Le Maroc africain. Trajectoires d'une ambition continentale
Bakary Sambe
NIRVANA
18,00 €
Epuisé
EAN :9789938531626
Longtemps inscrite dans une tradition multiséculaire façonnée par des échanges culturels et religieux entre les deux rives du Sahara, la diplomatie africaine du Maroc a puisé dans cette tradition les éléments d'un « soft power » qui devait faciliter les avancées diplomatiques et économiques sur le continent. Mais le contexte africain changeant, marqué par des mutations géopolitiques et l'arrivée de nouveaux acteurs (Turquie, Qatar, Inde etc.) impose au Maroc, tout en restant dans la continuité, de s'adapter voire de se réinventer et d'aligner sa stratégie à son nouvel agenda continental. De même, l'ordre international fragmenté accroit l'importance des États, comme le Maroc, qui pouvaient assurer la fonction de « bridge power » ce qui faciliterait les connexions à la fois géopolitiques et géoéconomiques dans un monde qui garde encore un certain besoin d'interdépendance. Le Maroc semble être bien conscient de cette donne et met en avant sa position géographique ainsi que son capital symbolique pour être la porte par laquelle l'on devra, désormais, entrer sur le continent. Cet ouvrage écrit par un des plus grands spécialistes des relations arabo-africaines et de la politique africaine du Maroc propose de démêler les dynamiques internes, continentales et globales qui structurent le projet africain de Rabat.
Nombre de pages
160
Date de parution
14/02/2024
Poids
350g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9789938531626
Titre
Le Maroc africain. Trajectoires d'une ambition continentale
Auteur
Bakary Sambe
Editeur
NIRVANA
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150
Poids
350
Date de parution
20240214
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160,00 €
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Epuisé
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Dans cet ouvrage, il retrace l'histoire du deÌ?veloppement des confreÌ?ries soufies au SeÌ?neÌ?gal depuis les origines. Il analyse l'expansion de l'islam et les conditions sociohistoriques qui ont faciliteÌ? l'ancrage des quatre principales confreÌ?ries dans la vie religieuse seÌ?neÌ?galaise. L'auteur deÌ?montre qu'elles se sont imposeÌ?es comme des constantes de la vie sociopolitique du pays, qui tout en restant une forme de bastion de l'islam confreÌ?rique fait eÌ?galement face aâ?? la monteÌ?e d'un militantisme islamique en pleine mutation. L'auteur de ce livre est l'un des plus grands speÌ?cialistes de l'islam en Afrique subsaharienne. Son ouvrage s'inscrit dans une ligne eÌ?ditoriale destineÌ?e aâ?? un large public.
Le wolof, principale langue nationale du Sénégal, s'est considérablement nourri de l'influence linguistique berbère, mais aussi et surtout de la civilisation arabo-islamique. Mais avec les indépendances, le rôle de la langue arabe s'amenuisera jusqu'à l'évanescence. Cette publication, en revenant avec un regard nouveau, sur tous les aspects de cette rencontre entre le wolof et la civilisation arabo-islamique, est comme une invite à un changement de paradigme. On peut, en effet, y tirer la conclusion que le Sénégal doit repenser sa politique linguistique afin de mieux faire connaître toute la production littéraire et scientifique écrite en caractères arabes et de donner, enfin, à la langue arabe la place qui doit être la sienne dans l'espace linguistique sénégalais.
Houphouët-Boigny n'aura pas de successeur ! " Telle pourrait être en substance la conclusion de cet essai. En effet dans la forme comme dans le fond, la manière dont le premier président ivoirien aura "géré" le problème de sa "succession" à la tête de l'Etat, participe de l'obsession d'immortalité universellement partagée par de nombreux dirigeants politiques importants et que semblent résumer des propos tenus au cours d'une conférence de presse en 1985 selon lesquels, en milieu traditionnel Akan, un Chef ne connaît pas le nom de son "successeur" de son vivant. Ce livre s'efforce de retracer et d'analyser les circonstances et les stratégies des principaux acteurs d'une lutte acharnée pour le pouvoir qui ont permis à Félix Houphouët-Boigny, d'atteindre cet "objectif'. Le climat social et politique dominant en Côte-d'Ivoire depuis la fin des années 70 et qui s'est considérablement dégradé ces derniers mois, pose sous une forme particulièrement dramatique, la question de la meilleure manière de quitter le pouvoir après une carrière politique longue et exceptionnelle. Paradoxalement, le multipartisme que le président n'envisageait pas de si tôt, s'offre comme un "allié" inattendu qui non seulement devrait dédramatiser quelque peu le tout premier changement à la tête de l'Etat mais aussi lui fournir une porte de sortie à la mesure de sa carrure politique.
Ce contre-portrait de Jugurtha que nous offrons dans ce roman se veut avant tout l'illustration d'une éthique de conviction contre l'arbitraire de l'Histoire et des intérêts particuliers. Mêlant légende et réalité historique, il est un voyage à travers les arcanes d'une geste héroïque numide, exaltant en particulier les vertus d'une figure historique et valorisant l'amour de la patrie, la noblesse de l'origine et la défense de l'honneur.
Mohamed Nachi est juriste, anthropologue et sociologue ; ses domaines de recherche portent sur la sociologie politique et morale et la sociologie des cultures et de la pensée islamique. Après avoir enseigné à l'Université catholique de Louvain (Belgique) et à l'Université de Sfax (Tunisie), est à présent Professeur de sociologie à la Faculté des Sciences Sociales de l'Université de Liège. Parmi ses publications : - Ethique de la promesse. L'agir responsable, Paris, PUF, 2003 ; - Introduction à la sociologie pragmatique, Paris, A. Colin, 2006 ; - Actualité du compromis. La construction politique de la différence, Paris, A. Colin, 2011 ; - Les Figures du compromis dans les sociétés islamiques, Paris, Karthala, 2012. - Révolution et compromis. Invention d'une solution aux incertitudes de la transition démocratique en Tunisie, Tunis, Nirvana, 2017.
Les partis sont-ils les acteurs essentiels des transitions de'mocratiques ou bien pluto^t des obstacles a` leur re'alisation ? Question qu'on ne peut e'viter, qui montre les dilemmes du ro^le des partis au sortir de l'autoritarisme. Les partis sont certes des outils de la de'mocratie, mais comment peuvent-ils dans une phase de transition construire la de'mocratie alors qu'ils sont eux-me^mes et simultane'ment en voie de construction ?Il est vrai que les transitions de'mocratiques peuvent se faire par des institutions, me^mes improvise'es, (gouvernements, instances, organes, commissions provisoires), par des leaders politiques (Mandela, De Klerk, Gorbatchev), mais elles peuvent se faire aussi par des partis politiques, acteurs incontournables du jeu de'mocratique et pluraliste.