Au-delà des tourments est une oeuvre romanesque aux relents autobiographiques. Odilia Nanga n'avait pas connu sa mère. Ayant subi très tôt de nombreuses épreuves, elle n'aura pas la chance de bénéficier de câlins et autres attentions, car son père va lui aussi disparaître tragiquement quelques années plus tard. Rentrée avec sa belle-mère vivre au village, ses jours, déjà si tristes, vont se transformer en cauchemar. Un jour, au détour d'un sentier, son destin croise celui de Serge Dubois, un jeune ingénieur issu de la riche aristocratie française de Louisiane et contrôleur des travaux de construction de la nouvelle route départementale passant par le village. Après moult péripéties, la "belle sirène des bois" devenue Madame Dubois, s'en ira s'installer dans son nouveau monde : la Nouvelle-Orléans. De leur union, naîtront deux garçons : Alphonse, l'aîné, riche industriel dans le secteur pétrolier et enfant modèle, qui perpétuera la tradition des Dubois ; Serge, le cadet, destiné à une brillante carrière d'avocat, que la rencontre avec Miriam Kadidja plongera dans un univers ésotérique et macabre. Devenu Mohammed Kadi par le mariage, Serge entamera alors une longue vie de débauche et une descente vertigineuse vers l'enfer. Déjà éprouvée par la disparition de son époux, Odilia mettra toute la force de ses prières dans cette nouvelle épreuve et, un jour, le miracle finira par se produire. La vieille dame pourra enfin partir, loin des turbulences de la Terre, au-delà des tourments.
Nombre de pages
151
Date de parution
20/12/2013
Poids
195g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343023045
Titre
Au-delà des tourments
Auteur
Abouna Noah Alain
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
195
Date de parution
20131220
Nombre de pages
151,00 €
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A ce jour, c'est l'ethnie qui impose aux hommes l'amour de certaines personnes et la haine d'autres. Elle fait faire la guerre, elle fait accéder au pouvoir et aide à gouverner les hommes. Mais ce qui reste ignoré jusqu'à présent, c'est l'explicitation de l'aspect coercitif de l'ethnie, c'est-à-dire ce qui en elle ordonne, impose, ou dicte aux hommes tel ou tel acte. Voici une tentative de démêlage de cette inconnue. A partir de l'exemple du Cameroun, l'auteur montre comment l'ethnie fonde, plus que toute autre chose, la conduite humaine dans l'occupation de l'espace, l'appartenance religieuse et l'administration des Eglises, le choix des noms des organes de presse et des lignes éditoriales, l'appartenance politique et le choix des représentants du peuple en contexte multipartisan. Une grille de lecture empruntée à l'anthropologie culturelle explique la coercition ethnique sur l'individu par l'unité d'origine, l'unité d'essence et l'unité de nom, qui font des membres d'une ethnie une entité homogène. La survie individuelle et groupale en situation multiethnique passe nécessairement par la démocratie intraethnique et l'ethnocratie interethnique. En vertu du principe de l'unité culturelle africaine, il est probable que les faits étudiés ici s'appliquent également à un certain nombre de sociocultures négroafricaines.
Abouna Paul ; Fame Ndongo Jacques ; Edjenguèlè Mbo
Pris "à fleur de langage", le terme culture induit de nombreuses connotations. Qui pénètre son sens découvre qu'il évoque la ville et son évolution, les grandes agglomérations, et le progrès. La culture allègue les savoirs, les technologies, l'industrie, le numérique, aussi bien que leurs menaces ; elle désigne tout ce qui provient de la tradition extérieure. Elle est fille de l'éducation. Une telle définition suscite d'abondantes interrogations : qu'est-ce qui préexiste à la culture ? Qu'est-ce qui lui est postérieur ? La culture de l'homme ou encore la satisfaction de ses besoins est-elle envisageable au-delà de Dieu, cette force qui régit et régule l'ensemble des manifestations de l'Univers et dont la culture est elle-même une portion ? La culture est-elle possible au-delà d'elle-même ? Qui peut l'imaginer ? Quelle érudition peut en formuler le concept ? Une telle idée est-elle indispensable ? Enfin, y a-t-il une limite de la culture ou appartient-elle à l'ordre de l'infini ? Plus scientifiquement, la culture relève-t-elle de l'atemporalité, ce que Platon, dans le magnifique passage qui conclut le Timée, nomme l'immortalité, et qui renvoie à ce qu'il appelle le toujours du temps, dont le nom classique est l'éternité ? Cet ouvrage éclaire toutes ces contradictions et bien d'autres encore.
Abouna Marie-Stéphanie ; Aubert Francis ; Bruno Pi
Les discriminations, visibles ou invisibles, persistent dans de nombreux domaines de la vie sociale, malgré le principe de non-discrimination de la loi française. Plusieurs universitaires donnent des éclairages en s'appuyant sur leurs recherches, travaux, actions et réflexions, en croisant les approches (juridique, sociologique, éthique, psychologique...) et les regards : à l'école ou à l'université, dans les campagnes, les secteurs artistique, culturel, les ?uvres littéraires, lors de l'insertion professionnelle... Les auteur-e-s pointent aussi la pluralité des publics touchés (femmes, jeunes, étudiants étrangers, migrants d'Afrique, pauvres, sportifs...), illustrée par quelques témoignages. En soulignant la dimension multifactorielle, cumulative et la complexité des inégalités et discriminations qui menacent la cohésion de la société, ce livre s'adresse à tout acteur qui souhaite les démasquer et les combattre.
Les systèmes numéraux dont il est question dans ce livre ont été chacun soumis à un modèle d'analyse unique, mettant en perspective les éléments suivants : les premiers chiffres, les dizaines, la formulation de l'addition, la formulation de la multiplication, le chiffre 100, et le sens de lecture et d'écriture mathématique des chiffres. L'interface entre les constances dégagées par les systèmes numéraux étudiés et un certain nombre de cosmogonies a débouché sur les évidences suivantes, considérées comme des vérités établies : dans les cosmogonies africaines, l'élément premier de la création est le chiffre 9 (Ennéade), le chiffre 8 (Ogdoade), le serpent, l'oeuf, la spirale, etc. ; ces éléments primordiaux convergent tous vers une réalité unique : le chiffre 9 ; le chiffre 9 se trouve au centre du composé humain, à l'origine du monde et au coeur des cultures négro-africaines ; les systèmes numéraux négro-africains, dans leurs constituants et dans leur ordonnancement, miment l'anatomie et la physiologie de la nature et de la culture.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...