FANFARE DU NEGUS - LES ARMENIENS EN ETHIOPIE (XIX<SUP>E</SUP
ADJEMIAN BORIS
EHESS
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EAN :9782713224157
Combien de fois ai-je entendu dire que "les Arméniens étaient les plus proches des Éthiopiens". Que, contrairement à la plupart des Blancs en Éthiopie, ils n'étaient pas considérés comme des "étrangers ? A partir de l'exemple de la minuscule communauté arménienne et du non moins minuscule épisode de la création d'une fanfare de 40 orphelins rescapés du génocide de 1915, Boris Adjemian met en lumière le silencieux ouvrage d'un enracinement paradoxal, qui place les individus à mi-chemin du national et de l'étranger. En 1924, 40 enfants rescapés du génocide de 1915 sont recrutés par le ras Tâfâri, alors prince héritier et régent de l'Empire d'Ethiopie, pour former la fanfare officielle et c'est le chef d'orchestre de cette fanfare qui compose le premier hymne officiel du nouvel Etat. En focalisant sa recherche sur "la fanfare du négus", Adjemian nous fait comprendre le rôle surprenant joué par ces immigrants étrangers dans l'invention de l'hymne national éthiopien et la place exceptionnelle qu'occupe dans les récits de vie qu'il a recueillis, le thème des Arméniens "amis des Rois". Comment les traces de la présence arménienne continuent-elles à modeler le présent éthiopien ? Que nous dit l'histoire d'une poignée d'immigrants et de leurs descendants sur la construction sociale de l'étranger et du national dans une société africaine qui n'a pas connu la colonisation ? Voici une originale et passionnante porte d'entrée pour explorer à la fois l'histoire de l'Ethiopie et de la construction de l'Etat national contemporain, réfléchir sur le concept de diaspora, les rapports entre mémoire collective et individuelle. Au-delà du cas des Arméniens d'Ethiopie, il nous invite à repenser la question de l'intégration des étrangers dans l'État-nation.
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Date de parution
25/11/2013
Poids
672g
Largeur
160mm
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EAN
9782713224157
Titre
FANFARE DU NEGUS - LES ARMENIENS EN ETHIOPIE (XIXE
Auteur
ADJEMIAN BORIS
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
672
Date de parution
20131125
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Adjemian Boris ; Kévorkian Raymond ; Tafankejian G
Résumé : L'histoire des immigrations arméniennes en France traverse tout le vingtième siècle et reste d'actualité. La vallée du Rhône et ses environs en ont été un réceptacle majeur : non pas un couloir où l'on ne ferait que passer, mais une terre d'élection. A Romans, Valence, Montélimar, Aubenas, Saint-Martin d'Hères, Grenoble, Décines, Vienne, Lyon, Saint-Etienne ou Saint-Chamond, les immigrants et leurs descendants se sont enracinés. Après le temps des ghettos et du rejet, ils ont créé des Petites Arménies, tantôt éphémères et tantôt pérennes, dont nous percevons aujourd'hui l'héritage. Boris Adjemian écrit l'histoire de ces enracinements. Son livre retrace la succession des immigrations, entre l'arrivée des rescapés du génocide dans l'entre-deux-guerres, les départs en chantant vers l'Arménie soviétique et leurs retours amers, les nouvelles générations venues de Turquie, de Syrie et du Liban des années 1950 aux années 1980, puis plus près de nous les immigrants de l'Arménie indépendante. Au fil d'une histoire à taille humaine attentive aux réécritures de la mémoire et aux passés dans le présent, il interroge les multiples manières dont, ici ou là en diaspora, on vient à jeter l'ancre.
Réfugié à Paris depuis 1919, Aram Andonian est à la fois le concepteur et la cheville ouvrière de la Bibliothèque Nubar, bibliothèque arménienne de Paris. Rescapé des massacres de 1915, il est aussi un de ceux qui documentent ce génocide, recueillant des centaines de témoignages auprès de survivants, sur place au moment de sa déportation ou plus tard en exil. Dans le moment critique de la destruction et de la dispersion d'un peuple, la Bibliothèque apparaît comme une réponse à l'anéantissement. Aram Andonian en conçoit les plans, l'ameublement et l'organisation, avant d'y élire domicile. Il sollicite sans relâche les dons venant d'Alexandrie, Constantinople, Alep, Venise ou Boston. En 1941, cette collection remarquable est la cible des pillages nazis, dont Andonian se fait le chroniqueur en même temps qu'il soustrait les volumes les plus précieux à l'avidité de l'occupant. Après la guerre, dans la Bibliothèque où il vit reclus, il poursuit jusqu'à ses dernières forces son oeuvre d'archiviste et d'écrivain, alors que la destruction des Juifs d'Europe, le procès de Nuremberg et la notion de génocide forgée par Raphael Lemkin éclairent d'un jour nouveau les crimes de masse subis par les Arméniens trente ans plus tôt. Sous la forme d'un récit éminemment incarné, Boris Adjemian livre ici la double biographie d'un homme et d'un lieu. Il apporte une contribution majeure à l'histoire des Arméniens au XXe siècle, croisant l'histoire matérielle des savoirs, des pratiques patrimoniales et celle des génocides.
