Les droits fondamentaux : quels enjeux pour le Parlement ?
Bachert-Peretti Audrey ; Jensel-Monge Priscilla
MARE MARTIN
39,00 €
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EAN :9782849347959
La question du rôle du Parlement en matière de protection des droits fondamentaux a longtemps été délaissée par une grande partie de la doctrine constitutionnelle française, alors même que ses enjeux apparaissent essentiels. Cette question est d'autant plus importante qu'elle intervient dans un contexte de multiplication des régimes d'exception censés répondre aux crises qui se succèdent depuis plusieurs années, en France comme à l'étranger. Pour faire face à ces situations exceptionnelles, les systèmes juridiques ont tendance à restreindre les droits fondamentaux et à court-circuiter le Parlement au bénéfice du pouvoir exécutif. En permettant d'appréhender conjointement ces deux phénomènes souvent traités de manière séparée, la mise en relief du rôle essentiel de l'institution parlementaire en matière de protection des libertés présente alors un intérêt particulier pour la période contemporaine en offrant de nouvelles perspectives de recherche sur les états d'exception. Au-delà, le présent ouvrage propose un panorama de ce champ de recherches dont la fécondité repose sur trois principales raisons. En premier lieu, si la protection des droits fondamentaux est souvent associée à l'office du juge, notamment constitutionnel, la reconnaissance d'un véritable rôle pour le Parlement en la matière pourrait permettre d'alléger les critiques contre-majoritaire et de déficit démocratique associées à la protection juridictionnelle des libertés. En ce sens, cette thématique se situe au coeur de la tension entre démocratie et Etat de droit à laquelle la plupart des systèmes contemporains sont confrontés. En deuxième lieu, alors que le Parlement est considéré comme une institution en perte de légitimité, faisant face à une crise de la représentation et à un antiparlementarisme latent et polymorphe, son implication dans la protection des libertés pourrait conduire à revaloriser son rôle au sein des institutions étatiques et, indirectement, celui du peuple dont il assure la représentation. Enfin, la mise en lumière d'une véritable place pour le Parlement en matière de protection des droits fondamentaux, à travers leur concrétisation législative notamment, conduit à s'interroger sur le concept même de droits fondamentaux
Nombre de pages
389
Date de parution
19/10/2023
Poids
700g
Largeur
159mm
Plus d'informations
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EAN
9782849347959
Titre
Les droits fondamentaux : quels enjeux pour le Parlement ?
Auteur
Bachert-Peretti Audrey ; Jensel-Monge Priscilla
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
159
Poids
700
Date de parution
20231019
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Bachert-Peretti Audrey ; Danelciuc Colodrovschi na
L'ouvrage explore les cultures constitutionnelles et la façon dont les récits relatifs à la Constitution participent à construire sa place au sein des consciences individuelles et collectives. Les constitutions ne sont pas seulement des textes juridiques organisant la dévolution et l'exercice du pouvoir, elles sont aussi le réceptacle de valeurs, de symboles et d'idéaux. De ce que dit la Constitution à la manière dont elle est racontée par ceux qui parlent d'elle, tout un imaginaire constitutionnel se déploie. Cet ouvrage explore la notion de "cultures constitutionnelles" , définie comme l'ensemble des croyances et des représentations qui structurent le rapport des citoyens, des praticiens et des universitaires au texte constitutionnel. Fruit d'une approche pluridisciplinaire et comparatiste, l'ouvrage s'articule autour de trois thématiques : la question, d'abord, de l'appréhension de la Constitution qui renvoie à la perception du texte par divers acteurs (étudiants, praticiens, chercheurs) ; celle, ensuite, de l'acculturation constitutionnelle qui examine les voies juridiques et non juridiques favorisant l'appropriation de la Constitution par la société ; celle de l'égalité et des cultures constitutionnelles, enfin, qui vise à saisir la manière dont ce principe fondamental influence et est influencé par différentes cultures constitutionnelles à travers le monde. Ce travail participe ainsi à la littérature émergente cherchant à comprendre comment la Constitution habite réellement les consciences individuelles et collectives.
Entre enquête parlementaire et scène politique, cet ouvrage analyse les commissions d'enquête, leur diversité à l'étranger et leur rôle dans l'équilibre des pouvoirs sous la Ve République. Cet ouvrage collectif explore la place des commissions d'enquête parlementaire dans les régimes politiques contemporains, à la croisée de l'enquête institutionnelle et de la visibilité médiatique. Instrument central du contrôle parlementaire, elles révèlent les tensions actuelles entre transparence démocratique, responsabilité politique et exigences juridiques. Réunissant des spécialistes de droit, d'histoire et de science politique, français et étrangers, l'ouvrage offre une perspective comparée allant de la IIIe République à plusieurs expériences étrangères, avant de se concentrer sur la Ve République. Il met en lumière les enjeux contemporains qui redéfinissent ces commissions : rapports avec la justice, médiatisation, rôle des minorités et effets sur la décision publique. L'ensemble constitue une référence indispensable pour comprendre comment se fabrique aujourd'hui la responsabilité politique et comment les institutions démocratiques s'adaptent aux nouvelles attentes de transparence et de contrôle.
Ouvrage issu du 7e Forum qui s'est tenu du 17 au 19 mars 2022 sur le thème de "La Démocratie exécutive". Au-delà d'une contradiction apparente, la "démocratie exécutive" met en exergue un point central de nos régimes : l'organisation, la distribution et la séparation des pouvoirs, lesquelles ont pour objectif d'assurer l'équilibre au sein des régimes politiques. Cette fonction exécutive, étudiée à l'aune de la démocratie, suppose d'abord de s'interroger sur sa légitimité, en commençant par identifier ses acteurs. Ensuite, la démocratie exécutive est une démocratie de l'action, grâce à des actes de nature diversifiée, élaborés selon des procédures qui le sont tout autant et qui peuvent conduire à une mutation de la démocratie du fait de l'exécutif. Dans le prolongement de la logique de la séparation des pouvoirs, cette action suppose, enfin, un contrôle, qu'il soit institutionnel ou non-institutionnel.
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).