Recit d'un Provençal. Vers la Calanque. Avec une lettre liminaire de Hubert Dhumez
Arène Paul ; Gaussen David ; Legna Manuela
GAUSSEN
20,00 €
Epuisé
EAN :9782356980267
Ces nouvelles, inédites du vivant de l'auteur, ont été groupées en 1931 par Hubert Dhumez, grand admirateur de Paul Arène. Les nouvelles présentes dans ce recueil lui ont été inspirées par les lieux qu'il a habité, et qui sont pour la plupart en Provence. Seules les cinq nouvelles de la première partie ne se situe dans le Midi, mais à Paris. C'est avec la deuxième partie, "Au pays des reines", que l'on pénètre en terre provençale, pays où la grâce et la vertu des jeunes filles les fait sacrer reines pour sept ans. Les nouvelles suivantes nous mènent à Canteperdrix - nom sous lequel il faut sans aucun doute reconnaître Sisteron, d'où Arène est natif. Lorsqu'on arrive "En vallées durançoles", la nostalgie du temps jadis se fait sentir. Pour l'abbé Trotabas, d'abord, qui regrette les moments de gloire de sa petite église de Dromont-le-Haut; pour Sylvius, déçu de voir Clarescombes dépouillé de son charme rustique; pour Hercule de Chargelys, qui refuse de déroger et perpétue le noble blason d'une aristocratie oisive et désargentée; pour Saint Roumégas, qui défend le dénuement chrétien en inspirant aux ermitanes la consolation de la thébaïde; ou pour un saint anonyme, ancien dieu païen, victime des aléas de la religion et de la politique... La tristesse le dispute cependant à la malice lorsque le curé d'Ayglun néglige sa sacristie pour aller braconner et se retrouve frappé d'interdit pour avoir goûté à la maison de plaisir de Canteperdix, sans compter la sournoiserie dont fait preuve le bon docteur Exaudi pour compléter sa précieuse collection de faïence. Mais la ruse peut aussi servir le plus grand bien comme le prouve Constantin en sauvant Louisa du lupanar, ou Siffroy, le voisin de l'auteur, qui est le premier à reconnaître que s'il n'avait pas été dupé, il n'aurait pas connu un aussi parfait bonheur conjugal. Le lecteur est ensuite emmené encore plus au sud, "Sous l'?il de Marseille". On y fait la connaissance de personnages pittoresques comme le bibliophile Cascagnous ou Garlaban, promenant dans Marseille son âne et sa légende d'ancien traiteur de blanches, que l'imaginaire populaire enjolive à souhait. Le recueil se termine sur une note marine avec "Au bruit des calanques", une partie où l'on rend hommage aux femmes. Elles peuvent être présentées en légendaires objets de vénération comme la païenne Fotis ou la chrétienne dame de Ceyreste, ou bien en simples pécheresses comme les prostituées que croise Lucius, pétries de dévotion et de piété filiale, et comme Lia qui se constitue une remarquable dot en bouchons, prix du commerce de ses charmes. Et si la gracieuse marraine Dolinde trouble le jeune Ferréol par ses attraits, le récit le plus troublant reste la légende du douanier qui fit son propre malheur en tombant amoureux d'une sirène. Dhumez vit dans cette dernière nouvelle l'allégorie de la perdition d'un Paul Arène qui jamais n'atteint son rêve et mourut dans la solitude.
Nombre de pages
224
Date de parution
21/09/2012
Poids
316g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782356980267
Titre
Recit d'un Provençal. Vers la Calanque. Avec une lettre liminaire de Hubert Dhumez
Auteur
Arène Paul ; Gaussen David ; Legna Manuela
Editeur
GAUSSEN
Largeur
150
Poids
316
Date de parution
20120921
Nombre de pages
224,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Domnine, l'héroïne de ce roman, est une "Mandre", cette population mystérieuse qui sème la terreur dans les bas-fonds de Rochegude. On l'appelle "la Cenadone", ce qui signifie à la fois renarde et prostituée. Grâce à Soeur Ninon qui la prend sous son aile, elle échappe à son sort de réprouvée et se marie avec un honnête cultivateur. Mais on n'échappe pas à son destin. Domnine a partie liée avec le sexe et la mort. D'une beauté angélique, elle inspire à un jeune bourgeois de la ville une passion qui se termine dans le sang. Histoire d'amour et de mort, Domnine a le lyrisme éclatant d'un opéra italien. On y trouve aussi un hymne à la nature provençale, une satire de la société rurale déboussolée par le progrès technique et la modernité et une galerie de portraits truculents. Ce roman, paru en 1894 sous le titre de Domnine, confirme que Paul Arène est l'un des grands noms de la littérature provençale, du niveau de Daudet, Pagnol ou Giono.
Fernandel est un des artistes français les plus populaires, sympathiques et talentueux de ces dernières décennies. Tout à la fois chanteur, chansonnier, humoriste, comédien, nous le retrouvons dans ce disque dans le rôle de conteur, qui lui sied à merveille. Une belle voix, enjouée et chantante, un authentique accent du Midi, teinté de soleil, de cigales et de senteurs de Provence. Qui mieux que Fernandel pouvait nous conter ces 3 belles histoires provençales ?
