GBeto et GBetdoto. De la dialectique de participation vitale à une théorie anthropocentrique, selon
Agossou Jacob
BEAUCHESNE
49,00 €
Epuisé
EAN :9782701001081
Depuis une quinzaine d'années, Africains et Occidentaux parlent de "formes africaines de l'Eglise et du christianisme", de "désoccidenta1isation de la théologie", d'"africanisation de la théologie et du christianisme". Délimitons un peu le problème. a - Le christianisme est une vie. Le prêtre africain comme tout prêtre se doit d'aider ses frères dans la foi. Comme prêtre et théologien il dispose d'une référence capitale qui est le message du Christ dont l'Eglise garde le dépôt. En tant qu'Africain, il demeure conscient des valeurs spirituelles authentiques et originales qui sont comme les notes caractéristiques de sa nation ; ces valeurs forment un véritable héritage culturel précieux dont il est pétri et auquel il a aussi à se référer. Bien comprises, faut-il le dire, ces valeurs culturelles ne sont pas contraires au Message chrétien. En tant qu'acculturé, il porte, avec cette "hérédité", des valeurs spirituelles de diverses familles culture1les. Le théologien africain se trouve donc dans une situation pour le moins inconfortable. Interrogé par des questions venant de tous ces trois pôles de référence, il se demande ce qui sortira de toutes ces confrontations ? Des idées magnifiques et généreuses, de belles élévations spirituelles théoriques et vides ! S'il en était ainsi, alors le théologien africain aura failli à son devoir. b - Le Christ est venu pour que tout homme qui croit ait la vie. Il y a là une affirmation de foi et d'espérance. Cette foi n'est pas, à cause de l'espérance qui l'accompagne, un acte isolé, posé une fois pour toutes ; elle se vit dans une conversion de tous les jours, à travers les menus faits et situations de chaque instant. Cette conversion est un exercice perpétuel de traduction de notre conception globa1e et particulière de la vie dans l'unique vision de la vie apportée par le Christo Voilà pourquoi ce serait commettre une grave erreur que de vouloir réduire le problème de l'Eglise en Afrique à des questions de Liturgie, de musique sacrée voire de pastorale. Nous n'en nions absolument pas l'importance ; nous disons simplement que ce n'est pas l'essentiel. Le problème n'est pas plus résolu par la simple relève au niveau le plus haut de la hiérarchie catholique ou par des emprunts aux éléments de notre culture par ailleurs momifiée. La solution est dans la prise de conscience de notre aliénation mentale due à notre formation qui nous fait parler un langage étranger à notre peuple. Il n'est pas question pour nous de nous en prendre aux formes dégénérées de pratiques ou d'attitudes religieuses qu'elles s'appellent syncrétismes ou superstitions. Mais d'interroger les motivations profondes qui les ont créées parce que déçues par certaines formes d'importation. Cependant simplifier outre mesure le problème en traitant d'occidental tout et absolument tout ce qui est actuellement fait et vécu dans l'Eglise est également faux, tant il est vrai qu'avant d'être Africains, Asiatiques ou Européens, nous sommes d'abord des hom
Nombre de pages
260
Date de parution
01/04/1997
Poids
1 001g
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EAN
9782701001081
Titre
GBeto et GBetdoto. De la dialectique de participation vitale à une théorie anthropocentrique, selon
Auteur
Agossou Jacob
Editeur
BEAUCHESNE
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1001
Date de parution
19970401
Nombre de pages
260,00 €
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L'ouvrage que l'on va lire est un essai de clarification de la question suivante : la " pensée de Hegel " peut-elle se présenter en quelque sorte comme la " matrice " ou le mode d'expression adéquat de ce que l'on nomme la " philosophie africaine " ? Il convient de noter d'abord que Jacob Agossou, notre auteur, ne se hasarde pas à définir ici ce qu'il convient d'entendre sous cette lexie de " philosophie africaine ". Plutôt entend-il traiter d'une autre question que l'on pourrait formuler ainsi : qu'est-ce que " lire Hegel " à partir de ce canton de la culture ici désigné comme étant l'Afrique en général, et comment celle-ci peut-elle en tirer bénéfice ? Le livre de Jacob Agossou veut être, sinon une réponse à cette interrogation, du moins un effort pour saisir sa pertinence et cerner son contenu. Voici donc une lecture interprétative qui a valeur de témoignage et d'exemple. Jacob Agossou note au passage qu'il s'est agi pour lui de comprendre et d'expliciter une maxime recueillie sur les lèvres de son propre père : " Réfléchis, fais faire à ton esprit retour en lui-même pour se regarder regardant " ; autrement dit, " sème en ton for interne ton esprit, et suis le procès de son mouvement de connaissance ". C'est muni de ce viatique que notre auteur s'avance sur la voie d'une reconstruction personnelle d'un univers de pensée " à la Hegel ".
