
Une matinée perdue
«Rien que du boulot et encore du boulot, la voilà sa vie, à partir de ses onze ans quand sa mère est morte et qu'elle s'est retrouvée seule avec une ribambelle de frères à s'occuper. Le père, il était parti à la guerre et au bout d'un an, c'était l'été, la mère a attrapé la fièvre typhoïde, ou le typhus, bref elle a attrapé une belle saloperie et elle en est morte, la pauvre. Et Sile, le plus petit, il est mort aussi, vu que personne y donnait plus le sein, et puis ç'a été le tour des jumeaux, mais Ilie et Niculae et elle, ils s'en sont tirés, ils étaient plus grands, et Dieu leur a prêté vie?» À plus de soixante-dix ans, Vica se souvient? Et plus de soixante-dix ans d'histoire roumaine défilent, vus par ses yeux, et à travers son franc-parler savoureux de femme du peuple, auquel fait contrepoint toute une galerie de personnages. Dans cette polyphonie de voix, alternent le grave et le comique, la tendresse et l'humour, et le monde se dissout et se recompose à chaque page, tel un kaléidoscope.
| Nombre de pages | 540 |
|---|---|
| Date de parution | 21/02/2013 |
| Poids | 270g |
| Largeur | 110mm |
| EAN | 9782070450121 |
|---|---|
| Titre | Une matinée perdue |
| Auteur | Adamesteanu Gabriela ; Paruit Alain |
| Editeur | FOLIO |
| Largeur | 110 |
| Poids | 270 |
| Date de parution | 20130221 |
| Nombre de pages | 540,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La rencontre
Adamesteanu GabrielaUn biologiste roumain renommé, Traian Manu, revient brièvement dans son pays natal. Après quatre décennies d'exil, il est invité à donner une conférence à Bucarest. Mais sa déception est immense : la femme qu'il a aimée autrefois vient de mourir ; la Securitate le harcèle ; ses parents et ses anciens amis le déçoivent par leur comportement égocentrique ; la seule rencontre qu'il aurait pu avoir, avec son petit cousin Daniel, échoue à cause de la timidité du jeune homme. Ce cadre romanesque offre l'opportunité d'étudier les personnages et les moeurs, de varier les perspectives et d'alterner les voix afin d'approcher l'authenticité des êtres humains. Ainsi, le roman dépasse son statut d'étude de cas pour devenir une réflexion tragique et profonde sur la condition humaine.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER18,00 € -

Situation provisoire
Adamesteanu Gabriela ; Cavaillès NicolasIl n'est pas facile d'entretenir une relation adultérine quand on est fonctionnaire au sein d'une institution culturelle sous le règne de CeauSur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,50 € -

Vienne le jour
Adamesteanu Gabriela ; Le Nir MarilyLetitia habite une petite ville de la province roumaine avec sa mère et son oncle Ion. Leurs conditions de vie sont difficiles, car le père de Letitia a été arrêté, et l'oncle Ion, pourtant un grand intellectuel, a été relégué dans un collège. La grisaille et une certaine tristesse règnent dans leur minuscule appartement, et seules les visites d'un oncle venu de la capitale ou des événements dramatiques comme la mort d'une tante interrompent le fil toujours semblable des jours. Puis, contre toute attente, Letitia obtient l'autorisation de partir pour Bucarest, et s'installe dans un foyer d'étudiantes. Mais là aussi, tout semble placé sous le signe d'une certaine monotonie que même sa liaison avec un jeune professeur, ancien élève de son oncle, ne parvient pas à effacer. À la fois roman de formation intimiste et chronique des années 1950 et 1960 en Roumanie, Vienne le jour est une subtile réflexion sur la difficulté de se construire une identité et de se forger un destin. Publié pour la première fois en 1975 à Bucarest, ce livre est devenu un classique de la littérature contemporaine, depuis sans cesse réédité. Aujourd'hui, nous le publions dans une version augmentée des passages censurés lors de sa première publication. Biographie de l'auteur Gabriela Adamesteanu est née en 1942. Romancière et nouvelliste. elle est considérée comme l'une des voix les plus les plus importantes de la littérature roumaine, aux côtés de Norman Manea et de Mircea Cartarescu. Vienne le jour est son deuxième roman traduit en français après Une matinée perdue (Gallimard, 2005) qui avait reçu un accueil très élogieux.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,40 € -

Les années romantiques
Adamesteanu Gabriela ; Cavaillès Nicolas ; Potel JLes Années romantiques, pour Gabriela Adamesteanu, sont les années qui ont vu la fin de la dictature de Ceausescu, la naissance d'une nouvelle Roumanie et l'entrée du pays dans la communauté européenne. Pour rendre compte de ces événements, elle avait occupé une position privilégiée en tant que journaliste. Ainsi, entre 1991 et 2005, elle était commentatrice politique et rédactrice en chef de la revue 22, l'hebdomadaire du Groupe pour le dialogue social. Cependant ce "journal" n'est pas seulement un témoignage, il est aussi l'oeuvre littéraire d'une grande romancière. Qui en parle dans ces termes : "Ce livre-ci, dans sa totalité, s'est écrit en moi, contre ma volonté. [...] j'ai réfléchi à un livre qui prolongerait ce que j'avais écrit spontanément. Voilà comment j'en suis venue à écrire un livre mettant en jeu la "mémoire involontaire" que j'avais découverte à vingt ans en lisant Proust : à la fois des mémoires et un essai. L'épisode de mon accident de voiture de février 1990, tel que je l'ai raconté dans Lettre internationale, a constitué la semence de ce livre. [...] Ce livre représente à mes yeux une dette envers le passé récent. Je l'ai écrit parce que je me sens tenue, moi aussi, de donner ma version des événements vécus. Beaucoup d'années ont passé, pendant lesquelles j'ai réfléchi au "projet" de ce livre."Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER19,00 €
Du même éditeur
-

