Paroles d'experts. Etudes sur la pensée institutionnelle du développement
Baré Jean-François
KARTHALA
29,00 €
Epuisé
EAN :9782845867383
Pour résoudre les problèmes économiques et sociaux les plus variés, l'intervention publique de " développement " doit d'abord construire des grilles de lecture du monde. En ce sens elle est essentiellement fondée, pour le meilleur ou pour le pire, sur une activité intellectuelle, voire " cognitive ", qui dans les faits relève tout autant de savoirs empiriques, de la " pensée sauvage ", que de modèles constitués et indépendants des contextes. Les études réunies dans ce livre abordent cette question à partir d'une observation concrète d'une variété de situations du monde. Elles montrent dans le même mouvement la variété des thèmes que les cadres du développement sont désormais amenés à traiter ou à affronter : l'assistance électorale à la démocratie par des moyens pacifiques, l'extension de la législation internationale du travail aux peuples " indigènes et tribaux ", " l'optimisation " des frontières, les relations entre " bonne gouvernance " et sécurité publique, la " quête d'identité " d'agents du développement, " l'approche systémique " dans les réformes agraires, la " souffrance sociale ", " l'épreuve du feu " pour les humanitaires, deux formes " d'optimisme " congénital (technologique et participatif), la décentralisation, l'institutionnalisation de l'action associative.
Nombre de pages
444
Date de parution
01/01/2006
Poids
650g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845867383
Auteur
Baré Jean-François
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20060101
Nombre de pages
444,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ces dernières décennies, la réflexion concernant l'évaluation de l'intervention publique, et donc des politiques de développement, a considérablement évolué. On peut isoler trois aspects de ce mouvement : l'investissement progressif par les sciences humaines de ce domaine d'étude, où l'économétrie et la science administrative régnaient sans partage ; l'extension de l'activité d'évaluation à des domaines qu'elle n'avait pas pour tradition de traiter ; des visions nouvelles de l'intervention publique, qui la traitent comme un sujet d'étude à part entière. Fournir une bonne image de cette évolution selon les disciplines de sciences humaines concernées, tel est le propos de ce livre.
L'histoire malgache ne se limite pas à la seule relation des contacts les plus spectaculaires ou les plus tragiques avec l'Occident : elle est aussi - et peut-être, d'abord - histoire profonde de hiérarchies et de groupes culturels et sociaux, savoir généalogique, conception spécifique du pouvoir monarchique, de sa durée et de ses choix. C'est à cette histoire " vue de l'intérieur " que cet ouvrage, dont l'objet est une petite monarchie du Nord-Ouest sakalava, a consacré son attention. On a refusé ici de choisir entre la structure et l'évolution : chacune se renvoie à l'autre au fil des événements et des situations nouvelles, telles que la colonisation française. Sable rouge est ainsi l'un des tout premiers travaux d'anthropologie politique relatifs aux hiérarchies malgaches traditionnelles. C'est aussi l'un des premiers exemples d'application aux sociétés malgaches des méthodes de l'ethno-histoire : l'ouvrage laisse la parole, le plus souvent possible, aux Sakalava du Nord qui sont tout à la fois ses acteurs et ses témoins.
Après une présentation de la vie politique et sociale de la Guinée d'aujourd'hui, Oumar Doumhouya procède à une analyse approfondie de la place des femmes dans la société guinéenne. Une première partie décrit la domination masculine et les pistes empruntées par les Guinéennes pour la restreindre. La deuxième partie est une approche plus historique, illustrée par des archives des regroupements féminins en Guinée des époques précoloniale et coloniale puis de l'Indépendance jusqu'aux années 90. En guise d'annexe, l'auteur a retracé les histoires de vie de quatre femmes (Fina, Aï, Yéni, et Amie) qui illustrent, sous différents aspects, des formes de la domination masculine en Guinée ; ces histoires montrent combien les identités sont plurielles ( femme, mère, amante, soeur) et combien les femmes doivent continuellement gérer les contradictions provenant de la coexistence de ces facettes identitaires.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.