comment c'était je cite avant Pim avec Pim après Pim comment c'est trois parties je le dis comme je l'entends "Ainsi commence le roman de Samuel Beckett auquel ce récit emprunte son titre pour le détourner :comment étaient-elles ces années avec Sam ? Presque trente ans (1950-1989) d'une magnifique amitié entre Samuel Beckett, Avigdor Arikha et Anne Atik.Avigdor Arikha est l'un des amis peintres de Samuel Beckett. Il a épousé Anne Atik, une poète américaine. Ils ont eu deux filles et Beckett était le parrain d'Alba, l'aînée. Jusqu'à sa mort Sam fréquenta régulièrement la famille, et, lors de ses visites, Avigdor Arikha dessina souvent son portrait, très vite, en quelques minutes : seul, en pleine conversation ou dans une partie d'échecs avec Noga, leur autre fille.A chaque moment partagé, se détache la figure charismatique de Beckett : dans leurs dîners, leurs tournées des bars parisiens, au piano, dans leurs innombrables conversations autour de la musique, de la peinture, de la littérature - ils passaient une bonne partie de leus soirées à dire, réciter, déclamer, voire chanter, des poèmes qu'ils aimaient, et en discutaient dans les moindres détails.Beckett était attentif, amical, généreux, et toujours totalement concentré sur son oeuvre. Anne Atik montre comment elle imprégnait sa vie, et ses relations, aussi proches fussent-elles. Et c'est là que réside la singularité de ce livre, dans la restitution d'une intimité nourrie par le partage d'une passion, celle de l'art.Dans la lignée de Conversations avec Kafka, de Gustav Janouch, ce livre permet d'approcher un écrivain particulièrement secret par le biais de conversations quotidiennes, sans jamais tomber dans la trivialité.
Anne Atik, scribe minutieuse des rencontres entre son mari, le peintre Avigdor Arikha, et Samuel Beckett, nous livre le récit d'une amitié. Trente ans d'une conversation ininterrompue, de discussions, de confidences, de silences. En s'effaçant constamment derrière les deux hommes, elle parvient à capturer ces instants, jamais ordinaires, d'une vie avec "Sam". Une tendresse et une spontanéité qui font de Comment c'était un récit unique et bouleversant. Poète américaine, Anne Atik a fait partie pendant quarante ans, avec son mari Avigdor Arikha, des plus proches amis de Samuel Beckett.
Ces gamins blancs, Huck et Tom, m'observaient. Ils imaginaient toujours des jeux dans lesquels j'étais soit le méchant soit une proie, mais à coup sûr leur jouet. [... ] On gagne toujours à donner aux Blancs ce qu'ils veulent". Qui est James ? Le jeune esclave illettré qui a fui la plantation ? Ou cet homme cultivé et plein d'humour qui se joue des Blancs ? Percival Everett transforme le personnage de Jim créé par Mark Twain, dans son roman Huckleberry Finn , en un héros inoubliable. James prétend souvent ne rien savoir, ne rien comprendre ; en réalité, il maîtrise la langue et la pensée comme personne. Ce grand roman d'aventures, porté par les flots tourmentés du Mississippi, pose un regard incisif entièrement neuf sur la question du racisme. Mais James est surtout l'histoire déchirante d'un homme qui tente de choisir son destin. Percival Everett est l'auteur d'une vingtaine de romans, de plusieurs recueils de nouvelles, de poésie et d'essais. James a reçu en 2024 le National Book Award et connaît un immense succès dans le monde entier. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Anne-Laure Tissut
Résumé : "Je m'appelle Rosie Lane, je suis forte et je vais me tirer d'ici". Ici, c'est-à-dire ce village du nord de l'Angleterre où réside la Gracieuse Congrégation des Pauvres Pécheurs dont fait partie Rosie Lane depuis sa naissance. Rosie n'a qu'une idée en tête : fuir l'emprise de cette communauté religieuse et de ses adeptes fanatiques pour vivre sa vie. A Londres, elle trouve un emploi de serveuse dans un pub, le Sunday Morning . Elle travaille dur, s'étourdit en écoutant Nick Cave, consomme de la codéine sans modération et rencontre des garçons. Mais tout cela ne suffit pas à guérir cette âme qu'exalte la lecture des poèmes d'Emily Dickinson et des Hauts de Hurlevent. Ni à lui faire oublier un premier amour brisé. Assoiffée de liberté, Rosie Lane trouvera-t-elle enfin l'apaisement ? Porté par une énergie irrésistible, ce portrait d'une jeune fille rebelle frappe par sa fraîcheur et sa justesse. Née à Madagascar, d'origine indienne, Shaïne Cassim vit en France depuis l'âge de sept ans. Elle a publié de nombreux livres pour la jeunesse et travaille dans l'édition.
