
Le jour et la nuit
Une femme, Nora, parle, et se parle. Quelqu'un, là, écoute cette voix, écoute ce songe qui pourrait ne jamais finir, qui voudrait cerner " l'espace du dedans ", qui essaie de saisir, à la cadence du temps passé, et présent, le contour d'un paysage intime. En somme, un songe br-lant où s'inscrit le destin de deux hommes que Nora, leur fille, a regardé vivre, et mourir.Deux hommes donc, deux pères - Raynal et l'autre, le " vrai " - qui ont été des communistes, et des intellectuels militants, qui ont été " soldats " du parti pendant les années noires, qui ont partagé, ensemble, ou séparément, un même combat, un même rêve, un même espoir. Le jour et la nuit, ces hommes, mais, au fond, le sait-on ? Oui, comment savoir qui est qui ? se demande Nora, pensive.Interrogation et méditation, révolte et apaisement, une femme de quarante ans tente de survivre, dans les décombres, tente de faire le compte de " la richesse et du dénuement ", tente de lutter contre l'oubli, et d'atteindre un point de clarté à travers l'épaisseur de l'ombre. Et tente aussi de prendre pour sien ce qui lui fut légué et de le donner, par exemple, à Guillaume, son petit garçon qui, page à page, l'escorte, insouciant.
| Nombre de pages | 182 |
|---|---|
| Date de parution | 24/09/1974 |
| Poids | 203g |
| Largeur | 127mm |
| EAN | 9782246001348 |
|---|---|
| Titre | Le jour et la nuit |
| Auteur | Baby Yvonne |
| Editeur | GRASSET |
| Largeur | 127 |
| Poids | 203 |
| Date de parution | 19740924 |
| Nombre de pages | 182,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Quinze hommes splendides
Baby YvonneJournaliste, Yvonne Baby a créé et dirigé le service culturel du journal Le Monde dans les années 1970 et 1980. Écrivain, elle est l'auteur de plusieurs romans: Oui, l'espoir (prix Interallié 1967), Kilroy, La vie retrouvée, puis dans la collection L'Arpenteur, aux Éditions Gallimard, Gris paradis et La femme du mur.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER23,50 € -

Oui, l'espoir
Baby YvonneVoici le premier roman d'une jeune femme qui a vécu elle-même l'un des drames de conscience les plus aigus de notre milieu et de notre temps : le passage, pour les intellectuels occidentaux qui avaient de tout leur espoir cru dans le communisme, de " l'illusion lyrique " aux leçons désenchantées du XXe Congrès et du réalisme... Depuis dix ans collaboratrice à la rubrique de cinéma du Monde, respirant depuis toujours, par son milieu et ses passions, un air " politique ", Yvonne Baby réussit pourtant cette espèce de prodige de couler dans un récit léger, discret, plein de qualités poétiques et d'ellipses, les thèmes amers ou graves de son histoire. " Oui, l'espoir " est le roman d'une époque : il était difficile d'aborder sans lourdeur ces sujets lourds, d'être sans banalité aussi totalement d'aujourd'hui. La gageure, semble-t-il, est superbement tenue. Un jour d'été, au Lido, Vincent sort de sa chambre pour se rendre au Festival de Venise. Et voilà que son voyage, ses rencontres lui rappellent d'autres voyages, d'autres rencontres, d'autres étés. Un autre temps, aussi : celui de la guerre - " pour nous, elle a été la vraie cassure " - de la Résistance, puis d'une époque où, adolescent, il croyait dans la révolution sans vouloir jamais lui-même totalement s'engager. Dans cette vague de passé qui, en trois journées, le submerge, il y a aussi les siens, sa famille, et surtout Laurence, qu'il a fuie. Bientôt, quittant Venise, Vincent retourne à Paris. Sa fuite, cette fois, le libère d'une double crise, intime, politique : il commence à en mesurer l'importance et découvre comment elle a affecté ses parents, ceux de sa génération, et Paul, son meilleur ami. Ce qu'il vient rechercher à Paris, c'est sans doute une forme de vie quand même, une forme d'espoir, de bonheur. Il retrouve Laurence. Et maintenant, avec elle, il efface le souvenir des échecs et des remords, il oublie les espérances trop vastes et déçues. Nous connaissons tous, très bien, ce milieu, ces héros, ces souffrances morales qui, à certains, apparaissaient comme des luxes alors qu'elles étaient, pour leurs victimes, vitales. Toute une génération âgée aujourd'hui de trente à quarante ans a vécu ces langueurs et ces crises, ces rêves et leurs pénibles réveils. Il restait à en faire le roman, à le faire comme l'a réussi Yvonne Baby : avec autant de sensibilité que de tête, davantage de souvenirs de l'été que de discussions d'idées... Après tout, cette aventure politique, cet apprentissage du métier de vivre, on s'en rend compte aujourd'hui, se sont confondus avec la jeunesse... D'où les signes, les mots de passe, cette manière de langage chiffré d'une époque à travers ses go-ts et ses modes, qui font le charme prenant de ce récit et en garantissent, comme on disait alors, l'authenticité... Il est si rare qu'un livre soit, presque inconsciemment, aux couleurs d'un temps.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER17,85 € -

