
Mémoire d'un siècle et de deux continents
Orphelin à sept ans, Philippe Alméras va naviguer désormais sans carte ni boussole, ce qui fera de lui un témoin ingénu entre Paris et la Lozère, de l'Occupation, de la Libération et des guerres coloniales. Né dans la bourgeoisie, il verse avec ceux de sa génération vers le peuple, jusqu'à ce que l'expérience du socialisme islamique le guérisse de divers préjugés pieux. Le hasard et un refus d'obéissance le propulsent secrétaire de presse au cabinet de cinq ministres de la Guerre où il reçoit le premier l'annonce de la reddition de Dien Bien Phu le 7 mai 1954. Un rappel au Maroc le fait assister ensuite au processus d'indépendance du royaume chérifien. Suivent dix ans de journalisme, dans le groupe Réalité-Entreprises puis l'Action automobile, interrompus sur une impertinence. Il risque ses indemnités dans un magazine à bout de souffle et se retrouve bientôt démuni. L'Amérique s'offre alors comme un refuge et l'occasion de reprendre ses études avec un sujet de thèse dérangeant sur Céline. Sa curiosité l'amène à découvrir des documents inattendus mais divers obstacles l'empêcheront de publier sa thèse pendant quinze ans. Vu comme un des défenseurs de Céline aux Etats-Unis, il passe pour son adversaire en France et se voit, dès lors, marginalisé. Tout cela ne fait pas une carrière facile mais assure une vie très racontable. Ce récit foisonnant d'un intellectuel baroudeur restitue la vie d'une époque, tant en France qu'aux Etats-Unis, entre New York et la Californie. Y défilent de multiples personnages connus ou inconnus, écrivains, journalistes, universitaires amis ou faux-jetons, étudiants déjantés, bourgeois cupides et petit peuple ; toute une faune dont l'auteur sait rendre les tons et le pittoresque. Dans une langue à la fois véhémente et passionnée, où le vitriol alterne avec l'ironie d'un homme qui a connu trahisons et amitiés, déceptions et reconnaissance littéraire, Philippe Alméras évoque tour à tour l'enfance bourgeoise, l'internat lozérien, le service militaire, les débuts dans la presse, la vie sur les campus américains ou encore ses tribulations burlesques dans le château normand abritant son Centre d'études franco-américain, proche de Lisieux.
| Nombre de pages | 477 |
|---|---|
| Date de parution | 14/11/2016 |
| Poids | 776g |
| Largeur | 152mm |
| EAN | 9782846212380 |
|---|---|
| Titre | Mémoire d'un siècle et de deux continents |
| Auteur | Alméras Philippe |
| Editeur | PARIS |
| Largeur | 152 |
| Poids | 776 |
| Date de parution | 20161114 |
| Nombre de pages | 477,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Céline. Entre haines et passion
Alméras PhilippeCinquante ans après la mort de Louis-Ferdinand Céline (1894-1961), les passions présentes dans son oeuvre et sa vie continuent de produire tout leur effet. Qui pourrait encore ignorer aujourd'hui la haine antisémite de Bagatelles pour un massacre (1937)? Une violence que l'humanisme antiguerre du Voyage au bout de la nuit (1932) était bien loin d'annoncer... Faut-il y déceler la marque d'une personnalité schizophrène où le bien et le mal ne se rencontrent jamais? La biographie critique de Philippe Alméras nous permet, tout au contraire, de comprendre quels liens intimes et puissants ont uni le pamphlétaire et le romancier de génie dès l'origine. A travers un ardent chassé-croisé entre réalité rêvée et fiction vécue jusqu'à l'extrême... Puisque l'homme qui réinventa la littérature en grand sous les assauts d'une fièvre et d'une révolte sans précédent dont le Voyage et Mort à crédit ont immortalisé le style mythique, puisque l'homme qui s'impose d'ores et déjà comme l'un des plus grands écrivains du XXe siècle vient d'ouvrir une boîte de Pandore: celle de l'Histoire la plus idéologique de tous les temps. Celle d'un théâtre de folie dont il s'est d'abord contenté d'être le témoin et le spectateur impuissant lors de la Première Guerre mondiale avant d'en devenir la pythie durant la Seconde. Embrassant alors la tentation hallucinatoire d'une victoire définitive sur le destin, déployant sa démesure à l'échelle des haines qui combattent le spectre du déclin et de la défaite. C'est le passage de la ligne rouge qui voit le pamphlet soudain l'emporter sur le roman à l'issue d'une longue évolution où l'auteur, tour à tour désabusé, vindicatif puis imprécateur, aura joué d'innombrables registres en ne cessant de se créer tous les ennemis possibles et imaginables. Céline, certes, reviendra au roman. Entre-temps, il aura bel et bien poussé son "voyage" au bout de la nuit. La première biographie à rendre justice au Céline des passions dans une édition entièrement revue et augmentée.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER24,50 € -

