La narratrice attend. Elle attend, elle redoute une nouvelle qu'on doit lui annoncer au téléphone. Une mort. Celle d'une grand-mère bien aimée. Elle se souvient, elle évoque des souvenirs d'enfance bien sûr, mais pas seulement. Elle se rappelle les histoires que lui racontait cette grand-mère lorsqu'elle était enfant. Elle se rappelle des moments, des gestes, des paroles, des sentiments. Elle souffre, elle a peur, et puis finalement le téléphone sonne, comme il était prévu. Chaque phrase de ce texte atteint un degré inouï d'intensité et de douleur, de colère contre l'inéluctable. On se dit que non, cela ne peut durer ainsi, à ce niveau tout un livre. Et pourtant si, Édith Azam arrive à fouiller suffisamment profondément en elle pour y trouver un gisement de souffrance qui semble inépuisable ainsi que les mots, toujours nouveaux, pour le traduire.
Nombre de pages
182
Date de parution
14/02/2013
Poids
180g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782818017074
Titre
DECEMBRE M'A CIGUE
Auteur
Azam Edith
Editeur
POL
Largeur
120
Poids
180
Date de parution
20130214
Nombre de pages
182,00 €
Disponibilité
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On sait : l'autre. On sait qu'il va venir. Il arrive toujours. Il nous tient par les yeux, nous oppresse. Il contamine notre espace, veut nous réduire à petit feu. On sait qu'il est en bas, là, derrière le mur. C'est à devenir dingue. C'est à devenir : on devient. Presque. Mais non, on ne le laissera pas faire, on ne veut pas finir si vite. Alors on se concentre, on se concentre puis on l'attend, l'autre, le pied ferme. On ne veut pas céder à la panique. On court vers la salle de bains se rincer le visage, puis on relève la tête et soudain, le reflet dans la glace, nous dit droit dans les yeux : On : c'est l'autre".
Caméra, en silence, fouille le sol, gratte la terre, recueille les traces de vies incrustées dans la pierre, des résidus de cris, des agglomérats d'hommes totalement inadaptés : à mourir. La douleur ? Caméra ne veut rien en dire. Lorsqu'elle ferme les yeux le néant lui fait signe allongeant toutes les nuits les unes sur les autres. Elle comprend, Caméra, le vide aussi se nomme. Mais comment faire alors, si la langue n'est plus : qu'une arme face à sa cible ...
Ce livre, qui s'apparente à un "roman-poème" , développe en parallèle deux récits. Le premier tient la chronique d'une relation amoureuse tourmentée ; le second, sous la forme d'une fable, nous présente Rivière. Peu à peu les deux récits s'entremêlent, oscillant entre le réel et le conte, tandis que la rivière dont il est question dans le titre devient, métaphoriquement, un personnage à part entière. La poésie se fait ici limpide, heurtée seulement par une ponctuation que l'auteur malmène en toute liberté. Mais sous l'apparente douceur sont exposés les lambeaux de vie et de peine, les corps maladroits, les ambiguïtés du discours amoureux... Dans cette histoire à deux voix, tour à tour paisible et torrentielle, Edith Azam met à nu une émotion vibrante, qui gagne en intensité au fil des pages. On en ressort bouleversé.
Ce coffret contient les deux films documentaires et autobiographiques réalisés par Paul Otchakovsky-Laurens. Dans son premier film Sablé-sur-Sarthe, Sarthe, Paul Otchakovsky-Laurens raconte son enfance dans cette petite ville. On lui a imposé le silence. Il partage son secret. Avec notamment Marie Chaix, Anne Devauchelle et Jean-Paul Hirsch. Images : Emmelene Landon. Éditeur, le deuxième film de Paul Otchakovsky-Laurens, met en scène les raisons singulières pour lesquelles il exerce son métier. Sa vérité. Avec Jocelyne Desverchère et Antony Moreau, et la participation notamment d'Emmanuelle Bayamack-Tam, Olivier Cadiot, Antonie Delebecque, Paul Fournel, Kiko Herrero, Jean-Paul Hirsch, Vibeke Madsen, Michel Manière, Serge Ramon, Julie Wolkenstein.
Collobert Danielle ; Faye Jean-Pierre ; Morvan Fra
Ce premier volume des ?uvres de Danielle Collobert reprend tous les livres publiés de son vivant et aujourd'hui épuisés: Meurtre, 1964; Dire I et II, 1972; Il donc, 1976; Survie, 1978
Rencontrer un meurtrier, un homme de la même matière humaine que soi, le côtoyer du lundi au vendredi, constater sa dangerosité, être sidérée, avoir peur, croiser réalités et fictions, penser aux ouvrages de Stephen King, relire L'Etranger d'Albert Camus, se souvenir de L'Adversaire d'Emmanuel Carrère, lu quelques années plus tôt. Ici cependant, l'assassin n'est pas en prison, derrière des barreaux. Lire. Prendre le parti de la littérature. Ecrire soi-même pour tenter de comprendre".
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