A l'encre bleu nuit
Baby YvonneExtrait Prologue Ce soir-là, un soir de 2006, commence, mystérieuse, sa route aux étoiles. Elle est aux côtés de Paul-Marie de La Gorce, son frère de jeunesse, qui ne lui explique pas le monde, comme c'est habituel, mais lui parle, avec le sourire mélancolique d'un adieu, pense-t-elle. Il lui dit : De la chair à la cendre, nous allons vers le néant, toi, écris. Écrire ? demande-t-elle. Oui, écrire, imagine qu'un fleuve te porte et que tu ailles à son rythme, qu'il te communique sa force et son calme, malgré les bourrasques, les tumultes. Imagine, et laisse couler le fleuve, parle des gens. Les gens ? demande-t-elle. Oui, les gens, les tiens, les nôtres, mais n'oublie pas que c'est toi qui comptes. Écrire pour qui ? demande-t-elle. Pour tes deux fils : ils t'attendent. Moi ? demande-t-elle. Oui, toi et elle, cette femme qui a traversé plus de la moitié d'un siècle, une femme inconnue d'eux, quand elle n'est pas directement leur mère, ou quand elle ne l'a pas encore été. Pour mes fils, tu crois ? demandera-t-elle. Oui, je le crois, ce sont des artistes, je les connais, je pense à eux. Souviens-toi : un jour où nous déjeunions tous, je t'ai dit que ton fils aîné avait la tête de saint Jean - Jean que le Christ aimait - et le plus jeune, la gravité, l'aura de L'Homme à l'oeillet, un portrait de Hans Memling, que tu m'avais montré. Elle se tait. Paul-Marie, alors, demeure quelques instants silencieux puis lui dit : Va, tu ne dois pas avoir peur, l'eau sera ton ciel et le ciel ta terre. Avance, et tu verras les étoiles. Elle continue à se taire, confiante, grâce aux paroles de Paul-Marie, grâce à ces yeux clairs, à ce sourire qui l'observent et qui ont changé. Ils dînent ce soir-là dans un restaurant sarde, qui leur est cher depuis que Paul-Marie lui a fait découvrir, ici, au fond d'une alcôve, le portrait d'Antonio Gramsci - Toi seule peux le reconnaître, lui avait-il dit. Gramsci, né en Sardaigne, justement, Gramsci, pensera-t-elle, un nom, un portrait, et un livre, Lettres de prison, un nom, un intellectuel, un révolutionnaire, associé à la culture politique d'une époque profonde, composite, solidaire. Époque - la leur, songe-t-elle - secouée par la guerre et par l'après-guerre, recueil de tant d'espoirs, que tant d'années devaient faire succomber. Paul-Marie meurt, peu après ce dîner dans le restaurant sarde - elle ne le reverra plus. Les saisons et les années se resserrent, dérivent. D'instinct, elle se fiera au fleuve : il place la lumière où la lumière n'a cessé d'être, une saine lumière qui prend l'ombre en faute et éclaire les songes étoiles. Dans la lumière, ses fils, tous les deux en effet des artistes, aux marges sensibles et tendues de la maturité. Ils vont l'accompagner sur cette route, ce pèlerinage, entrepris pour eux. À sa table, elle s'interroge : deviendra-t-elle, à leurs yeux, plus visible ? Sa voix sera-t-elle à portée de leur voix ? Son regard à portée de leur regard ? Elle espère que les astres et le hasard lui seront propices, que ses fils pourront la redécouvrir, la retrouver, survivante avant la cendre. Toi, écris, lui a dit Paul-Marie. L'écouter, c'est rêver d'être La Femme qui marche, rêver qu'Alberto Giacometti la relie aux étoiles, sur le long chemin de l'art, qui survit à tout et dissipe le pluriel des cendres. Photographié par Henri Cartier-Bresson, Alberto Giacometti lui apparaît, ardemment présent - si elle devait choisir un guide, ce serait lui, pense-t-elle. Lui, tel qu'elle l'a rencontré et connu, tel qu'elle le voit ici, devant elle : L'Homme qui marche, égal de La Femme qui marche, jusqu'à ce point de ralliement, où croit-elle, imagine-t-elle, ses fils seront là pour l'attendre, à l'embranchement désiré.EpuiséVOIR PRODUIT18,00 €
Du même éditeur
-