Le monde à côté
Chraïbi DrissAprès avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.EpuiséVOIR PRODUIT8,10 € -

Jour de ressac
Kerangal Maylis deOui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.En stockCOMMANDER8,60 € -

Les marécages
Lansdale Joe R. ; Blanc BernardDans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.EpuiséVOIR PRODUIT10,50 € -

Hurlevent
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle JacqueEmily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper PowysEpuiséVOIR PRODUIT8,60 €
De la même catégorie
-

Le traducteur cleptomane. Et autres histoires
Kosztolanyi Dezsö ; Peter Adam ; Regnaut Maurice ;C'est là que m'est arrivée cette chose qu'il serait dommage de ne pas vous raconter. Après tout, je peux mourir à n'importe quel moment, un vaisseau capillaire qui se rompt dans le cerveau, ou le coeur, et personne d'autre que moi, j'en suis sûr, ne pourra jamais vivre une chose pareille". Dans ce choix de nouvelles, Deszö Kosztolányi met en scène son propre double, Kornél Esti. Avec un humour pince-sans-rire teinté d'un certain pessimisme, il raconte le Budapest des années 1920 et, plus généralement, le monde qui l'entoure. On retrouve le ton savoureux du grand écrivain hongrois dans ces courtes histoires fantaisistes, faites de dérision, d'absurde et d'un regard déroutant sur le réel. On pense bien sûr à Kundera. Le romancier hongrois, tout comme le Tchèque, a cet art de dire l'indicible, la sclérose et la mort sur un air de fugue et un ton de plaisanterie. Télérama. Onze textes que vous n'oublierez probablement jamais. Le Midi libre. De petites perles d'ironie et d'humour. Les Echos. Postface d'Ádám Péter. Traduit du hongrois par Ádám Péter et Maurice Regnaut.EpuiséVOIR PRODUIT8,25 € -

La porte
Szabó Magda ; Philippe ChantalLui se cache derrière le voile d'Emerence, cette vieille femme kaléïdoscopique, fantasque, entourée de mystères par les lacunes de son passé; qu'elle ne livre que par bribes, ainsi que par sa porte, close à tous sans exception? Amitié, répulsion, remords liés à la trahison nécessaire, à la colère... autant de sentiments de Magda Szabo couche avec pudeur sur papier dans ce roman largement autobiographique.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,50 € -

Prisonniers du paradis
Paasilinna ArtoUn avion qui fait un amerrissage forcé avec à son bord des sages-femmes et des bûcherons - à proximité quand même d'une île - cela n'existe que chez Paasilinna. Voici les naufragés qui s'organisent, chacun retrouvant vite ses habitudes : les Finlandais distillent de l'alcool et ouvrent le «Café de jungle». Les Suédoises mettent sur pied un centre de planning familial - n'oublions pas qu'il y a vingt-huit hommes et vingt-six femmes échoués sur la plage. Une plage de sable blanc bordée de cocotiers et où finalement, entre chasse, pêche et culture, la vie ne va pas être désagréable du tout. Au point que certains n'auront aucune envie de retrouver la «civilisation» quand un navire américain s'approche et que son commandant veut évacuer les joyeux naufragés. Des problèmes aigus vont alors se poser et il faudra tout l'humour de Paasilinna pour tenter de les résoudre.En stockCOMMANDER8,60 € -

Mémoires de Hongrie
Márai Sándor ; Kassai Georges ; Bianu ZénoAntifasciste avant la guerre, " ennemi de classe " sous l'ère soviétique, témoin d'un monde qui se délite, Saindor Marai connut avant son exil officiel vers les États-Unis un tragique exil intérieur. Rédigés vingt ans après les événements évoqués, ces Mémoires composent une fresque saisissante de la Hongrie à une époque cruciale de son histoire et mettent en lumière le trajet bouleversant de l'auteur des Braises. Avec verve et sensibilité, Marai raconte l'entrée victorieuse des chars soviétiques en Hongrie en 1944 et l'instauration du régime communiste. L'écrivain doit se résigner à l'évidence : l'humanisme est assassiné, on assiste au triomphe d'une nouvelle barbarie à laquelle, une fois de plus, le peuple se soumet. Isolé et impuissant, Marai décide de quitter son pays : " Pour la première fois de ma vie, j'éprouvai un terrible sentiment d'angoisse. Je venais de comprendre que j'étais libre. Je fus saisi de peur ", écrit-il la nuit de son départ, en 1948.EpuiséVOIR PRODUIT10,50 €
