Barbon Marco ; Théry Irène ; Humbeeck Bruno ; Hiri
LOCO
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EAN :9782843141218
Le soleil même la nuit" explore la nature et les formes du lien parental abîmé ou interrompu, à travers les témoignages de vingt-six parents, aux milieux socio-culturels et professionnels variés, n'ayant parfois pas communiqué avec leur enfants depuis des mois voire des années. Le photographe Marco Barbon met en scène ce lien familial par delà l'absence de l'enfant, dans une représentation que les parents ont d'eux-mêmes. Des textes intimes écrits par des mères et des pères dialoguent avec les images par le biais de tryptiques sur des pages dépliantes, qui dévoilent avec pudeur cet espace émotionnel où le vide subsiste, où la tendresse passée est la plus précieuse des archives. Ce livre ne se limite pas à montrer la souffrance endurée par les parents ; il met également en lumière l'amour inconditionnel que ces mamans et ces papas portent à leurs enfants. L'amour parental est là malgré tout, et il ne peut pas être effacé : c'est un soleil qui éclaire de toute sa chaleur même la nuit la plus noire. Ces photographies témoignent des traces d'un processus de résilience, se poursuivant au-delà des images réalisées et peut-être aussi grâce à elles. L'ouvrage sera accompagné de textes de spécialistes (Irène Théry, Bruno Humbeek et Marie-France Hirigoyen) en introduction et conclusion, ainsi que d'un texte de Marco Barbon. Ce travail photographique s'inscrit dans une démarche plus globale qui incluera des documentaires sonores, des vidéos, courts métrages et expositions transmédias à partir de l'automne 2025 et sur toute l'année 2026.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
178
Date de parution
17/10/2025
Poids
920g
Largeur
216mm
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EAN
9782843141218
Auteur
Barbon Marco ; Théry Irène ; Humbeeck Bruno ; Hiri
Editeur
LOCO
Largeur
216
Date de parution
20251017
Nombre de pages
178,00 €
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Asmara vit un triple rêve. Tout d'abord le rêve des colons italiens qui arrivèrent ici à la fin du XIX siècle avec l'intention de bâtir, en Afrique, une deuxième Rome. Puis le rêve de l'Indépendance vises-vis de l'Ethiopie un rêve devenu réalité en 1992, après nombreuses années d'affrontements courageux et sacrifices de vies humaines. Enfin le rêve de ceux qui, confrontés aux difficultés de la situation actuelle, cherchent à tout prix à quitter le pays, s'imaginant un avenir meilleur au-delà de la frontière. Ces trois rêves, en s'entremêlant, ont tissé et continuent à tisser le destin de cette ville, ils en ont nourri et continuent à en nourrir l'âme.
Ce n'est que récemment que je me suis rendu compte que, depuis que j'ai commencé à photographier, je me suis toujours intéressé à la notion de frontière. Il était donc fatal qu'un jour j'en arrive là, à Tanger : Tanger, la ville-frontière par excellence. D'abord géographiquement : carrefour et frontière entre le Nord et le Sud, l'Est et l'Ouest, l'Europe et l'Afrique, la Méditerranée et l'Océan Atlantique. Mais aussi et avant tout métaphoriquement, symboliquement : frontière entre le réel et le fictionnel. Tanger la ville-mythe, la ville-théâtre, la ville-cinéma. Mais aussi : la ville-arnaque, la ville-contrefaçon. Il me semble en effet que, pour les touristes qui visitent cette ville et pour ceux qui s'y sont installés plus ou moins définitivement, la dimension du désir - du fantasme - ne va pas sans un certain degré de déception. Comme pour tout objet fantasmé, l'expérience se révèle toujours déceptive. Il y a des mots qui reviennent souvent lorsqu'on parle de Tanger : fiction, mythe, théâtre, mise en scène, opérette. Et des noms d'écrivain, d'artistes, d'acteurs ou de personnalités mondaines, comme des divinités tutélaires du lieu (divinités décadentes pour la plupart, à l'image de la ville) : Paul Bowles, Claudio Bravo, les Rolling Stones, William Burroughs, Mohamed Choukri, Barbara Hutton, etc.
