Pratiques en santé mentale N° 3/2017 : L'accompagnement
Arveiller Jean-Paul
CHAMP SOCIAL
14,00 €
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EAN :9791034604050
Le terme d'accompagnement vient de l'ancien français "compain" c'est-à-dire celui qui mange son pain avec. Accompagnant et accompagné partagent le pain, et font côte à côte un bout de chemin ensemble. Qu'est-ce que l'accompagnement de nos jours ? Qu'est-ce qui le définit et comment les pratiques ont-elles évolué depuis une dizaine d'années ? Quelles sont ses caractéristiques et ses aspects ? Quelles formes prend-il actuellement ? Quelle éthique et quelles bases théo-riques sous tendent cette notion ? Dans la Loi du 11 février 2005, l'accompagnement constitue un mode de compensation pour les personnes en situation de handicap psychique, et en modifie les contours. Le po-sitionnement et le rôle de chacun des protagonistes de la relation d'accompagnement ont évolué. "L'accompagné" n'a plus ce statut passif, soumis aux directives de l'accompagnateur supposé savoir. Par le passé les services d'orientation prenaient des décisions sans même de-mander l'avis du principal concerné. Le sujet est devenu acteur de cette relation, avec une assise citoyenne à part entière, pouvant s'exprimer sur ses besoins (même s'il ne peut pas toujours les formuler clairement), sur les orientations qu'il souhaite prendre (même si celles-ci ne sont pas toujours linéaires, ou avec des détours qui sont autant d'expériences vécues). Il est sujet de son désir, et continuellement consulté sur son parcours. L'accompagnateur est près de lui, proche ou éloigné selon les moments, le guide, propose des voies, montre des chemins, écoute les suggestions mais en définitive c'est l'accompagné qui décide du chemin à prendre. Accompagner c'est être avec l'accompagné, c'est être avec lui, une présence pour lui, c'est lui être proche, le revaloriser.
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Nombre de pages
74
Date de parution
15/12/2017
Poids
265g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9791034604050
Titre
Pratiques en santé mentale N° 3/2017 : L'accompagnement
Auteur
Arveiller Jean-Paul
Editeur
CHAMP SOCIAL
Largeur
210
Poids
265
Date de parution
20171215
Nombre de pages
74,00 €
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Qui n'a pas pensé, au moins une fois dans sa vie, à effectuer le pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle ? Encore faut-il faire le premier pas, celui qui engage. Ce livre n'est pas un guide de voyage, il représente essentiellement les sensations d'un marcheur, mettant ses pas dans ceux de millions de pèlerins qui l'ont précédé sur ce chemin de sens. Faire Compostelle aujourd'hui n'est plus un exploit physique mais permet à celui qui s'y engage de retrouver des sensations naturelles bien souvent oubliées : solitude, simplicité, émerveillement.
La révolution psychiatrique de l'après-guerre en France a été fondamentale dans ce secteur : la reconnaissance de l'humanité du malade et l'articulation des soins avec la vie sociale deviennent les fondements mêmes de l'éthique soignante dans un combat militant qui n'est jamais définitivement gagné. Depuis 1952, la Fédération Croix-Marine, qui regroupe aujourd'hui quatre cents associations et établissements, a été un des supports de cette psychiatrie sociale. Elle a pris des positions et une place dans la lutte pour une psychiatrie humaine et sociale : psychothérapie institutionnelle, mise en place du secteur, participation des malades à leur traitement, soins de réadaptation, réhabilitation psychosociale, insertion, réinsertion... Cet ouvrage retrace son histoire et donne la parole à des praticiens de cette politique militante de santé mentale. Histoire de la psychiatrie et souvenirs personnels, évolution des idées et petite histoire fédérale, apports théoriques et perspectives d'avenir, il témoigne de ce melting-pot dans lequel une certaine psychiatrie a pris ses racines et ouvre son avenir.
Chaque société crée un certain type de folie sociale et tente d'y apporter des réponses. A partir de son expérience clinique, de l'analyse de l'évolution rapide d'un social à la recherche de nouveaux modèles, d'une certaine chronicisation des modes d'assistance, l'auteur pose la question de la pertinence des réponses proposées par la psychiatrie à l'actuelle folie sociale. Redéfinir les champs et les missions de la psychiatrie, adapter les pratiques aux situations nouvelles tout en questionnant les valeurs soignantes fondamentales, tel est l'enjeu de l'analyse que propose cet ouvrage.
