Figures de la tératologie scientifique. Geoffroy Saint-Hillaire, Dareste, Etienne Wolff
Ancet Pierre
EUD
18,00 €
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EAN :9782364414129
À partir de l'histoire de la tératologie ou "sciences des monstres", un ouvrage qui propose une contribution originale, appuyée sur des exemples frappants, à l'étude des rapports entre théorie et observation en sciences et enrichit par là un questionnement épistémologique qui reste d'une profonde actualité. Le regard sur le corps jugé monstrueux s'est constitué au travers des travaux de quatre grandes figures de la tératologie française : les Geoffroy Saint-Hilaire, Camille Dareste et Etienne Wolff. On y voit comment le monstre jugé aberrant est rentré dans l'ordre du vivant, non pas comme dépendance de la forme ordinaire mais comme organisation originale à part entière. Ce regard sur le corps monstrueux se voulait neutre, conformément aux ambitions du positivisme, mais l'auteur montre ici en quoi il reste largement tributaire des perceptions communes et de ses présupposés théoriques. Ce livre propose une contribution originale, appuyée sur des exemples frappants, à l'étude des rapports entre théorie et observation en sciences et enrichit par là un questionnement épistémologique qui reste d'une profonde actualité.
Nombre de pages
165
Date de parution
15/02/2022
Poids
305g
Largeur
149mm
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EAN
9782364414129
Titre
Figures de la tératologie scientifique. Geoffroy Saint-Hillaire, Dareste, Etienne Wolff
Auteur
Ancet Pierre
Editeur
EUD
Largeur
149
Poids
305
Date de parution
20220215
Nombre de pages
165,00 €
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Biographie de l'auteur Écrivain et conférencier, consultant.Directeur de recherche à l'université Paris 7-Denis-DiderotPsychologue, Yvelines.Maître de conférence en philosophie, Université de Bourgogne, 1er assesseur et référent handicap de l'UFR Lettres-Philosophie, Directeur de l’Université pour Tous de Bourgogne (UTB).Psychologue, gériatrie, Cliniques universitaires de l’Université Catholique de Louvain.Professeur d’EPS, formateur en Eutonie Gerda Alexander.Médecin et docteur en philosophie, Dijon.Maître de conférence en philosophie, Université de Lyon.Médecin Inspecteur de Santé Publique, gériatrie, CHRU de Lille.Psychanalyste, MCF HDR en psychologie et éthique, Université de Lyon II.Attachée parlementaire au Sénat, Paris.Psychothérapeute, MCF, psychologie clinique, Université d’Angers.Psychologue clinicienne, psychanalyste, MCF en psychologie à l’Université de Paris VII.
L'énumération des aberrations de la nature, à la naissance d'un petit d'homme, est très vite éprouvante et ces enfants sont aussitôt qualifiés comme "monstre". Mais comment peut-on ainsi qualifier un être humain ? En nous confrontant aux limites de notre tolérance, la grande difformité physique nous révèle nos craintes liées aux corps mutilés, dégradés et non viables, suscite peurs et fantasmes. A partir d'une analyse de la perception courante du corps handicapé, de l'étude des exhibitions de monstres au XIXème siècle, de l'histoire de la tératologie scientifique marquée en France, par Etienne et Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, Camille Dareste et Etienne Wolff, l'auteur s'efforce de comprendre ce qui se produit en nous face à un corps difforme et pourquoi nous le qualifions de monstre.
Il est souvent question du "handicap invisible" à propos de l'autisme aujourd'hui, mais il y a de nombreuses autres formes de handicap invisible : les douleurs, la souffrance psychique, l'épuisement ne se voient pas, et pourtant elles pèsent fortement sur les personnes, auxquelles on reprochera leur manque de dynamisme ou d'adaptabilité. Quant au handicap visible, il attire tant le regard que les personnes disparaissent sous leur handicap : on ne voit plus que leur apparence, et non plus leurs capacités ou leur personnalité. Ainsi que le handicap soit visible ou invisible, les conséquences psychosociales liées au poids de la stigmatisation en raison de l'apparence interviennent fortement dans la construction de l'image de soi.