Montherlant. Une vie en double
Alméras PhilippePremière biographie intégrale de Montherlant, cette étude récapitule toutes les données disponibles à ce jour notamment le témoignage d'Elisabeth Zehrfuss, amie de l'écrivain qui vient de disparaître à l'âge de cent un ans. Elle avait non seulement conservé toutes les lettres reçues de lui mais tenait un journal où son grand homme tint une place prépondérante. Rien n'est occulté ici de la vie de celui qui de la Villa Saint Ferdinand de Neuilly au Quai Voltaire en passant par l'Espagne et l'Afrique est resté jusqu'à la fin des fins obstinément fidèle à son adolescence. Se partageant entre une carrière publique soigneusement conduite et une vie privée jalousement protégée, voici l'homme des couloirs séparés. Celui qui reçoit les visiteurs dans la pièce aux statues donnant sur les Tuileries côtoie celui qui note sur le vif les données de la rue que la nuit et le travail transforment en poèmes ou en scènes dramatiques avec un incroyable naturel d'attitudes contradictoires. Après sa mort, de prétendues "révélations" ont endommagé quelque temps la figure de celui qui avait eu le tort de se confier à un indiscret professionnel, Roger Peyrefitte. Par-delà la caricature, on s'aperçoit qu'il suffit de lire attentivement Montherlant pour savoir ce qu'il en est. Il s'est exprimé à travers ses Carnets et une oeuvre multiforme dont la richesse thématique est révélatrice. Colette parlait de ses "secrets de polichinelle". Montherlant sut tout dire ou presque sans être scandaleux. C'est là sans doute un exemple à suivre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT34,50 € -

Rue Saint-Jacques. De l'ère des mammouths à Mai 68
Alméras PhilippeQui ne connaît la plus droite, la plus antique, la plus historique des rues de notre capitale ? Certains la disent tracée par les mammouths il y a dix mille ans quand Paris n'était encore qu'un fragment de la Sibérie... D'autres n'y voient que l'axe nord-sud de Lutèce, le cardo établi par Rome à l'heure de la conquête, d'autres encore le chemin vers Saint-Jacques de Compostelle. Pourtant, l'histoire de la rue Saint-Jacques où reposent la patronne de Paris, sainte Geneviève, et Clovis, le premier roi des Francs, est le reflet étonnant de celle de notre pays, de sa capitale. C'est avec passion que Philippe Alméras ressuscite ici le décor, les événements, les figures hors du commun de cette voie millénaire. Remontant de la Seine, il y a d'abord l'université, la Sorbonne, forgeant le " pays latin ", les humanités chrétiennes ensuite, avec les dominicains qui prennent le nom de Jacobins et dont saint Thomas d'Aquin sera le phare. Il y a encore la poésie, avec Villon, l'imprimerie, venue d'Allemagne, Rabelais le Renaissant et les collèges, parmi lesquels Louis-le-Grand qui forme encore l'élite de notre jeunesse. Calvin y échappe à l'émeute durant la Réforme, et la Contre-Réforme s'y installe en sa partie "campagnarde" où sont les couvents, tel le Val-de-Grâce, ultime fondation royale. La grande flambée de Mai 68 est un bouquet final de cette histoire captivante... à lire comme un roman national.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 € -