Combien de temps va-t-elle tenir en seconde générale ? Elle se moque d'arriver en retard. Elle fait ça pour sa mère. En vérité, Kayden fait semblant." ; Kayden est bien entourée. A la maison, il y a A'isha, sa mère, qui trouve toujours du temps pour elle malgré la fatigue du travail, et Shadi, sa grande soeur, complice de toujours. Au lycée, il y a ses amis, Nelly la grande sportive, Samy le rêveur, et Djenna qui n'est jamais dupe de rien. Kayden observe les uns et les autres occuper les cases d'un système trop rigide. Elle écrit ce qu'elle voit, et ce qu'elle ne voit pas. Un jour, Mme Fontaine, la professeure de littérature redoutée, lit ce que Kayden a écrit. Une faille s'ouvre, elle le sent, Kayden sera la prochaine à réussir le concours d'entrée à Sciences Po. Dans une langue brute et vibrante, Fatima Daas signe un roman puissant sur l'ambition, la quête d'identité et la nécessité de se réinventer. Kayden doit-elle jouer le jeu... ou en changer les règles ?
Dumas, c'est la vie " écrivait George Sand. Né en juillet 1802, il est l'écrivain d'un éternel été. Passer des vacances avec lui c'est rendre visite à un ami, à un conteur ébouriffant qui nous tient en haleine et nous amuse, à un homme d'épée et de coeur. Orphelin de père à 4 ans, Alexandre Dumas a connu deux empires, trois rois et autant de révolutions ; il a subi l'exil et la faillite ; vécu des histoires d'amour trop nombreuses pour être sincères mais trop éphémères pour n'être pas douloureuses. Ses lecteurs, innombrables, connaissent-ils sa part méconnue, eux qui n'ont retenu de lui que l'épopée des Mousquetaires et la vengeance d'Edmond Dantès ? Savent-ils que ses grands romans n'ont occupé que trois années de sa vie ? Ont-ils idée de la masse de ses autres livres, de son théâtre et surtout de ses impressions de voyage, qui sont la plus belle partie de son oeuvre ? Jean-Christophe Rufin considère comme son frère d'arme et de plume. " En vous accompagnant tout l'été avec Dumas, j'ai le sentiment de m'acquitter d'une dette. Il a toujours été pour moi plus qu'un modèle, un grand frère qui marchait devant et me guidait sur le chemin de l'écriture. Il nous a fait à tous tant de bien qu'il mérite assez que, le temps d'un été, nous fassions honneur à sa cuisine littéraire. "
Léonor a quatre ans lorsque son père, le peintre Félix de Récondo, lui raconte l'exil d'Espagne en 1936 ; il avait quatre ans lui aussi, et fuyait avec sa mère et ses frères la guerre civile et les franquistes. En 2015, à la mort de son père, la question de la nationalité espagnole surgit, alors que la violoniste se mue en écrivaine : lui suffirait-il d'entreprendre les démarches, longues, pénibles, pour panser par le droit le sens de la filiation ? Habitée par les images de Goya (Les Désastres de la guerre) et celles de son père, qui y font écho (Prison), Léonor de Récondo lit et relie les mots et les souvenirs, l'art, la littérature et l'histoire. Entre la musicienne et le peintre, une mémoire, enfouie, trouée, se fait jour. Léonor de Récondo est née en 1976. Elle est l'autrice notamment de Amours (Sabine Wespieser, 2015), La Leçon de ténèbres (Stock, 2020) et Marcher dans tes pas (L'Iconoclaste, 2025).
Si Madame Bovary, roman phare de Gustave Flaubert, a traversé les époques sous la bannière de classique littéraire, les multiples archétypes qu'incarne Emma Bovary - éternelle adolescente, aventurière du désir, pornstar, rebelle opprimée ou encore victime crédule de la culture de masse - constituent une galerie de personnages à nulle autre pareille. François Aubart met en perspective les impressions laissées par cette héroïne sur le plan artistique pour analyser la façon dont, éclairant d'un jour nouveau notre rapport à la mélancolie autant qu'à l'imagination, elles permettent d'envisager les questions de classe et de genre.