Louis Aguettant, professeur de littérature aux Facultés catholiques de Lyon, est surtout connu aujourd'hui grâce à ses deux grands ouvrages sur La Musique de piano des origines à Ravel et Victor Hugo, poète de la nature, ainsi que par ses deux volumes d'analyse poétique consacrés à Verlaine et à Baudelaire. Ce nouveau livre recueille des études, publiées de son vivant, où se révèlent tout son charme, son génie critique et son style, qui le rendaient irrésistible auprès de ses étudiants, aussi bien que des auditeurs de ses conférences. On le voit ici tout proche de ses contemporains, de Valéry, de Claudel, de Gabriel Fauré, ravis de découvrir à Lyon (la Province paraissait bien loin, en ce temps-là, aux Parisiens !) l'amitié d'un esprit aussi souverain, dont les études sur Eupalinos, les Cinq Grandes Odes, La Bonne Chanson, faisaient leur admiration. Leurs lettres reproduites dans ce livre en portent un témoignage non équivoque. Louis Aguettant se serait sans doute réjoui que ce volume lui permette de rendre " vie " à son plus vieil ami, le poète Louis Mercier, dont une petite anthologie illustre la vertu franciscaine ou le vaste lyrisme. Les deux derniers articles de Louis Aguettant montrent deux aspects fondamentaux de sa personnalité : son classicisme, son attachement à la tradition française, son catholicisme fervent, à travers un éloge d'Emile Mâle, exégète des cathédrales de France, et, d'autre part, l'exquise sensibilité, la fantaisie, la prose flexible, de cet amoureux fou de la poésie, dans ce Monologue sur Marcel Ormoy, où c'est lui-même qu'il semble dessiner d'un pinceau si léger au moment de disparaître. Un an plus tôt, il avait payé sa dette à la poésie anglaise qui l'avait accompagné et enchanté toute sa vie, en traduisant un grand poème de Robert Browning, Abt Vogler, " une magnifique expression d'optimisme transcendant ", disait-il.
Nombre de pages
158
Date de parution
01/11/2003
Poids
226g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747513562
Titre
Les amitiés littéraires
ISBN
2747513564
Auteur
LONCHAMPT JACQUES
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
226
Date de parution
20031101
Nombre de pages
158,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La série des dix-sept Quatuors à cordes constitue certainement un des champs privilégiés où s'exprime le génie beethovénien.Cet ensemble, dont la composition s'est étalée tout au long de la période créatrice du musicien, ne saurait souffrir une écoute distraite. Il s'agit en effet d'oeuvres trop riches et trop profondes pour qu'on ne les scrute pas attentivement afin de discerner dans l'intime même de leur structure les secrets de leur grandeur et de leur force.C'est à quoi s'est attaché l'auteur de ce " livre-guide " qui, s'adressant principalement à l'amateur, ne prétend nullement à l'originalité sur le plan de l'histoire et de l'analyse. Sa démarche et sa visée sont ici essentiellement pratiques.Il s'agit d'études faites pour être lues conjointement à l'audition, au fur et à mesure du déroulement de chacun des quatuors; une manière d'aider le lecteur-auditeur à identifier les étapes du discours, à suivre pas à pas la pensée musicale, pour prendre avec elle ce contact que la simple répétition d'une oeuvre écoutée passivement ne suffit pas à assurer.Par l'utilisation d'un langage accessible et l'insertion de nombreuses citations musicales volontairement très simples, ce livre cherche avant tout à faciliter l'intelligence d'un des plus hauts sommets de la musique occidentale.Jacques Lonchampt. Né en 1925, il a été pendant treize ans rédacteur en chef du Journal Musical Français, organe des JMF, et critique musical de Télérama. Il a écrit notamment un Dictionnaire pratique des compositeurs et des oeuvres musicales et L'Opéra aujourd'hui. Entré au Monde en 1961, il en est actuellement le chef de la rubrique musicale.
Qui était Louis Aguettant (1871-1931)? Un professeur, un écrivain, un spirituel de haute stature. Il passa toute sa vie à Lyon. Ses lettres et ses écrits abondent en intuitions pénétrantes sur l'art, la littérature, la société, la politique et la foi. Styliste éblouissant, il a mené "sa vie comme une oeuvre d'art à réaliser" et ce livre est son trésor intime. Dans ce parcours année par année, on rencontrera, au milieu de ses amis, Claudel, Valéry, Fauré, Maurras, Paderewski, Hugo, Baudelaire, Debussy, Racine, Bernanos, Goethe, Nietzsche, Wagner, Keats, Shelley et beaucoup d'autres...
Ancien rédacteur en chef du Journal Musical puis chef de la rubrique musicale au Monde, Jacques Longchampt se promène dans son " Journal ", sa mémoire de papier, pour retrouver quelques-uns de ses plus chers souvenirs, les derniers concerts de Munch, quelques récitals d'Horowitz, Gieseking, Schwarzkopf, Kempff, Rita Streich, les débuts de Brendel ou d'Abbado, les formidables apparitions de Richter ou Rostopovitch?.
L'ancien critique musical du Monde retrace les plus belles étapes de son "Voyage à travers l'Opéra", qui lui a fait parcourir, pendant plus de vingt ans, cette histoire passionnante et magique (ici, des origines - Cavalieri, Monteverdi, etc. - jusqu'à Richard Wagner), grâce à des mises en scène prodigieuses ou controversées, avec souvent de très grands chanteurs et chefs d'orchestre, dans nombre de pays d'Europe et sur la plupart des scènes françaises. Cent vingt-six réalisations sont ainsi ressuscitées, gardées en mémoire, pour donner une image pleine de vie, en pleine action, de ces ?uvres sorties du c?ur et du génie des grands créateurs.Chemin faisant, Jacques Lonchampt analyse l'évolution du spectacle dans ces dernières années du XXe siècle qui ont sans doute marqué une étape importante, où l'Opéra, retrouvant toute sa "superbe" d'antan, s'est rapproché du théâtre parlé le plus moderne, adoptant son goût de la "dramaturgie", pour le meilleur et pour le pire; l'auteur souligne en particulier que la présence de la musique limite certaines audaces et engendre des règles que la mise en scène ne saurait transgresser.Une chronique pittoresque, émue, libre, pour faire aimer l'Opéra de tous les temps et découvrir (ou retrouver) maintes ?uvres qui sont autant de fêtes pour l'esprit et l'imagination.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...