Sable rouge. Une monarchie du nord-ouest malgache dans l'histoire
Baré Jean François
L'HARMATTAN
31,01 €
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EAN :9782858021512
L'histoire malgache ne se limite pas à la seule relation des contacts les plus spectaculaires ou les plus tragiques avec l'Occident : elle est aussi - et peut-être, d'abord - histoire profonde de hiérarchies et de groupes culturels et sociaux, savoir généalogique, conception spécifique du pouvoir monarchique, de sa durée et de ses choix. C'est à cette histoire " vue de l'intérieur " que cet ouvrage, dont l'objet est une petite monarchie du Nord-Ouest sakalava, a consacré son attention. On a refusé ici de choisir entre la structure et l'évolution : chacune se renvoie à l'autre au fil des événements et des situations nouvelles, telles que la colonisation française. Sable rouge est ainsi l'un des tout premiers travaux d'anthropologie politique relatifs aux hiérarchies malgaches traditionnelles. C'est aussi l'un des premiers exemples d'application aux sociétés malgaches des méthodes de l'ethno-histoire : l'ouvrage laisse la parole, le plus souvent possible, aux Sakalava du Nord qui sont tout à la fois ses acteurs et ses témoins.
Nombre de pages
384
Date de parution
01/12/2004
Poids
608g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782858021512
Titre
Sable rouge. Une monarchie du nord-ouest malgache dans l'histoire
ISBN
2858021511
Auteur
Baré Jean François
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
608
Date de parution
20041201
Nombre de pages
384,00 €
Disponibilité
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Ces dernières décennies, la réflexion concernant l'évaluation de l'intervention publique, et donc des politiques de développement, a considérablement évolué. On peut isoler trois aspects de ce mouvement : l'investissement progressif par les sciences humaines de ce domaine d'étude, où l'économétrie et la science administrative régnaient sans partage ; l'extension de l'activité d'évaluation à des domaines qu'elle n'avait pas pour tradition de traiter ; des visions nouvelles de l'intervention publique, qui la traitent comme un sujet d'étude à part entière. Fournir une bonne image de cette évolution selon les disciplines de sciences humaines concernées, tel est le propos de ce livre.
Pour résoudre les problèmes économiques et sociaux les plus variés, l'intervention publique de " développement " doit d'abord construire des grilles de lecture du monde. En ce sens elle est essentiellement fondée, pour le meilleur ou pour le pire, sur une activité intellectuelle, voire " cognitive ", qui dans les faits relève tout autant de savoirs empiriques, de la " pensée sauvage ", que de modèles constitués et indépendants des contextes. Les études réunies dans ce livre abordent cette question à partir d'une observation concrète d'une variété de situations du monde. Elles montrent dans le même mouvement la variété des thèmes que les cadres du développement sont désormais amenés à traiter ou à affronter : l'assistance électorale à la démocratie par des moyens pacifiques, l'extension de la législation internationale du travail aux peuples " indigènes et tribaux ", " l'optimisation " des frontières, les relations entre " bonne gouvernance " et sécurité publique, la " quête d'identité " d'agents du développement, " l'approche systémique " dans les réformes agraires, la " souffrance sociale ", " l'épreuve du feu " pour les humanitaires, deux formes " d'optimisme " congénital (technologique et participatif), la décentralisation, l'institutionnalisation de l'action associative.
Après une présentation de la vie politique et sociale de la Guinée d'aujourd'hui, Oumar Doumhouya procède à une analyse approfondie de la place des femmes dans la société guinéenne. Une première partie décrit la domination masculine et les pistes empruntées par les Guinéennes pour la restreindre. La deuxième partie est une approche plus historique, illustrée par des archives des regroupements féminins en Guinée des époques précoloniale et coloniale puis de l'Indépendance jusqu'aux années 90. En guise d'annexe, l'auteur a retracé les histoires de vie de quatre femmes (Fina, Aï, Yéni, et Amie) qui illustrent, sous différents aspects, des formes de la domination masculine en Guinée ; ces histoires montrent combien les identités sont plurielles ( femme, mère, amante, soeur) et combien les femmes doivent continuellement gérer les contradictions provenant de la coexistence de ces facettes identitaires.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...
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