Bärfuss Lukas ; Chartreux Bernard ; Spreng Eberhar
L ARCHE
15,00 €
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EAN :9782851817365
Alice a un but dans la vie: trouver la mort. Mais il faut se rendre à l évidence: seule, elle ne pourra pas mettre son projet à exécution. Elle entre en contact avec un médecin euthanasiste de Zürich à la réputation trouble. À l heure des technologies les plus avancées et des médecines modernes, à l époque où la fiction arrive encore parfois à surpasser la réalité, Lukas Bärfuss interroge notre capacité à affronter l inéluctable. La mort peut-elle s acheter? Le rôle du médecin est-il de nous aider à l affronter? Et le désespoir des uns peut-il faire l avenir des autres? Eva et Herbert Kahmer, les protagonistes de Pétrole, ont voyagé dans de nombreux pays, à la recherche de nouveaux gisements. Obsédé par ce désir, Herbert voyage sans cesse avec son associé Edgar, tandis qu Eva perd peu à peu le sens de son existence et s adonne à des pensées floues. Seule dans un pays inconnu avec pour seule compagnie Gomua, une domestique mystérieuse, elle se mure dans sa propriété. Lukas Bärfuss compte parmi les auteurs dramatiques allemands les plus importants de sa génération. « Les imaginaires caractéristiques de ses textes et la prégnance de la langue de Bärfuss font de lui un poète parmi les dramaturges. Ce qui en outre distingue ses pièces: elles décrivent sans pédanterie les impasses sociétales et sans voyeurisme les abîmes humains. » (Die Welt)
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Nombre de pages
133
Date de parution
11/03/2011
Poids
150g
Largeur
116mm
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EAN
9782851817365
Titre
LE VOYAGE D'ALICE EN SUISSE / PETROLE
Auteur
Bärfuss Lukas ; Chartreux Bernard ; Spreng Eberhar
Editeur
L ARCHE
Largeur
116
Poids
150
Date de parution
20110311
Nombre de pages
133,00 €
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Fille d'immigrés italiens et petite-fille d'un partisan de Mussolini, Adelina naît à Zurich dans les années 50. Elle a dix-huit ans lorsque, à la mort de son père, elle hérite de ses dettes. Forcée d'interrompre son apprentissage pour entrer à l'usine, elle rencontre Toto, un saisonnier dont elle tombe amoureuse. Mais peu après la naissance de leur fille, Toto disparaît. En ce début des années 70, dans une Suisse que l'essor économique rend impitoyable, Adelina n'a pas le choix : elle va devoir faire confiance à des hommes qui ne veulent pas tous son bien. En racontant tambour battant la vie quotidienne de son héroïne - mère célibataire, précaire et épuisée, mais qui ne se résigne pas -, Lukas Bärfuss brosse une redoutable fresque de la société libérale et signe un grand roman sur l'injustice et la dépossession.
Qui sont les Coré? Ils sont une famille. Ce postulat est bancal. D ailleurs Pierre, fils unique d Hélène et Simon, met en doute sa propre paternité et recourt à un test. Le résultat est évidemment dévastateur. Pour lui et pour le reste de la famille, dont les liens se délient aussi rapidement qu ils sont prétendument solides. Le Test révèle. Mais quoi? Une certaine vérité. La lâcheté des uns, l égoïsme des autres. La face cachée d un individualisme qui ronge depuis longtemps les fondations vieillies de la famille. Il fait d un politicien bien sous tous rapports, ce brave Simon Coré, un homme de chair et de sang en proie à la plus contagieuse des maladies: le doute.
Lorsque Dora, une jeune fille depuis toujours abrutie par les médicaments destinés à dissimuler sa "fêlure aux étages supérieurs" , cesse son traitement, elle exerce cette liberté retrouvée avec une naïveté et un appétit que son entourage - parents, psychiatre, patron - ne parvient pas, malgré ses principes affichés d'ouverture et de tolérance, à accepter.
Bärfuss Lukas ; Chartreux Bernard ; Spreng Eberhar
David plonge une louche dans la casserole et je vois que ce sont des tripes qu'il nous sert, des tripes toutes préparées achetées chez le boucher, les meilleures tripes qu'il ait jamais mangées, affirme-t-il, avant d'engloutir sa généreuse portion, avec un appétit presque indécent. Après tout ce qu'il avait vécu, je me serais attendu à ce qu'il soit devenu végétarien, mais non content de manger de la viande, il mange aussi des abats, de la panse de vache, et je me demande s'il ne veut pas ainsi me faire comprendre quelque chose, sur sa constitution peut-être, sur le fait qu'il était indemne, et qu'aussi effrayante qu'ait pu être toute l'affaire, elle ne l'empêche pas de manger des viscères à la sauce rouge.