Le plus beau pays du monde est cette partie du terroir provençal où je suis né, qui s'en va remontant la Durance, en pleine montagne, de Mirabeau à la frontière du Dauphiné. Le ciel y est bleu comme à Nice, le mistral y souffle plus fort que sous le pont d'Avignon, pas un coin de mur au soleil où un figuier ne pousse, pas un coteau qui ne soit planté d'oliviers et de vignes en rangée, sans compter qu'au temps des moissons, les amandiers portent autant de cigales que de feuilles". Né à Sisteron en 1843, Paul Arène portera toute sa vie dans son coeur l'amour d'une terre et d'un pays qui compte en effet certains des plus beaux paysages du monde. Mais davantage que la terre, ce sont les Provençaux qu'il aimera et décrira, avec une finesse et une discrétion jamais égalée, dans un français superbe. C'est à la collaboration d'Arène aux Lettres de mon moulin, à la plume d'Arène, à la finesse d'Arène, à sa sympathie aimante pour les caractères provençaux que Daudet doit le meilleur d'une gloire empruntée. On retrouvera ici, dans des nouvelles émouvantes ou charmantes qui sont l'occasion de portraits inoubliables, toute la grâce déployée dans le Sous-Préfet aux champs. Paul Arène est mort à Antibes en 1896.
Vingt ans après la fermeture des chantiers de La Seyne nous avions voulu donner la parole aux femmes de notre ville. En lien avec les chantiers par leur travail ou leur famille, nous les avions interrogées, avec le sentiment qu´il fallait conserver la mémoire d´un passé industriel qui s´effaçait sous nos yeux.Ces témoignages sont maintenant déposés aux archives départementales du Var.En les écoutant, nous avions été confrontées à des enregistrements qui disaient leur vie, leurs amours, leur travail, leurs grèves, leurs difficultés, leurs enfants, leur désir de progression, les obstacles de la langue, le dépaysement, la douleur de l´absence ou le plaisir de retrouver des camarades à la plage ou sur le marché
La mémoire de la grande peste de 1720 de Marseille reste vivace. Et pourtant, elle suscite encore bien des questions : savait-on soigner la peste à cette époque ? Comment Marseille a-t-elle été contaminée, malgré toutes les précautions prises ? Qu'est devenu le Grand-Saint-Antoine, le navire par qui le malheur est arrivé ? Y a-t-il eu faute et donc des coupables ? Quelles traces témoignant de cette terrible période peut-on encore voir dans la ville : bâtiments, statues, peintures, noms de rues, etc. ? Ce livre apporte des réponses à ces questions et à quelques autres, éclaire les zones d'ombre de l'un des drames les plus effroyables qu'ait connus la plus ancienne cité de France... et nous aide à nous en poser une autre, toujours d'actualité: comment les sociétés réagissent-elles face à l'épidémie? Patrick Mouton (1947-2016) était journaliste et écrivain spécialiste de la mer.
La rue Bouterie, le pont transbordeur, le café Riche, les anciennes boutiques sur la Canebière... Ces lieux qui n'ont pas survécu au temps qui passe sont les décors de ce Marseille d'autrefois, dans un monde où tout n'est que comédie et galéjades ! Il y est question de Marseillais et de Marseillaises, ces êtres à part, jamais tout à fait comme les autres ! Regardez-les cultiver fièrement leurs différences, afficher leur truculence, étaler leur mauvaise foi et cacher mal leur sensibilité... Tous vivent "dans un jardin d'Amour et utilisent les engueulades comme des désherbants naturels pour éviter que la tendresse ne fleurisse ! Une tendresse qu'ils préfèrent garder cachée en terre, en leur for intérieur. ". .
Il est rare que l'on montre l'épopée napoléonienne du point de vue de ceux qui l'ont faite au quotidien. Depuis plusieurs années, Jérôme Croyet s'attache à recueillir les témoignages des plus humbles artisans de cette formidable page d'histoire: lettres, mémoires inédits, documents évoquant la vie des troupes. Ils y parlent de leurs exploits, de leurs souffrances, de leurs idéaux, de leur résignation, parfois de leurs amours de passage; ils évoquent leurs chefs, expriment leur admiration pour le premier d'entre eux, l'Empereur; ils parlent des contrées qu'ils traversent et du pays qu'ils ont laissé derrière eux. La collection réunie au cours du XXe siècle par les frères Brunon, qui se trouve actuellement au Musée de l'Empéri (Salon-de-Provence) et qui a été spécialement photographiée pour le présent ouvrage, constitue une source inépuisable pour qui s'intéresse à la vie quotidienne des soldats de Napoléon. Bien plus qu'une collection d'uniformes et d'armement, elle réunit de nombreux objets curieux et modestes: matériel d'écriture, cantines, portraits d'hommes du rang qu'ils se sont fait faire au fil des campagnes, etc. Dès lors, le lien entre ce fonds et le travail de Jérôme Croyet était évident. Et vue d'en bas, l'épopée n'en est pas moins imposante...