Mal du peuple est la souffrance, l'espoir de tout un peuple : les Kurdes. Souffrance égale à celle de la jeune et belle Kalée, seule, sur le point d'accoucher. Espoir égal à celui de Jwamer que le destin conduit en prison pour dix ans parce qu'il s'est retrouvé, par le hasard des choses, à la tête d'une manifestation. Mal du peuple est un Kurdistan déchiré, avec un sentiment de survie des choses de la terre et de l'âme. Il dénonce les atteintes à la dignité humaine dont différents régimes et leurs prisons restent à jamais coupables. En dépit de cela, le livre reste un roman. Ibrahim Ahmad fait incorporer des éléments par nature non-romanesques à des récits qui restent captivants pour l'imagination et la sensibilité ; ses héros connaissent l'illumination du "sentiment de l'existence". Ibrahim Ahmad est non seulement un témoin, mais aussi un acteur, tantôt caché, tantôt découvert, des grands drames au Kurdistan.
Nombre de pages
205
Date de parution
26/10/1994
Poids
262g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738424716
Titre
Mal du peuple
ISBN
2738424716
Auteur
Ahmad Ibrahim ; Darwish Ismaël
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
262
Date de parution
19941026
Nombre de pages
205,00 €
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Ce n'est pas seulement l'histoire d'un enfant différent, mais celle d'un monde intérieur - profond, silencieux, et lumineux à sa manière. Chadi ne parle pas beaucoup, mais il ressent tout avec une acuité rare. Avec ses mains qui assemblent, ses yeux qui observent, et ses silences qui disent l'indicible, Chadi nous emmène dans un voyage singulier : celui d'un enfant qui évolue dans le spectre de l'autisme, mais dont le coeur reste grand ouvert. Entre l'amour inconditionnel d'une mère, le silence tendre d'un père, et la lumière d'une petite soeur nommée Farah, qui a bouleversé tous les repères, Chadi commence à tisser des liens, à comprendre le monde à sa façon, et à faire entendre sa voix... autrement. Ce roman est un hymne à l'amour différent, à la lenteur qui a du sens, au silence qui parfois vaut mille mots. C'est une main tendue vers ceux qu'on écoute trop peu, et une invitation à voir le monde autrement... à travers le prisme d'un chant silencieux.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.
Rana, dix ans, fonce sur son vélo flambant neuf. Heureuse, insouciante, choyée par son père, un vent de liberté lui caresse le visage. Quinze jours plus tard, c'est terminé. Son vélo est donné à l'un de ses oncles. Encore quelques mois et elle devra, pour être une bonne musulmane aimée d'Allah, porter l'abaya noire sur son corps, le niqab sur son visage et le tarha sur sa tête et ses épaules. Ensuite, ses parents lui trouveront un mari et elle sera condamnée à ne plus rien faire que la cuisine, le ménage et ses cinq prières par jour. C'est la loi. Il ne reste à Rana que ses yeux pour pleurer et contempler son monde : l'Arabie saoudite des années 2000. Mais sur ce monde, elle porte un regard impitoyable. La frustration sexuelle fabrique des obsédés et des hypocrites. L'obsession et l'hypocrisie transforment les hommes en ennemis de leurs propres soeurs, filles ou épouses. Les agressions et les violences quotidiennes donnent aux femmes l'envie de fuir. Très peu réalisent ce rêve fou. Rana sera l'une d'elles. Elle n'a jamais oublié le vent de liberté de ses dix ans, elle est prête à tout pour le retrouver et en jouir, et, cette fois, en adulte.
Rana, dix ans, fonce sur son vélo flambant neuf, un vent de liberté lui caresse le visage. Quinze jours plus tard, c'est terminé. Son vélo est donné à l'un de ses oncles. Encore quelques mois et elle devra porter l'abaya noire sur son corps, la tarha sur sa tête et ses épaules, le niqab sur son visage. Ensuite, ses parents lui trouveront un mari et elle sera condamnée à ne plus rien faire d'autre que la cuisine, le ménage et ses cinq prières par jour. C'est la loi. Il ne reste à Rana que ses yeux pour pleurer et contempler son monde : l'Arabie saoudite des années 2000. Mais Rana n'a jamais oublié l'insouciance de son enfance et est prête à tout pour la retrouver et en jouir, cette fois, en adulte.