Ce n'est que récemment que je me suis rendu compte que, depuis que j'ai commencé à photographier, je me suis toujours intéressé à la notion de frontière. Il était donc fatal qu'un jour j'en arrive là, à Tanger : Tanger, la ville-frontière par excellence. D'abord géographiquement : carrefour et frontière entre le Nord et le Sud, l'Est et l'Ouest, l'Europe et l'Afrique, la Méditerranée et l'Océan Atlantique. Mais aussi et avant tout métaphoriquement, symboliquement : frontière entre le réel et le fictionnel. Tanger la ville-mythe, la ville-théâtre, la ville-cinéma. Mais aussi : la ville-arnaque, la ville-contrefaçon. Il me semble en effet que, pour les touristes qui visitent cette ville et pour ceux qui s'y sont installés plus ou moins définitivement, la dimension du désir - du fantasme - ne va pas sans un certain degré de déception. Comme pour tout objet fantasmé, l'expérience se révèle toujours déceptive. Il y a des mots qui reviennent souvent lorsqu'on parle de Tanger : fiction, mythe, théâtre, mise en scène, opérette. Et des noms d'écrivain, d'artistes, d'acteurs ou de personnalités mondaines, comme des divinités tutélaires du lieu (divinités décadentes pour la plupart, à l'image de la ville) : Paul Bowles, Claudio Bravo, les Rolling Stones, William Burroughs, Mohamed Choukri, Barbara Hutton, etc.
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Date de parution
25/08/2017
Poids
654g
Largeur
220mm
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EAN
9791096575046
Titre
THE INTERZONE - TANGER 2013-2017
Auteur
BARBON MARCO
Editeur
MAISON CF
Largeur
220
Poids
654
Date de parution
20170825
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Asmara vit un triple rêve. Tout d'abord le rêve des colons italiens qui arrivèrent ici à la fin du XIX siècle avec l'intention de bâtir, en Afrique, une deuxième Rome. Puis le rêve de l'Indépendance vises-vis de l'Ethiopie un rêve devenu réalité en 1992, après nombreuses années d'affrontements courageux et sacrifices de vies humaines. Enfin le rêve de ceux qui, confrontés aux difficultés de la situation actuelle, cherchent à tout prix à quitter le pays, s'imaginant un avenir meilleur au-delà de la frontière. Ces trois rêves, en s'entremêlant, ont tissé et continuent à tisser le destin de cette ville, ils en ont nourri et continuent à en nourrir l'âme.
Ce qui m'a frappé dès ma première rencontre avec cette mégalopole, ce fut son double visage, à la fois somptueux et misérable, élégant et décadent, franc et caché. Mes pas m'ayant amené là où cette première impression me poussait, l'objectif de mon appareil Polaroid s'est arrêté principalement sur cela... La couleur de Casablanca restera toujours pour moi le blanc maculé des murs peints à la chaux, l'odeur celle du poisson étalé sur la jetée d'un port. Les images de ce livre me paraissent empreintes, finalement, de ces deux sensations, au goût vaguement nostalgique (on ne ressent pas de bruit dans mes images: pour une fois cette ville, bruyante jusqu'à l'excès, restera silencieuse).
À Casablanca, entre la Grande Mosquée et le phare d'El-Hank, il y a un no man's land qu'une rude barrière de ciment sépare de la mer. Ici, l'été comme l'hiver, les bedaouis ? femmes, enfants, jeunes employés, couples, personnes âgées ? viennent regarder l'océan. C'est ce que les gens d'ici appellent el bahr : "la mer" ou "la plage" (en arabe, les deux champs sémantiques se confondent)
Résumé : Publié pour accompagner la plus importante rétrospective américaine de l'artiste JR, ce livre est co-édité avec le Brooklyn Museum de New York. Réalisé sous la direction de JR et ses équipes, il est illustré par des prises de vues réalisées dans l'exposition et des reproductions d'oeuvres et divers documents détaillants les dernières installations conçues par l'artiste : les fresques (en anglais Chronicles) géantes de New York, San Francisco et Montfermeil ainsi que la plupart de ses travaux historiques, comme Kikito, Inside Out, Women are Heroes, Wrinckles of the City. Un texte rédigé par Drew Sawyer et Sharon Matt Atkins, illustré, complète cet ouvrage. Petit objet à la couverture détonante, ce livre est un must-have. Ouvrage en anglais.
Si l'oeuvre couleur de Martin Parr a été maintes fois publiée, c'est la première fois qu'un ouvrage réunit l'ensemble de son travail en noir et blanc, majoritairement réalisé pendant la décennie 1970. Le photographe prend le temps de plonger dans ses archives et nous dévoile cette surprenante collection d'images soigneusement choisies et éditées par ses soins. On y trouve déjà l'unique côté espiègle de son écriture dans une Angleterre surannée. Du pur Martin Parr. Un livre qui va rapidement se placer comme incontournable pour la bonne compréhension de l'oeuvre de cet immense photographe documentaire. Il s'agit également du premier ouvrage réalisé en collaboration avec la Martin Parr Fondation de Bristol.
Résumé : C'est l'histoire d'un homme qui tombe d'un building de 50 étages. A chaque étage, au fur et à mesure de sa chute, il se répète pour sans cesse se rassurer : "Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien..."