Nouvelles. Tome 2 (Première partie XXVII-LIX Deuxième partie I-V), Edition bilingue français-italien
Bandello Matteo
BELLES LETTRES
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EAN :9782251730301
Le conteur italien Matteo Bandello (1484-1561), qui a commencé sa carrière comme moine dominicain et l'a achevée comme évêque d'Agen, occupe une place singulière dans le vaste panorama de la littérature narrative de la Renaissance. Lettré éduqué à l'école scolastique, puis humaniste lombarde (il écrit en latin jusque dans les années 1530), il est en effet le conteur qui s'écarte le plus résolument de la tradition instaurée par Boccace, alors que celle-ci domine largement la littérature en prose au XVIe siècle. Dédaignant l'élégance stylistique, où excellaient les Florentins, ainsi que la rigoureuse cohérence dramatique et morale du récit décaméronien, Bandello apporte dans la nouvelle plus de liberté d'écriture, de désinvolture et de vivacité, à quoi s'ajoutent le sens du tragique, le goût de la chronique et du "vécu" quotidien, de la trame saisissante et intéressante par elle-même, indépendamment de sa signification idéologique et de sa portée morale. La présentation épistolaire et autobiographique des nouvelles, simples "accidents" nés de simples occasions, confère au cadre et aux récits une extrême mobilité. Cette structure privilégie en effet le particulier, le discontinu, l'aléatoire de l'histoire : en un mot l'exubérance débordante de la vie. Les tableaux successifs de ces sociétés narratives occasionnelles et les faits divers auxquels se réduit souvent l'aventure humaine, selon le conteur, traduisent ainsi une représentation kaléidoscopique de l'encyclopédique univers bandellien. Le deuxième tome de cette édition propose les nouvelles XXVII à LIX de la Première Partie et I à V de la Deuxième Partie, en bilingue italien/français.
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Nombre de pages
846
Date de parution
20/08/2009
Poids
856g
Largeur
128mm
Plus d'informations
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EAN
9782251730301
Titre
Nouvelles. Tome 2 (Première partie XXVII-LIX Deuxième partie I-V), Edition bilingue français-italien
Auteur
Bandello Matteo
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
128
Poids
856
Date de parution
20090820
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846,00 €
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Résumé : "Le roi et la reine dormaient dans le même palais, mais dans des chambres différentes, peu éloignées l'une de l'autre. Alors que le roi avait ordonné à son serviteur de lui conduire cette nuit-là l'une de ses dames habituelles, l'homme en avertit la reine, qui s'était préparée pour ses noces et en attendait l'heure. Quand arriva le bon moment, le serviteur alla chercher la reine pour la conduire et l'installer auprès du roi, qui, se croyant avec l'une de ses maîtresses, prit plusieurs fois ses ébats avec la reine. Après avoir consommé les plaisirs de l'amour, et tandis que l'aurore approchait, il congédia la reine et appela son serviteur afin qu'il la raccompagnât. C'est alors que la reine, qui avait obtenu ce qu'elle désirait, prononça ces mots : "Mon Seigneur et mari, je ne suis pas celle que vous croyez, car alors que vous pensiez avoir couché avec l'une de vos amies, c'est avec moi, qui suis bien votre légitime épouse, que vous étiez. Il ne me semble pas que vous deviez vous fâcher, si, ne parvenant pas à avoir normalement ce qui me revient de droit, je me suis arrangée pour l'obtenir par cette honnête duperie, car qui use de son bon droit ne fait offense à personne". " (II, 43)
Résumé : Voici une abondante anthologie des Nouvelles de Bandello (1 554), qui tient compte de la variété des thèmes et registres narratifs de ce conteur de la Renaissance italienne. Fin lettré, moine courtisan, Bandello nourrit ses récits de la large expérience qu'il a acquise dans les cours princières, les campagnes militaires, les milieux ecclésiastiques. Fasciné par l'extrême diversité des " accidents qui adviennent au jour le jour ", Bandello enregistre dans ses récits, avec une inlassable curiosité, les effets d'une " fortune " aléatoire, née des aberrations de l'Histoire, ou jaillissant du tréfonds passionnel, voire pathologique, de l'individu. Soucieux de " faire " vrai, notaire de la petite histoire, il porte sur les faits nus un regard objectif, presque clinique, ce qui ne l'empêche pas d'éprouver une sympathie indulgente pour les faiblesses humaines, ni de prôner une morale de la modération, n'excluant pas la jouissance des plaisirs de la vie. Il alterne constamment les thèmes et les tonalités : faits divers burlesques ou criminels, farces érotiques, comédies de m?urs... La structure autobiographique et épistolaire de l'ensemble donne au recueil une allure journalistique. En France, en Angleterre, en Espagne, ses " chroniques italiennes " ont été adaptées ou imitées par Montemayor, Belleforest, Shakespeare, J. Ford, Webster, Camoens, Lope de Vega, Cervantes, Lope de Rueda... Un succès qui, cautionné au XIXe siècle par Stendhal, Balzac, Mérimée, etc., rebondira jusqu'à nos jours.
