nom.
Lorsque, en 2012, la guerre civile éclate en Syrie, beaucoup quittent Alep, la belle ville d'autrefois. Mais Mohammad Alaa Aljaleel, un ambulancier, reste sur place pour aider ses voisins âgés qui ne peuvent s'enfuir. Puis il remarque qu'ils ne sont pas les seuls à avoir besoin de soins, les animaux aussi, tout spécialement les chats affamés et abandonnés, errant dans la cité. Mais que peut-il faire avec le peu d'argent dont il dispose pour les nourrir et les sauver ? C'est alors qu'il décide de demander de l'aide au monde entier. Une histoire vraie, hymne à la vie triomphante et à la solidarité, un bel album sous jaquette, primé aux Etats-Unis, destiné aux enfants à partir de 6 ans.
En ces années de l'entre-deux-guerres, marquées par des évolutions techniques considérables, le cinéma occupe, à côté du théâtre, une place non négligeable dans la vie d'Antonin Artaud. Cette place fut trop souvent ignorée ou minorée par la critique, peut-être en raison du caractère de divertissement populaire généralement attribué au cinéma, , peut-être aussi à cause des mobiles alimentaires fréquemment invoqués par Artaud lui-même pour justifier sa participation aux tournages. Cependant il eut la chance de tourner avec les plus grands réalisateurs de son temps : Abel Gance, Marcel L'Herbier, Maurice Tourneur, pour le domaine français ; Georg Wilhelm Pabst, Fritz Lang, Karl Theodor Dreyer, pour les domaines allemand et scandinave. Par conséquent, il apparaît dans des films tenus aujourd'hui encore pour des chefs-d??uvre du cinéma muet ou parlant. Bien qu'il incarne à l'écran le plus souvent des personnages secondaires, il obtint quelques rôles d'importance, lesquels se distinguent par une interprétation atypique, quasi indissociable de sa personne : Marat dans le Napoléon d'Abel Gance, le moine Massieu dans La Passion de Jeanne d'Arc de Dreyer, le prédicateur Savonarole dans Lucrèce Borgia, d'Abel Gance, ou encore le Rémouleur ange-gardien dans Liliom de Fritz Lang. En sus de sa carrière d'acteur « à-tout-faire », Artaud s'adonne à l'écriture de scénarios, pratique très en vogue à l'époque, et partagée par nombre de poètes associés de près ou de loin au mouvement surréaliste. Dans le cadre de cet ouvrage, est développée une étude détaillée de ces textes, en prêtant une attention particulière à celui qui servit de support à la réalisation par Germaine Dulac de La Coquille et le Clergyman, considéré comme le premier film surréaliste. Le rapport du poète au cinéma se révèle toutefois ambigu, comme le prouve ? à la lecture notamment de ses lettres ? l'expression récurrente d'un certain dégoût, sa critique portant aussi bien sur la fadeur ou l'inanité des rôles qui lui sont confiés que sur l'industrialisation croissante du secteur, La condamnation tardive du cinéma par Artaud ? condamnation liée à sa machinerie oppressive, tributaire du capitalisme, et à son idéologie visant la colonisation des esprits ? n'est pas totale : pour cet éternel révolté, il était impossible d'en finir avec ce médium qui a fortement influencé sa théorie théâtrale
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".