Dictionnaire Céline
Alméras PhilippeRésumé : Cet homme est une ?uvre : de Voyage au bout de la nuit à Rigodon en passant par Progrès, L'Église et Bagatelles pour un massacre et Les Beaux Draps, sans oublier les arguments de ballets, La Légende du roi Krogold et l'énorme correspondance aux amis, aux amies, aux ennemis, aux patrons et aux éditeurs de 1916 à 1961. Soit dans une langue en constante évolution, un discours très cohérent qui cite le siècle dont il est la mémoire fidèle - pour le meilleur et pour le pire. Cet homme est une vie: toutes les vies - parallèles ou successives - du cuirassier, du médecin, du pharmacien, de l'écrivain et du militant. Lorsque Louis Destouches se transforme en Louis-Ferdinand Céline, il a, à trente-huit ans, traversé une série d'avatars qui auraient rempli deux ou trois existences ordinaires à travers trois continents. Il en a intégré ou rêvé bien plus (des années en Afrique ", " quatre ans médecin chez Ford "). Chéri de la gauche antifasciste de Barbusse, de Lévi-Strauss et d'Elie Faure, il préconise quatre ans plus tard une alliance militaire avec l'Allemagne de Hitler et révèle un racisme antisémite moins choquant alors qu'il ne semble aujourd'hui. Délires passagers nés de la conjoncture guerrière ou vision du monde incarnée dans celui qui se veut Celto-Germain comme Gobineau se voyait Viking? Pour se retrouver dans ce foisonnement souvent contradictoire, rien de tel qu'un dictionnaire aux multiples entrées qui fasse fi des légendes et des tabous en intégrant les témoignages de tous bords. Ce Dictionnaire Céline est le premier ouvrage de référence sur le sujet. Il le restera sans doute pour longtemps. Il se doit de figurer dans la bibliothèque de tous les céliniens et anti-céliniens.ÉPUISÉVOIR PRODUIT33,50 €
Du même éditeur
-

Le code précolombien, messager des dieux. Curiosités du Nouveau Monde dans les collections
Neveu Micaela ; Levine DanielObjets du rite, vestiges d'architectures d'un Eden rêvé, codex mayas de la fin des temps, or des dieux, autant de témoins de l'Amérique précolombienne qu'Albrecht Dürer, dans son Journal de Voyages aux Pays-Bas en 1520-1521, définit comme "ces choses qu'on rapporte au roi du nouveau pays de l'or" . En réalité, "ces choses" obéissent à un code hermétique appartenant à un répertoire du sacré ordonné perçu a contrario par une approche décontextualisée. Si cette écriture plastique du divin nécessite un décryptage du magico-religieux des civilisations du Nouveau Monde, l'expérience de l'objet précolombien se détache de tout effet esthétisant, tant laïc que muséal, et s'oppose au beau de l'art occidental. Du cabinet de curiosités au musée moderne, ces collections exotiques, mises en scène par la vision coloniale, subirent plusieurs dérives interprétatives qui aboutiront à la fiction contemporaine d'un art précolombien. Or, ces capes de plumes, cordes et casse-têtes sacrificiels, glyphes, symboles, monuments, masques, ornements et autres bizarreries, rapportés par les conquistadors des Indes Occidentales, troqués, puis commercialisés, composent un récit mystérieux de l'Invisible, et ne sauraient uniquement être appréhendés selon une lecture naturaliste. Ce livre, qui s'adresse autant aux spécialistes qu'aux amateurs des civilisations anciennes, se propose de remettre dans leur contexte l'histoire fantastique de ces curiosités figurant dans les collections européennes du XVIe au XIXe siècle.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Au service de Napoléon. Le Trésorier de l'Empereur raconte...
Peyrusse Guillaume ; Bourachot ChristopheFigure de l'épopée napoléonienne, Guillaume-Joseph Peyrusse (1776-1860) a laissé des mémoires méconnus d'une rare intensité. Né à Carcassonne, engagé à 17 ans dans les armées de la République, il devient Payeur du Trésor de la Couronne et accompagne Napoléon 1er dans ses plus grandes Campagnes. Observateur privilégié, Peyrusse décrit avec une plume vive et sensible les scènes de guerre, des plaines d'Autriche en 1809 à Moscou en 1812 et son gigantesque incendie. De la retraite tragique de Russie aux Campagnes d'Allemagne (1813) et de France (1814), Peyrusse consigne tout : le froid, la faim, la peur, mais aussi le courage et l'endurance des soldats. Il est présent à Brienne, Troyes, Montereau, et assiste en avril 1814 à l'abdication de Napoléon, avant de le suivre dans son exil à l'île d'Elbe. Le 26 février 1815, il embarque aux côtés de l'Empereur pour le retour des Cent-Jours. En mars, il est nommé Trésorier général de la Couronne, puis élevé au titre de baron de l'Empire. Resté à Paris, il apprend à l'aube du 21 juin 1815 la défaite de Waterloo. Ses mémoires offrent une chronique à hauteur d'homme, où la petite histoire croise la grande. Derrière le fracas des batailles, se révèlent la vérité des souffrances, la fidélité et les espoirs d'un témoin de l'ombre. Son récit forme un document de premier ordre qui passionnera les admirateurs d'histoire napoléonienne. Un hors texte quadri présente 8 cartes des Campagnes militaires.EN STOCKCOMMANDER24,99 € -

Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours. Tome 1, A-C
Cabanel Patrick ; Encrevé AndréBiographie de l'auteur Patrick Cabanel, professeur à l'université de Toulouse (auteur notamment d'une Histoire des protestants en France, XVe-XXe siècle, Fayard, 2012). André Encrevé, professeur émérite à l'université de Paris-XII (auteur notamment de : Les protestants en France de 1 800 à nos jours, Stock, 1985).ÉPUISÉVOIR PRODUIT38,00 € -

Israël, le rêve inachevé. Quel Etat pour le peuple juif ?
Lurçat Pierre Itshak70 ans après la proclamation d'Indépendance du 14 mai 1948, l'Etat d'Israël est devenu une puissance économique et militaire de premier plan. Il est aussi une démocratie vivante, qui ressemble plus à Athènes qu'à Sparte, en dépit du conflit israélo-arabe persistant et de la menace iranienne qui s'amplifie. Cette menace extérieure se double d'un affrontement intérieur à l'Etat hébreu, entre deux conceptions opposées du sionisme et de l'identité d'Israël. Israël doit-il rester un Etat spécifiquement juif, selon le souhait de ses pères fondateurs, ou bien devenir un Etat occidental comme les autres, dans lequel l'identité juive serait reléguée à la seule sphère privée ? Cette question a des conséquences très concrètes, dans des domaines aussi vitaux que la politique de défense d'Israël, la justice ou l'économie. Elle est omniprésente dans la culture israélienne, traversée par la tentation permanente de rompre avec le passé juif. Ce livre évoque des écrivains et des figures méconnues de la lutte pour la création de l'Etat d'Israël. On y découvre aussi des aspects inattendus des relations tumultueuses entre la France et Israël. L'auteur dresse un tableau très vivant d'un Etat confronté à des menaces multiples, qui se bat pour sa survie dans un environnement hostile, tout en essayant de définir son identité, au prix de déchirements et de luttes intestines souvent virulentes.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER14,00 €
De la même catégorie
-

Toutes les époques sont dégueulasses. Ré(é)crire, sensibiliser, contextualiser
Murat LaureLaure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.EN STOCKCOMMANDER7,50 € -

Toutes sortes de Misérables
Samoyault TiphaineA partir d'un souvenir de lecture d'enfance, un Cosette abusivement attribué à Victor Hugo, Tiphaine Samoyault déploie le destin éditorial des Misérables en France et à l'étranger. Elle révèle comment ce roman, dès sa parution, a été abrégé, adapté, traduit, illustré, réécrit, jusqu'à devenir l'un des récits les plus réappropriés au monde. Plus le livre est transformé, plus il devient mémorable. La question "Faut-il réécrire les classiques ? " apparaît dès lors comme une fausse question : ils ne sont tels que par leur constante adaptation aux goûts et aux attentes des époques successives. De Shakespeare aux contes de fées, de Montaigne à Mark Twain ou Agatha Christie, des traductions aux versions réduites, des transpositions aux mises en scène, l'autrice montre qu'un classique ne se définit pas par son intouchabilité, mais par sa capacité à s'affranchir de son original. Face à des polémiques souvent caricaturales opposant "cancel culture" et sacralisation du passé, ce livre privilégie la nuance, l'enquête et une érudition généreuse. Il préfère la démonstration à l'indignation pour affirmer une idée simple et stimulante : la réécriture n'est pas synonyme d'annulation, bien au contraire, puisqu'elle prolonge le plus souvent la vie des oeuvres en élargissant leur partage et en pérennisant leur mémoire.EN STOCKCOMMANDER21,00 €