Le conteur italien Matteo Bandello (1484-1561), qui a commencé sa carrière comme moine dominicain et l'a achevée comme évêque d'Agen, occupe une place singulière dans le vaste panorama de la littérature narrative de la Renaissance. Lettré éduqué à l'école scolastique, puis humaniste lombarde (il écrit en latin jusque dans les années 1530), il est en effet le conteur qui s'écarte le plus résolument de la tradition instaurée par Boccace, alors que celle-ci domine largement la littérature en prose au XVIe siècle. Dédaignant l'élégance stylistique, où excellaient les Florentins, ainsi que la rigoureuse cohérence dramatique et morale du récit décaméronien, Bandello apporte dans la nouvelle plus de liberté d'écriture, de désinvolture et de vivacité, à quoi s'ajoutent le sens du tragique, le goût de la chronique et du "vécu" quotidien, de la trame saisissante et intéressante par elle-même, indépendamment de sa signification idéologique et de sa portée morale. La présentation épistolaire et autobiographique des nouvelles, simples "accidents" nés de simples occasions, confère au cadre et aux récits une extrême mobilité. Cette structure privilégie en effet le particulier, le discontinu, l'aléatoire de l'histoire : en un mot l'exubérance débordante de la vie. Les tableaux successifs de ces sociétés narratives occasionnelles et les faits divers auxquels se réduit souvent l'aventure humaine, selon le conteur, traduisent ainsi une représentation kaléidoscopique de l'encyclopédique univers bandellien. Le cinquième tome de cette édition propose les nouvelles XXXIV à LXVIII de la Troisième Partie et I à XXVIII de la Quatrième Partie, en bilingue italien/français.
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
Voulez-vous des enfants instruits, ou des ignorants ? Question trop abrupte ? On l'a prétendu : l'important, plutôt que le savoir, n'est-ce pas l'habileté à trouver l'information ? Mais non : pour toute chose ou presque, il faut des bases, et apprendre, c'est incorporer. C'est le premier objet de ce livre. A présent et de façon générale, notre école peut-elle faire des enfants instruits ? Au vu de sa pente, on en doute. L'état du service public laisse trop à désirer. Que faire alors ? C'est le second objet de ce livre : trouver comment enrichir l'école, vite. La crise de notre système éducatif est plurielle, dans ses aspects comme dans ses causes. L'urgent n'est pas de chercher à qui la faute, mais d'aller au fond des problèmes posés. Nature et valeur de la culture à installer, rôle et statut des enseignants, place des écrans et de l'IA, relations avec les familles, destin de l'idéal républicain... En dix chapitres, ce livre qui s'adresse à tous s'attache à éclairer une série de points clés, et à définir les nouveaux équilibres dont, quoi qu'il en soit de l'état du monde, l'éducation scolaire aura besoin.
Dans ce court texte sublime, mais à la vérité insupportable, Sénèque philosophe et poète raconte le raz-de-marée ultime qui rayera l'humanité de la carte... et fera voler en éclats toutes nos certitudes. La fin du monde n'est pas seulement le jeu vertigineux des éléments emportés par des forces déchaînées et destructrices, faisant irruption dans tous les replis de la nature, c'est surtout, chez les humains, l'absolu de la détresse : ils sont désormais tenus de comprendre qu'il y a pire que la mort. Comment mesurer l'angoisse infinie du vivant quand son monde se dérobe, mis en face de sa radicale incapacité à survivre ? En faisant voir, inscrite dans la fin du monde, la fin de l'humanité, Sénèque fait apparaître la solidarité de l'homme et de sa planète. Essentielles pour comprendre l'Eternel retour, ces pages représentent aussi l'une des premières traces humaines de l'éco-anxiété, magistralement expliquées par Jean-Louis Poirier et illustrées par Hubert Le Gall qui nous offre ici son "reportage photo" du déluge. Voilà l'occasion, pour le lecteur, d'affronter - qui sait ? - l'apocalypse avec sagesse.
Résumé : Haletante et foisonnante, la mythologie grecque n'a pas fini de nourrir nos rêves. A l'intérieur de ce labyrinthe mystérieux peuplé de créatures furieuses, merveilleuses, amoureuses, nous aimons nous perdre et nous retrouver. En un seul récit poétique et enlevé, ce livre richement orné raconte toute la mythologie depuis le chaos initial jusqu'à la fin du monde des héros. Dans cette fabuleuse odyssée, chaque fleur porte le nom d'une jeune beauté trop aimée des dieux ; chaque bête naît d'un drame humain ou divin ; à chaque montagne, à chaque étoile s'attache un destin sublime ou monstrueux, issu de passions tourmentées. Les remparts de Mycènes et de Troie, bâtis par des dieux, portent encore les traces sanglantes des massacres héroïques. Conteur complice et malicieux, Pierre Sauzeau déploie pour les lecteurs l'infinie variété des mythes, la poésie des noms et la sagesse de ces "mensonges vrais", qui depuis trois mille ans nous posent des énigmes fascinantes, tragiques et délectables.