Le consentement
Springora VanessaDepuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, la, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre". Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d'une époque et la complaisance d'un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER18,80 € -

Le roman des Goscinny Tome 1 : Naissance d'un gaulois
CATELRaconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié. Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce "Roman des Goscinny" - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture. Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le "paresseux contrarié" , une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud. C'est aux portes du "célèbre village gaulois" que s'arrête le premier tome du "Roman des Goscinny" : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de "René" ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.En stock (dernières pièces)COMMANDER26,05 € -

L'exil vaut le voyage
Laferrière DanyVoici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l'âge de 23 ans sous les aboiements d'une meute de chiens, il entame une vie d'exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir ajamis vraiment quitté Montréal. Après l'Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L'Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l'exil : est-ce une expérience aussi terrible qu'on le dit ? En revenant sur ce qu'on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l'esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : " Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage " . Si les exils ont leur part d'arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l'Amérique à l'Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d'autres.EpuiséVOIR PRODUIT35,55 € -

Alzheimer
Dubois BrunoC'est l'une des maladies les plus craintes par les Français, mais aussi l'une de celles que le public connait le moins. C'est le grand mal du siècle, appelé à devenir dans les prochaines années la première préoccupation de santé de nos sociétés, mais un mal que la Recherche et la médecine ne savent pas encore soigner. Pourtant, à terme, il est probable que chacun connaîtra, dans son entourage, un proche atteint de la maladie d'Alzheimer. Les chiffres sont connus : 47 millions de cas de démence dans le monde, plus de 800 000 patients en France, 140 000 nouveaux cas chaque année, avec la perspective de voir ces chiffres doubler d'ici l'an 2030. Près de 20 % des sujets âgés de plus 80 ans en sont atteints. Les syndromes aussi : troubles de la mémoire, perte d'autonomie, démence, apathie progressive. Mais qu'est-ce, précisément, que cette maladie qui nous vole ce que nous avons de plus précieux, nos souvenirs et notre identité ? Qu'est-ce qui, dans le cerveau, dysfonctionne ? Comment la diagnostique-t-on ? Oublier le nom d'untel ou un mot doit-il suffire à nous alarmer ? Et comment la soigne-t-on ? Où en est la recherche ? Un médicament pourrait-il un jour être trouvé ou faut-il nous résoudre à voir de plus en plus d'hommes et de femmes sombrer dans l'oubli ? Quel sera alors le rôle de l'Etat ? Pour répondre à ces questions, et pour la première fois, le spécialiste de la maladie d'Alzheimer, le neurologue Bruno Dubois prend la parole et nous dit tout. Ce qu'est la maladie (I) : comment elle affecte les patients, l'entourage et la société. Comment on la prend en charge, ce que la société en sait. Son histoire (II) : du premier cas diagnostiqué par Alois Alzheimer aux différents plans présidentiels en passant par les aventures médicales et scientifiques qui ont permis de mieux la cerner. Ce que nous pouvons espérer (III). Le suivre dans cette épopée scientifique et ce cours magistral, c'est partager l'expérience d'un neurologue chevronné qui a contribué à définir la maladie pour mieux la vaincre ; comment il a dû se battre pour la faire reconnaitre comme une maladie spécifique, pour obtenir certains appareils nécessaires au diagnostic, pour informer aussi, et aller contre les inepties relayées par les médias, d'après lesquelles un carré de chocolat pourrait prévenir ou même guérir ; comment il se bat aujourd'hui pour lever des fonds. Dans cet ouvrage passionnant, il met enfin des mots sur cette maladie redoutée et livre sans fard toute la vérité sur Alzheimer. Un document choc, nécessaire.EpuiséVOIR PRODUIT22,71 €