Extrait Adaptations secondaires «Il ne veut pas s'en sortir» est un air souvent entendu de la part de bénévoles (ou de professionnels) confrontés à la «mauvaise volonté» de celui qu'ils accompagnent dans une démarche jugée pourtant comme positive pour lui. Comment peut-on expliquer ou comprendre cette attitude négative de celui qui, confronté à des difficultés objectives, n'entre pas dans le dispositif d'aide proposé, voire le met à mal dans une dimension qui semble parfois totalement masochiste ? Les choses sont, en effet, souvent loin d'être simples mais la sociologie va nous apporter quelque lumière. Toute personne a des capacités adaptatives qui sont mises au service d'une recherche d'équilibre entre son milieu et lui, et on pourrait dire de n'importe quel milieu et lui. E. Goffman, dans les années 1960, a mis en évidence, en étudiant certains lieux d'enfermement qu'il appelle institutions totalitaires (asiles, prisons, communautés religieuses, casernes...), certains mécanismes d'adaptation auxquels étaient obligés de se soumettre les internés pour pouvoir survivre dans le long terme. Adaptation paradoxale mais vitale psychologiquement. C'est ce mécanisme que certains ont décrit dans le cadre des camps de concentration où il était vital d'adopter une position passive d'adaptation au système d'oppression. «S'organiser, cela signifiait d'abord accepter sans discussion la totalité du système. Accepter son absurdité, sa logique mortifère, renoncer à son identité sociale, se définir comme numéro [... ] les prisonniers qui n'acceptaient pas le camp, restaient agrippés à leur mémoire, refusaient la brutale réalité nouvelle et gardaient l'espoir étaient condamnés.» C'est aussi ce mécanisme que nous avons connu dans les hôpitaux psychiatriques il y a quelques années : les personnes hospitalisées contre leur gré revendiquaient leur sortie dans un premier temps puis, au bout de quelques semaines, commençaient à prendre les habitudes de l'hôpital, s'adaptaient, s'installaient même et alors, au bout d'un certain temps, il devenait difficile de faire avec elles un projet de sortie tant elles étaient devenues bien insérées à l'hôpital. C'est ce que l'on a appelé l'effet iatrogène de l'institution. Il en va de même bien souvent avec les personnes dont nous nous occupons : elles restent attachées à une situation pourtant difficile, car elles y ont trouvé un équilibre précaire qui leur permet d'avoir le sentiment de maîtriser quelque chose de leur existence qui, sans cela, leur échappe totalement. Ce mécanisme d'adaptation secondaire consiste donc à s'adapter à la situation telle qu'elle est et a pour effet, bien souvent, de jouer contre les réels progrès et l'évolution vers une situation autre et probablement meilleure mais anxiogène car inconnue. On peut même ajouter que ce type de situation est souvent conforté par nos dispositifs qui ont fabriqué, entre l'inclusion et l'exclusion, un nouveau statut, celui de personne en insertion, c'est-à-dire incluse non pas dans la société globale mais dans un dispositif auquel il faut s'adapter, ce qui éloigne, surtout quand ces dispositifs s'empilent, de la réelle intégration sociale.
Jusqu'au XIXe siècle face aux difficultés que pose l'individu dans sa famille et la société, surtout dans les grands centres urbains, celui-ci est écarté afin de protéger le groupe. L'histoire de Camille Claudel est éloquente, elle passa 30 ans dans un asile psychiatrique et ce jusqu'à sa mort. Au début du XXe siècle une alternative s'offre alors pour la résolution de ces problèmes, alternative centrée sur la personne, la psychanalyse était née. Freud dira qu'il faut garder la famille en dehors de la cure. Pourtant, il fera de la systémie sans le savoir avec la cure du petit Hans, par l'intermédiaire du père de l'enfant, alors que la psychanalyse n'envisage pas l'intervention d'une tierce personne. Une autre voie verra donc le jour en 1950 à Palo Alto en Californie avec l'apparition de la systémie. L'individu est indissociable de son groupe, de sa famille. Dans cet ouvrage, nous évoquerons l'histoire de la systémie, ses concepts, mais surtout les outils utilisés, véritables supports pour libérer la parole. Ils permettent des médiations entre les membres de la famille, les groupes d'enfants dans les structures, les groupes d'adultes... Ils peuvent être utiles aux travailleurs sociaux, aux psychologues, aux psychiatres, à tous ceux qui sont en lien avec des personnes en difficultés.
Cette chronique institutionnelle d'un pédopsychiatre de province est un récit composé de différentes réflexions élaborées sur une période de vingt ans passés avec des enfants autistes et psychotiques dans le cadre du service public de psychiatrie. Tenir le pari de la durée avec eux est une des conditions de possibilité du soin en psychiatrie. L'idée de la musique est très proche de ces préoccupations psychopathologiques et thérapeutiques. Elle est référée au sentiment continu d'exister (Winnicott) dans la mesure où cet art de la voix et de ses représentants, les instruments de musique, se développe à partir de la temporalité et du rythme. Aussi, ces quelques textes sont-ils présentés selon une " logique " musicale. Après un prélude sur les rapports entre sensations et représentations, une première suite est tournée vers la fonction d'accueil de l'enfant selon ses différentes problématiques. En effet, il s'agit de l'accueillir de telle façon qu'il se sente attendu par le travail que ses parents auront fait à ce sujet, et dont nous mesurons tous les jours l'importance pour sa singularité. Comment donc être assez chaleureux pour lui indiquer l'intérêt que nous lui portons, mais assez à la bonne distance pour qu'il ne souffre pas d'intrusion ? La possibilité même de le soigner en dépend. Une deuxième suite aborde l'enfant par le biais de la clinique. Non seulement la clinique des livres de médecine qui est importante, mais aussi celle du signifiant, celle du message contenu dans le signe et celle du processus de sémiotisation. Enfin, un postlude reprend en un ch?ur final les articulations complexes entre le symbolique, les identifications et l'institutionnel.