Les oiseaux chanteurs ont toujours été source de questionnements, car ils ont des compétences vocales considérées comme spécifiques aux humains. Les ornithologues les étudient, et plus récemment, les éthologistes ont démontré que les oiseaux sont les seuls animaux à présenter des analogies neurobiologiques avec l?apprentissage du langage chez les humains. De leur côté, les chercheurs en sciences humaines et sociales étudient aussi le chant des oiseaux à partir des objets archéologiques, des arts, des manuscrits enluminés, des archives, des textes, des traités, des instruments et de la musique dans les sociétés anciennes. L'originalité de ce livre est de réunir les spécialistes de ces deux grands champs disciplinaires et de comparer les perceptions, les pratiques sociales et culturelles, les savoirs du passé et les découvertes actuelles sur le chant des oiseaux.
Le regain actuel d'intérêt pour les animaux résulte de profonds changements socioculturels, de préoccupations environnementales et des progrès considérables de la recherche scientifique - qui donne désormais accès, au moins partiellement, à la subjectivité et aux cultures animales. Dans le domaine littéraire, cet intérêt se manifeste également : en France, émergent "les études animales", et même une "zoopoétique" sous l'impulsion d'Anne Simon. Dans cette nouvelle perspective, le temps est venu de s'intéresser à des sujets (la campagne, la pêche, la chasse...) considérés en France comme désuets voire réactionnaires, et souvent cantonnés aux genres rustique ou animalier. Or, que ce soit dans des oeuvres du début du XXe siècle ou dans des oeuvres postérieures et même contemporaines, le monde rural - de plus en plus bouleversé socialement et économiquement - favorise les "communautés hybrides" (Lestel) et ouvre à des "mondes animaux" (Uexkull), ce qui permet de poser d'autant mieux la question cruciale des liens entre hommes, bêtes et écriture.
Cet ouvrage propose une analyse d?un pan de la littérature trop souvent oublié ou méconnu : le roman de l?employé de bureau. A travers l?étude d?un large corpus couvrant deux siècles de littérature, l?auteur retrace l?évolution d?un mode de narration. Le sujet est étonnant mais il s?impose : objet littéraire qui monte dans le roman du XIXe siècle, l?employé de bureau (en qui l?on peut voir des avatars de l?écrivain) est le prisme d?une vision sociale, morale, voire philosophique. A partir de ce presque rien, de cette présence discrète, désolée et désolante, tout un monde se lève et se révèle.
On connaît Frédéric Dard romancier, on connaît moins Frédéric Dard auteur dramatique, scénariste ou dialoguiste. L?auteur a pourtant écrit de nombreux textes pour le théâtre. Certaines pièces sont parues en livres ou dans des revues (L?homme traqué, La dame de Chicago, Baby-meurtre, etc.), mais la plupart d?entre elles ont été jouées sans que le texte ne fasse l?objet d?une publication. C?est le cas de la pièce Les salauds vont en enfer. Montée au théâtre du Grand- Guignol à Paris en 1954 et mise en scène par Robert Hossein, cette pièce en 2 actes et 7 tableaux a connu un destin particulier car elle a fait l?objet de trois transpositions particulièrement intéressantes. Dès 1955, en effet, l?adaptation cinématographique de la pièce est confiée à Robert Hossein. Il s?agit là de son premier film en tant que réalisateur. Parallèlement, et sur les conseils de son éditeur, Frédéric Dard écrit l?adaptation romanesque de la pièce. Le roman sort en 1955 sous le même titre. En 1971 Abder Isker propose enfin une dernière adaptation des Salauds vont en enfer, cette fois pour la télévision. La présente édition offre au lecteur un texte inédit, annoté et accompagné d?un dossier critique. Ce dernier présente l?oeuvre dans son contexte et étudie ses différentes variantes dans le cadre de sa transmédialité.