Ce qui m'a frappé dès ma première rencontre avec cette mégalopole, ce fut son double visage, à la fois somptueux et misérable, élégant et décadent, franc et caché. Mes pas m'ayant amené là où cette première impression me poussait, l'objectif de mon appareil Polaroid s'est arrêté principalement sur cela... La couleur de Casablanca restera toujours pour moi le blanc maculé des murs peints à la chaux, l'odeur celle du poisson étalé sur la jetée d'un port. Les images de ce livre me paraissent empreintes, finalement, de ces deux sensations, au goût vaguement nostalgique (on ne ressent pas de bruit dans mes images: pour une fois cette ville, bruyante jusqu'à l'excès, restera silencieuse).
Un hiver d oise se présente en trois séries photographiques distinctes, trois propositions pour tenter de répondre à une idée du territoire. L ouvrage s ouvre, sans autre préambule, par la série de grands paysages, comme un travelling. Une deuxième série, plus intimiste: portraits, nus et natures mortes se répondent pour interroger la représentation même. La troisième et dernière partie reprend jusqu à la fin du livre l idée d un travelling, dans un paysage urbain cette fois.
Résumé : " RE-Inventaire : entre photographie descriptive et photographie artistique : un croisement des regards sur le patrimoine. " Au-delà de leur architecture et de leur forte emprise dans le territoire, les lycées sont des lieux de vie essentiels pour ceux qui les fréquentent, les lycéens d'abord mais aussi les enseignants et tous les personnels nécessaires à leur bon fonctionnement. Peut-on encore inventorier et rendre compte de ce lieu de vie, d'apprentissages formels ou informels, ce lieu de confrontation, de parades, d'individuation, de socialisation, de frayage, ce lieu d'imprégnation en le réduisant à l'analyse formelle de son architecture ? Que regarde t-on ? que voit-on ? Sans pour autant répondre à l'ensemble de ces questions, le dialogue tissé entre les chercheurs et les photographes, permet de questionner les contours de ce qu'est un équipement public : des salles de classe vides aux portraits des lycéens ou personnels d'entretien, des ateliers de carrosserie aux bibliothèques patrimoniales, des couloirs aux parcs arborés... L'Inventaire photographique permet de révéler, d'incarner la grande diversité des objets qui se trouvent derrière des façades de tous styles architecturaux : équipements sportifs, piscines, stades, équipements culturels, collections d'art, de sciences, cabinet de curiosités, sculptures, fresques, vitraux, installation d'art contemporain, internat, salle d'exposition, jardins, bois, forêts, atelier de mécanique, salon de coiffure...
Serge Clément est un photographe québécois qui occupe une place majeure dans le champ de la photographie contemporaine canadienne. Au cours de ces 40 dernières années, son oeuvre photographique s'est particulièrement affirmée à travers les livres de photographie. Le livre est devenu un moyen d'expression aussi essentiel que les expositions. Archipel revisite ansi la production éditoriale du photographe à travers un ouvrage original où des portfolios d'images extraient de quelques-uns de ses ouvrages publiés entre 2000 et 2015 composent ce qui pourrait être une rétrospective. Les six livres judicieusement choisis parmi une trentaine témoignent de la cohérence du photographe dans le regard qu'il porte sur la ville et de l'évolution d'une esthétique photographique singulière. Archipel est une oeuvre d'art en soi constituée de photographies et de livres reconfigurés et repensés dans une nouvelle perspective.
Et le bleu du ciel dans l'ombre " de Manuela Marques revient sur la singulière expérience du paysage que l'artiste a pu développer récemment, à l'invitation du musée de Lodève. Plutôt que de privilégier les grandes photographies aux points de vue spectaculaires -que les causses du Larzac ou les environs du lac du Salagou inspirent aisément-, elle a préféré expérimenter une approche plus intime et sensible du paysage. Observation, déplacement, et collecte d'éléments (pierres, bois, végétaux) font partie intégrante du développement de l'oeuvre. L'artiste pourra, par la suite, intégrer ces collectes dans des planches botaniques d'un nouveau genre ou dans de grandes compositions photographiques où illusions optiques, miroirs noirs et reflets fabriquent un nouveau point de vue : entre la vision d'un paysage et l'imaginaire que celle-ci suscite. Elle a en quelque sorte réinventé un paysage à travers ce qui le constitue intrinsèquement. Gilles A. Tiberghien, dont on ne présente plus le travail autour du Land art, développe un texte autour de cette nouvelle approche du paysage.