Jouant de la conférence littéraire, Alice Zeniter déconstruit avec humour les modèles canoniques prévalant dans la fabrique des histoires et la manière dont le patriarcat a façonné les grands récits depuis l?Antiquité. « Une bonne histoire, aujourd'hui encore, c?est souvent l?histoire d?un mec qui fait des trucs. Et si ça peut être un peu violent, si ça peut inclure de la viande, une carabine et des lances, c?est mieux. » Partant de la Poétique d?Aristote, dont elle révèle le sexisme, elle traverse les classiques de la littérature, en convoquant des analyses d?Umberto Eco et les mécanismes à l??uvre à la lecture face au pouvoir des personnages de fiction. Avec autodérision et passant allègrement d?Anna Karenine à Superman, elle nous raconte sa fabrique des récits et la place des femmes dans la littérature, des femmes autrices à la représentation de la femme & de son corps dans la littérature au fil des siècles. Ou comment la mise en récit du corps féminin en fait un objet minoré/morcelé/passif. Puis elle s?intéresse aux discours proprement politiques, avec une lecture de Frédéric Lordon à l?appui, démontrant s?il était encore nécessaire que de la littérature à la politique il n?y a qu?un pas. Avec une ironie mordante, elle fait vibrionner la pensée.
Résumé : Satire sur le monde litte ? raire, la violence de classe et l'amour, "E ? de`ne" est la nouvelle cre ? ation d'Alice Zeniter, qu'elle mettra elle-me^me en sce`ne au cours de la saison 2024-2025. Prolongeant des re ? flexions mene ? es dans "Je suis une fille sans histoire" (L'Arche) et dans "Toute une moitie ? du monde" (Flammarion), autour de la litte ? rature comme enjeu de domination culturelle et de validation sociale, Alice Zeniter propose ici une peinture forte et nuance ? e de mondes sociaux divergents, inspire ? e par le roman "Martin Eden" de Jack London. E ? de`ne, jeune femme d'un milieu populaire, tombe amoureuse de Rose, issue de la bourgeoisie culturelle. Dans cette satire sociale, qui rappelle les rapports de domination de ? crits par Bourdieu, se rencontrent "he ? ritie`res" et pre ? cariat ouvrier de la blanchisserie d'un abattoir, ou` E ? de`ne travaille pour gagner sa vie. La nuit, elle e ? crit. Convaincue malgre ? la fatigue, le me ? pris des autres et l'absence d'argent, que c'est la` sa vocation. Quelle le ? gitimite ? sociale pourrait alors offrir la litte ? rature ? D'ou` vient cette conviction que l'on peut devenir e ? crivain ? e alors me^me que son milieu social d'origine semble l'interdire ? "La honte sociale est un fouet tre`s efficace, me^me si personne ne sait qui le manie". Devient-on alors transfuge de classe ?
Je hais ces mots qui me maintiennent en vie Je hais ces mots qui ne me laissent pas mourir Qu'est-ce qui nous anime et nous abîme ? L'amour, la famille, la violence sociale ? Dans son avant-dernière pièce, Sarah Kane nous emmène dans les tréfonds du désir, où quatre voix semblent émerger de l'inconscient. La dépression, symptôme d'une société malade, alimente une bataille éternelle entre amour et mort. La contradiction est puissante : "Seul l'amour peut me sauver et c'est l'amour qui m'a détruit". L'obsession tourne à vide. L'oeuvre de Sarah Kane est courte, mais éclatante. Cinq textes de 1995 à 1999, qui révolutionnèrent le théâtre britannique - héritière d'Edward Bond, de Martin Crimp ou d'Harold Pinter, elle expose dans la lumière la plus crue la violence des relations sociales dans la société contemporaine. Individualisme, angoisse, amour : avec Manque, Sarah Kane radicalise son écriture vers la poésie, défait les corps du théâtre et transmet par la littérature la puissance de la désintégration amoureuse.
Malgré l'image d'ermite qu'il s'est forgée ou qu'on lui a faite, Thomas Bernhard a participé activement à la vie sociale de l'Autriche et de l'Allemagne. A partir des années 80, il a adressé à des journaux des textes provocateurs, des "dramuscules" traitant de la xénophobie, du racisme et de la haine de l'autre dans la société d'aujourd'hui.