Le nom de Georges Legrain reste à jamais attaché à l'histoire des temples de Karnak : après de longs siècles de destructions dues au temps et à la main des hommes, c'est à lui que revint le mérite de relever de ses ruines le plus grand ensemble monumental d'Égypte. Legrain, à l'origine dessinateur, devint, tant par passion que par nécessité, chef de chantier, égyptologue et archéologue, ingénieur et architecte. Dirigeant les travaux pendant près d'un quart de siècle, de 1895 à 1917, année de sa disparition prématurée, menant seul plusieurs centaines d'ouvriers, il réalisa une ?uvre considérable et innovante dans tous les domaines de la connaissance. II effectua le dégagement général du site et d'ambitieuses restaurations, comme la reconstruction de la grande salle hypostyle après l'écroulement d'une partie de celle-ci en 1899. Un des moments majeurs de l'exploration archéologique du site s'est situé entre 1903 et 1907, lorsque furent extraites plus de 750 statues de la fouille de la Cachette de Karnak, et l'on reste impressionné aujourd'hui des résultats obtenus avec de très modestes moyens. Legrain a non seulement réuni, selon ses propres dires, la plus belle collection de clichés de Karnak du XIXe siècle, mais étant lui-même excellent photographe, a fixé régulièrement sur ses plaques la progression des chantiers, réalisant parfois de véritables reportages illustrant leurs étapes les plus significatives. Tous ses négatifs et bon nombre de ses tirages ont disparu ; toutefois, sa nature généreuse l'inclinant à diffuser ses clichés avec libéralité auprès de ses collègues, amis et visiteurs, plusieurs centaines d'entre eux, pour l'essentiel inédits, se sont trouvés disséminés dans des fonds d'archives français ou étrangers. Cet éparpillement même les a sauvés, et plus de 1200 ont pu être aujourd'hui réunis. Une fois identifiées, datées, commentées, localisées dans le temple, toutes ces images forment une collection cohérente et unique qui fait revivre les opérations menées sur le site, permet de suivre Legrain pas à pas dans le quotidien des chantiers et rend compte du progrès des fouilles, de l'ampleur des restaurations et de la valeur des découvertes. La publication des clichés Legrain en un catalogue raisonné regroupant et ordonnant, pour la première fois, géographiquement et chronologiquement, cette précieuse iconographie, constitue non seulement un témoignage fondamental sur l'évolution de l'archéologie à Karnak durant 22 années, mais aussi un apport notable à l'histoire de l'égyptologie comme à celle de la photographie.
Nombre de pages
750
Date de parution
09/09/2004
Poids
4 467g
Largeur
252mm
Plus d'informations
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EAN
9782271062239
Titre
Karnak,dans l'objectif dse Georges Legrain
Auteur
Azim Michel ; Réveillac Gérard ; Leclant Jean
Editeur
CNRS EDITIONS
Largeur
252
Poids
4467
Date de parution
20040909
Nombre de pages
750,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dès le XVIe siècle, les ruines de Karnak fascinent les rares voyageurs qui s'aventurent alors en Haute-Égypte. Jouant de leurs talents de dessinateurs ou d'écrivains, ces curieux subjugués par le site établissent une foule de descriptions émerveillées. Mais il faut attendre 1726 pour que le père Claude Sicard tente d'établir un plan de ces impressionnants vestiges. Un siècle plus tard, l'énigme de Karnak reste entière. Les nombreux croquis et les relevés scientifiques des ingénieurs de l'Expédition de 1799 n'ont pas levé le mystère de cet inextricable champ de ruines. Ce n'est qu'au milieu du XIXe siècle que la véritable nature du lieu, qui n'est alors qu'une grossière carrière abandonnée aux pillages, sera définitivement reconnue. Cet ouvrage savant, richement illustré, rassemble l'intégralité des documents disponibles sur le site de 1589 à 1820. Les passionnés d'égyptologie y trouveront l'ensemble des représentations et des descriptions du temple, commentées et analysées par l'un de ses meilleurs spécialistes.
Le monde iranien que Sadegh Hedayat dépeint est celui du désespoir et du cynisme : s'y imbriquent, d'un côté, les codes et traditions ancestraux, de l'autre, l'individualisme, le paraître et la frustration qui caractérisent peut-être toute société moderne ou postmoderne, où les liens sociaux et culturels se sont effondrés, mais pas le désir. Le langage même est entré dans « l'ère du soupçon ». Les nouvelles de Hedayat pourront nous apparaître comme de grands poèmes en prose, aux voix lyriques parfois, sardoniques souvent, qui sauront prendre le lecteur au collet tant par leurs stases descriptives et poétiques que par leur vitesse vertigineuse.Elles sont l'une des sources imaginaires de la peinture et du cinéma iraniens depuis les années quatre-vingt. Plus encore, des pierres (noires) d'une anthropologie universelle.
Beethoven se pensait aède révélateur d'un' monde meilleur. Cette fonction sacrée de guide de l'humanité vers le bonheur a conféré à ses ?uvres une organisation musicale particulière. Celle-ci répond aux catégories éthiques et esthétiques du temps, notamment l'initiation par la Bildung, et à celles élaborées, à la fin du XVIIIe siècle, sur le modèle antique : la simplicité et la grandeur, la jeunesse et la liberté, l'éducation esthétique et le bouleversement émotionnel, la République. La présente étude de la culture antique de Beethoven, qui n'avait pas encore été prise en considération de manière systématique, permet de mettre en évidence un aspect essentiel, mais le plus souvent passé sous silence, du compositeur : au-delà de l'identification au héros ou même au grand homme (celui qui infléchit l'Histoire dans un sens nouveau), Beethoven a cherché par sa musique et ses différentes ?uvres, à offrir à ses concitoyens l'équivalent des "exercices spirituels" proposés par la philosophie antique.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Jessus Catherine ; Gaude Thierry ; Fuchs Alain ; L
Qu'est-ce que la vie ? Quelles sont ses origines ? Quelle est la frontière entre le "soi" et le "non-soi" ? Quel est le propre de l'homme ? Ce livre invite à un voyage au coeur du vivant qui plonge le lecteur depuis les toutes premières formes de vie sur terre jusqu'au sein de la complexité du vivant. Il donne à voir les applications étonnantes qui en découlent dans les domaines biotechnologiques et médicaux. Le lecteur parcourra ainsi l'immensité insoupçonnée de la biodiversité et les capacités extraordinaires des êtres vivants à s'adapter aux conditions les plus extrêmes. Il découvrira les liens de parenté entre organismes qui définissent l'arbre de la vie, les interactions entre les composants de tout être vivant, l'impact de l'environnement sur l'évolution et le fonctionnement des organismes, et les promesses d'innovations contenues dans ces révolutions scientifiques et technologiques Ce livre est le témoignage passionné d'une communauté de chercheurs en sciences de la vie qui espèrent donner le goût de la nature et susciter la curiosité vis-à-vis des terrains inconnus et immenses qu'il reste à explorer. C'est au prix d'une recherche qui requiert du temps, des prises de risque, de l'imagination, de la créativité et de la liberté que les grands tournants des sciences de la vie du XXIe siècle ont pris corps. Et c'est à ce prix que ces sciences continueront à être porteuses d'avenir et de progrès. Ce livre est le témoignage passionné d'une centaine de scientifiques qui ont contribué à sa rédaction pour partager leur émerveillement face aux découvertes et aux promesses portées par les sciences du vivant de ce début de siècle.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.