L'auteur retrace la vie de ses parents et grands-parents rescapés du génocide arménien de 1915, et revient aux sources de son engagement dans la vie associative, animé par la volonté de transmettre la culture ancestrale du peuple arménien et de défendre la cause arménienne qui reste encore à présent, une plaie ouverte dans la mémoire des descendants du Premier génocide du vingtième siècle. Ce livre raconte pour la première fois, le parcours de plus d'un demi-siècle d'un responsable de l'une des associations importantes de la communauté arménienne de France. Il a vécu un grand nombre d'événements et a acquis une solide expérience à travers une histoire riche, qu'il rapporte dans un esprit d'ouverture et de clairvoyance. Son attachement à la mémoire de la Résistance française, qui a forgé ses convictions de liberté et de paix, est également l'un des fils conducteurs de ce livre. Le groupe Manouchian y est longuement évoqué à travers des témoignages de compagnons d'armes aujourd'hui disparus. Ce livre est également un hommage à ceux avec qui il a partagé sa vie associative.
Un mariage sur deux se solde par un divorce, les amants se séduisent sur les réseaux sociaux, menace climatique et misère sociale pèsent sur les sentiments... Quand toutes les promesses paraissent mensongères, comment croire encore à l'amour ? Du Palais-Royal au cimetière du Père-Lachaise, en passant par la cathédrale Notre-Dame en feu, David Adjemian nous raconte en vingt nouvelles les doutes, l'espoir et le bonheur d'aimer. Vingt nouvelles, cruelles et tendres, drôles et poétiques, comme autant d'arrondissements parisiens chantés par l'auteur qui, tour à tour, vont accueillir dans des ambiances et des lieux singuliers, ces éclats de vie. Entre éblouissement, détresse et consolation, ce recueil se savoure comme un concert choral où chaque Parisien conte en sa capitale l'art d'aimer.
L'Homme poursuit l'enquête engagée dans le précédent numéro : quelle est donc cette curieuse chimère à deux têtes qui orne sa couverture depuis sa fondation ? Selon Claude Lévi-Strauss, qui l'a choisie, il s'agirait d'un "dieu Tortue" de la culture pré-colombienne Coclé, en Amérique centrale. Que sait-on de cette culture et de ses productions graphiques ? A quel genre de dieu, et à quel genre de tortue, correspond ce personnage ? Et que dire de la bicéphalité joyeuse et hypnotique qui le caractérise ? Richard G. Cooke et Carlo Severi apportent quelques éclaircissements sur ces questions. Trois "Etudes & Essais" forment le coeur de ce numéro, illustrant une nouvelle fois l'ouverture épistémologique de notre revue. Camille Chamois explore à quelles conditions ethnographiques, philosophiques et psychologiques une théorie perspectiviste peut envisager la multiplicité de points de vue d'êtres différents, humains ou non humains. Abigaël Pesses nous conduit ensuite chez les Karen de Thaïlande et nous présente un curieux motif dessiné sur l'envers d'un plateau de riz, dans lequel toute une cosmologie se voit sobrement condensée afin de guider les morts sur le chemin de l'au-delà. Sophie Blanchy et Haddad Salim Djabir, pour leur part, restituent les échanges cérémoniels qui rythment et organisent les relations entre groupes de descendance sur l'île de Mohéli dans l'archipel des Comores, de même que le processus historique de la préservation de ces usages sous l'influence de riches marchands étrangers. Laurent Berger, enfin, clôt ce numéro par un nouveau commentaire critique du livre de Charles Stépanoff, Voyager dans l'invisible. Techniques chamaniques de l'imagination (La Découverte, 2019), en réexaminant la corréla¬tion entre naissance de la hiérarchie et mode de médiation reli¬gieuse. Il est ainsi question de cosmologies, dans ce numéro, et de la matière cérémonielle et picturale par laquelle une population figure - et donc rend disponible - le monde relationnel qu'elle habite et qu'elle produit.