La naissance, l'histoire et le développement de la culture. Pré-culture, culture et post-culture
Abouna Paul ; Fame Ndongo Jacques ; Edjenguèlè Mbo
L'HARMATTAN
24,99 €
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EAN :9782343038834
Pris "à fleur de langage", le terme culture induit de nombreuses connotations. Qui pénètre son sens découvre qu'il évoque la ville et son évolution, les grandes agglomérations, et le progrès. La culture allègue les savoirs, les technologies, l'industrie, le numérique, aussi bien que leurs menaces ; elle désigne tout ce qui provient de la tradition extérieure. Elle est fille de l'éducation. Une telle définition suscite d'abondantes interrogations : qu'est-ce qui préexiste à la culture ? Qu'est-ce qui lui est postérieur ? La culture de l'homme ou encore la satisfaction de ses besoins est-elle envisageable au-delà de Dieu, cette force qui régit et régule l'ensemble des manifestations de l'Univers et dont la culture est elle-même une portion ? La culture est-elle possible au-delà d'elle-même ? Qui peut l'imaginer ? Quelle érudition peut en formuler le concept ? Une telle idée est-elle indispensable ? Enfin, y a-t-il une limite de la culture ou appartient-elle à l'ordre de l'infini ? Plus scientifiquement, la culture relève-t-elle de l'atemporalité, ce que Platon, dans le magnifique passage qui conclut le Timée, nomme l'immortalité, et qui renvoie à ce qu'il appelle le toujours du temps, dont le nom classique est l'éternité ? Cet ouvrage éclaire toutes ces contradictions et bien d'autres encore.
Nombre de pages
221
Date de parution
27/06/2014
Poids
284g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343038834
Titre
La naissance, l'histoire et le développement de la culture. Pré-culture, culture et post-culture
Auteur
Abouna Paul ; Fame Ndongo Jacques ; Edjenguèlè Mbo
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
284
Date de parution
20140627
Nombre de pages
221,00 €
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Les systèmes numéraux dont il est question dans ce livre ont été chacun soumis à un modèle d'analyse unique, mettant en perspective les éléments suivants : les premiers chiffres, les dizaines, la formulation de l'addition, la formulation de la multiplication, le chiffre 100, et le sens de lecture et d'écriture mathématique des chiffres. L'interface entre les constances dégagées par les systèmes numéraux étudiés et un certain nombre de cosmogonies a débouché sur les évidences suivantes, considérées comme des vérités établies : dans les cosmogonies africaines, l'élément premier de la création est le chiffre 9 (Ennéade), le chiffre 8 (Ogdoade), le serpent, l'oeuf, la spirale, etc. ; ces éléments primordiaux convergent tous vers une réalité unique : le chiffre 9 ; le chiffre 9 se trouve au centre du composé humain, à l'origine du monde et au coeur des cultures négro-africaines ; les systèmes numéraux négro-africains, dans leurs constituants et dans leur ordonnancement, miment l'anatomie et la physiologie de la nature et de la culture.
A ce jour, c'est l'ethnie qui impose aux hommes l'amour de certaines personnes et la haine d'autres. Elle fait faire la guerre, elle fait accéder au pouvoir et aide à gouverner les hommes. Mais ce qui reste ignoré jusqu'à présent, c'est l'explicitation de l'aspect coercitif de l'ethnie, c'est-à-dire ce qui en elle ordonne, impose, ou dicte aux hommes tel ou tel acte. Voici une tentative de démêlage de cette inconnue. A partir de l'exemple du Cameroun, l'auteur montre comment l'ethnie fonde, plus que toute autre chose, la conduite humaine dans l'occupation de l'espace, l'appartenance religieuse et l'administration des Eglises, le choix des noms des organes de presse et des lignes éditoriales, l'appartenance politique et le choix des représentants du peuple en contexte multipartisan. Une grille de lecture empruntée à l'anthropologie culturelle explique la coercition ethnique sur l'individu par l'unité d'origine, l'unité d'essence et l'unité de nom, qui font des membres d'une ethnie une entité homogène. La survie individuelle et groupale en situation multiethnique passe nécessairement par la démocratie intraethnique et l'ethnocratie interethnique. En vertu du principe de l'unité culturelle africaine, il est probable que les faits étudiés ici s'appliquent également à un certain nombre de sociocultures négroafricaines.
Le Soleil de la nuit semble, à première vue, enraciné dans une contradiction oxymorique : soleil et nuit. Car, dans leurs objectivations empiriques, les deux s'excluent réciproquement. Son contenu, issu du corpus de quelques fables chantées, vient réconcilier chacun des termes de cette contradiction. Réconciliation qui s'exprime en montrant comment dans les cultures et civilisations des Ekang, peuples de la forêt d'Afrique centrale, le soleil brille la nuit. Il s'agit en réalité d'un soleil métaphorique et subtil qui brille non pas pour éclairer la matière, mais l' "anti -matière" ; non pas pour éclairer le corps, mais l'esprit et l'âme ; non pas pour éclairer le monde des vivants, mais celui des morts, ses mystères et ses arcanes ; non pas pour éclairer ce qui est visible et explicite, mais ce qui est invisible et implicite...
Il y a tout un pan de vie camerounaise que l'administration coloniale a envahi sans réussir à le dominer entièrement : celui de la santé et de la guérison. Dans la culture camerounaise, les maux physiques ne sont qu'un symptôme de mauvaise qualité des rapports de l'intéressé avec un ancêtre, une divinité ou un voisin. Pour redonner la santé, le guérisseur doit interroger le patient sur tous ses rapports et remédier au problème par les plantes médicinales, les sacrifices ou les prières. La médecine traditionnelle était le seul système de soins de santé pour traiter les maladies physiques, mentales et sociales. Selon l'OMS, 80 % des Africains y recourent pour leurs besoins de santé, malheureusement, les matières premières médicinales sont détruites par les effets néfastes des changements climatiques. Cet ouvrage propose de montrer les rapports entre la pratique de la médecine traditionnelle et l'environnement puis de présenter les conséquences terribles du changement climatique sur les soins à base de plantes médicinales au Cameroun.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...