En dépit de ce que véhiculent certains discours, les enfants africains n'échappent pas aux mauvais traitements. Ainsi, en raison de croyances ancestrales dont il est impossible de retrouver l'origine, des enfants sont tués à la naissance (enfants Yôobinu) ; pour le maintien de coutumes dont le fondement reste à démontrer, des fillettes sont victimes d'excision ou de mariages forcés ; à cause de la pauvreté, des enfants sont confiés à d'autres familles, sans contrôle (enfants Vidomegon) ou livrés à eux-mêmes dans les rues ou sur les marchés ; dans le cadre d'une éducation religieuse, d'autres sont obligés de mendier et doivent rapporter le soir une somme d'argent sous peine d'être battus (talibés)... Ces pratiques sont contestées, discutées, réfutées tant par le droit coutumier que par les textes législatifs en vigueur en Afrique. Cependant, les habitudes, les schémas éducatifs parfois archaïques ont la vie dure et se maintiennent. Il faut toute la persuasion, l'engagement et la compétence des intervenants de terrain pour faire émerger un regard nouveau et tenter ainsi d'apporter une aide aux enfants en dépit des tabous, des réticences, des silences tant des parents que des instances administratives. Issues de la rencontre de Cotonou, qui a rassemblé des professionnels africains et européens, les contributions publiées dans cet ouvrage viennent éclairer un débat plus actuel que jamais. A un moment où l'Afrique est confrontée à une croissance démographique continue, à une urbanisation galopante et aux défis de la pauvreté, il faut admettre que la situation des enfants en difficulté ne dépend pas uniquement des ajustements structurels.
Cher lecteur, en parcourant le premier Chapitre de ce recueil, vous allez découvrir dans un miroir, la différence entre le monde humain et le monde sauvage. La cruauté des habitants croit de jour en jour sur toute la planète. On en a marre. Un " curieux Nègre " est l'acteur principal de cette scène, où tous les continents sont filles d'une seule mère, la terre. Même si la cruauté existe partout, " ce Nègre " se réserve de ne parler que celle des enfants de sa mère : les " cains " de l' "Afiri ". Continuant votre lecture, vous vivrez non un songe, mais une réalité vivante. Avec la passion de l'engagement, le deuxième Chapitre traite de l'éducation et de l'équilibre social des hommes.
Diop Amadou ; Agossou Noukpo ; Nyassogbo Gabriel K
Pendant longtemps l'aménagement du territoire a été dilué à travers les actions et/ou programmes sectoriels des ministères et entités de planification du développement économique. La synergie nécessaire à la mise en cohérence des politiques nationales y faisait défaut. Après plusieurs échecs et tâtonnements, la plupart des Etats se sont doté des outils de planification du développement territorial. Ce mouvement faisait suite aux actions menées plusieurs décennies plus tôt en France, en réaction notamment à l'extrême déséquilibre spatial du développement entre Paris et le reste du territoire français. Dans un souci de gestion rationnelle, des outils performants sont disponibles de nos jours. Au niveau du continent, une vision stratégique de l'aménagement du territoire contribuera à la réduction de la pression démographique sur les régions urbaines et les régions rurales fortement peuplées; il aidera à une meilleure planification des mouvements spatiaux de population et à une meilleure canalisation des flux migratoires, ainsi qu'à une gestion plus rationnelle des terres. Compte tenu de la diversité des milieux étudiés ainsi que des méthodes et outils d'analyse, cet ouvrage atteste bien des difficultés que rencontrent les Etats africains à trouver des solutions durables aux problèmes de contrôle, de gestion et de maîtrise de l'espace de développement en vue d'offrir de meilleures conditions de vie à leurs populations.
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.