Connaissance de l'islam. [colloque international de Montreuil, 11 avril 1992
Arkoun Mohammed
SYROS DECOUVERT
18,29 €
Epuisé
EAN :9782867388224
Découvrir les mêmes questions de fond dans toutes les cultures conduit à réaliser qu la rationalité n'est pas une composante radicale et propre à la culture européenne. Le fait que, face aux mêmes questions ou problèmes, nous donnons des réponses différentes, nous oblige, au nom de la rationalité qui nous est commune à tous, à en chercher ensemble les causes et les explications. [... ] Parmi les provocations les plus fortes de ce débat, l'invitation nous à été faite de revoir nos concepts sur la laïcité, sur la démocratie et son rapport avec l'égalité qu'elle suppose, sur la notion même que nous nous sommes faite de droits de l'homme au nord et au sud de la Méditerranée, sur la distinction ou la séparation entre le religieux et le politique, sur le sens de la rationalité et l'exclusion du domaine de la rationalité de tout ce qui atteint le religieux et la pensée théologique, exclusion opérée dans les cultures laïques européennes des deux derniers siècles.
Nombre de pages
190
Date de parution
05/01/1993
Poids
240g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782867388224
Titre
Connaissance de l'islam. [colloque international de Montreuil, 11 avril 1992
Auteur
Arkoun Mohammed
Editeur
SYROS DECOUVERT
Largeur
137
Poids
240
Date de parution
19930105
Nombre de pages
190,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Présenter l'histoire de la pensée d'expression arabe depuis l'émergence du fait coranique jusqu'à nos jours, tel est l'objet de cet ouvrage. Alors que l'on oppose de plus en plus fréquemment l'"Occident" à l'"Islam", il situe, dans un cadre historico-critique, la place de la pensée arabe dans une histoire générale de la pensée et des cultures méditerranéennes, par-delà toutes les grandes ruptures historiques entre les deux rives de la Méditerranée.
Parler d'humanisme et d'islam en ces temps de violence où Jihâd et Mcworld sont devenus deux Figures d'une confrontation inégale et mondiale, est à la fois nécessaire et risqué. Historiquement, la préoccupation humaniste a mobilisé des penseurs féconds et originaux en contextes islamiques entre 800 et 1100 environ. La génération de Miskawayh et Tawhîdî (950-1020) a été particulièrement active, efficace dans l'animation d'un humanisme combinant avec succès les belles lettres, l'histoire, la géographie humaine, la philosophie et une culture religieuse ouverte. Après « Mon Humanisme arabe » publié en 1970, ce livre ouvre de nombreux débats d'une brûlante actualité au sujet des conditions historiques, intellectuelles et culturelles qui ont conduit à la disparition progressive dans tous les contextes islamiques, de la pensée et de la pratique humanistes depuis le XIIIe siècle. La réflexion s'arrête longuement sur le grand paradoxe de ce parcours historique à rebours de celui de l'Europe: pourquoi les luttes anticoloniales dites de libération ont généré très vite après quelques années d'euphorie nationale, de durables désenchantements, de durs échecs sociaux et économiques, des régressions culturelles et intellectuelles et même de tragiques guerres civiles au nom d'un islam livré à toutes les formes de l'exégèse sauvage. A ce paradoxe d'une histoire non encore écrite d'un espace méditerranéen fracturé, j'oppose la ferme résistance d'un humanisme qui assumera cette fois les héritages positifs de toutes les cultures et les appels à la justice et aux droits humains de tant de peuples encore opprimés.
Apprendre à lire ou arriver, selon un itinéraire naturel de croissance, vers le langage écrit ? Telle est la question majeure à laquelle ce livre apporte des réponses ? Au-delà des questions de méthodes - faut-il préférer la " globale " à la " syllabique " ou opter pour une méthode d'apprentissage " mixte " ? - ne vaut-il pas mieux respecter l'évolution personnelle de l'enfant, quitte à bouleverser quelques présupposés théoriques. Lorsque l'enfant est mûr pour aborder le langage écrit, il s'approprie ce langage écrit et en est le maître ; il peut écrire et lire. Certains trouveront cette affirmation audacieuse, l'auteur montre ici les solides fondements que des expériences déjà anciennes (Montessori, Freinet) et des recherches plus récentes donnent à cette affirmation.
Les infirmières, tout le monde les connaît. Parce que le travail de ces femmes qui rencontrent quotidiennement la souffrance des autres concerne chacun d'entre nous. Elles nous renvoient à notre histoire personnelle, à notre insouciance de bien-portants ou à notre peur de la douleur, de la maladie, de la mort. Comment s'exerce ce métier, si fortement marqué par l'héritage religieux, où pèsent le sacrifice de soi, l'humilité, la soumission aux pouvoirs de la médecine et de l'administration ? Assumées ou récusées, ces images sociales ont longtemps collé aux blouses des infirmières. Aujourd'hui, elles aspirent à une reconnaissance, à l'autonomie de leur profession, elles critiquent leurs conditions de travail et refusent une conception trop techniciste des soins. Une multitude de portraits a remplacé le profil-type de l'infirmière ; elles sont chacune à leur manière, professionnelles, soucieuses d'être reconsidérées et désireuses de partager le quotidien de la culture infirmière.
Lutte d'influence, mafia, " affaires ", pots-de-vin, fausses factures, népotisme. Aucun pays n'est épargné, qu'il s'agisse de ceux du Nord, du Sud ou de l'Est. Toutefois, la corruption recouvre des phénomènes extrêmement différents suivant les contextes. Elle a un rôle économique, politique et social, qui, selon certains, n'est pas forcement négatif. Peut-elle, par exemple, se substituer aux carences de l'Etat et jouer dans les pays du Sud un rôle de moteur de développement ? Mais si elle est parfois créatrice de richesse, la corruption ne relève-t-elle pas de l'informel, de l'arbitraire et de l'utilitarisme pur ? Ce livre fait le point sur ce débat en cours depuis les années soixante, à partir d'exemples choisis en Amérique latine, en Afrique et en Asie. L'auteur montre comment chaque pays, en fonction de ses réalités politiques, économiques ou sociales, choisit ou non de lutter contre certaines formes de corruption et d'en ignorer d'autres.