La Casbah, Al-qasabah, c'est la citadelle. Imprenable par essence, ces forteresses construites à l'intérieur des villes ou à proximité l'ont été, dans l'histoire, pour les défendre des assauts extérieurs. Balafrée, tailladée, blessée et amputée du temps de la conquête, la Casbah d'Alger retrouvera aux heures les plus sombres de la guerre d'Algérie un peu de son rôle central, à la fois refuge et bastion des nationalistes. Résistante. Marseille, Quartier de la Plaine, jour de marché. « La Casbah d'Alger, la Casbah d'Alger ». J'entends ce cri d'exaltation, entre joie et désespoir, de cet homme qui exulte et que je croise et que je regarde et que je vois. Je me promets alors d'aller à Alger photographier la Casbah. Je m'y suis rendu, j'ai vu un quartier en perpétuel mouvement avec des passants et des habitants qui sortent d'on ne sait où, qui vont on ne sait où, attendent. J'ai vu un lieu vivant et entraînant. Un lieu mythique, subjuguant, j'ai voulu le montrer à ma façon. La Casbah, Al-qasabah. Citadelle symbole de résistance. On parle aussi de citadelle quand on veut exprimer une pensée qui défend avec acharnement certaines idées. J'ai surtout senti un lieu à défendre. Un abandon palpable et l'urgence d'une transmission, nécessaire. J'ai marché, j'ai croisé des gens, je leur ai demandé de prendre juste une pause, pour un temps de pose, pour une photo. Je ne pouvais pas séparer la ville de ses habitants.
Nombre de pages
96
Date de parution
25/11/2025
Poids
220g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782365101264
Auteur
Abidat Abed
Editeur
DE JUILLET
Largeur
140
Date de parution
20251125
Nombre de pages
96,00 €
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Au travers de portraits écrits et photographiques, au travers de courtes biographies, de comptes rendus de parcours personnels, de voyages en images sur le site, ses lieux communs et ses recoins, les auteurs ont à c'ur de faire ressortir ce qu'il y a d'essentiel : la relation que les êtres entretiennent avec l'entreprise. Comment ils la vivent, de quelle façon ils s'en nourrissent, en quoi, par quoi, elle laisse sur eux des traces indélébiles.
Des voyages à travers le monde. Ici le temps ne compte pas. Peu importe l'origine, les enfants sont rois. C'est à travers des rues étroites, des immeubles dévastées ou des terrains vagues faisant office de rues, des enfants qui jouent, qui vivent ou qui travaillent que le photographe nous balade.
Les photos que vous allez découvrir dans ce livre sont le fruit de 3 ans de voyages dans la ville d'Alger. Le photographe a pris le parti d'utiliser la technique photographique du polaroid. Démarche singulière que d'offrir sa photographie à la personne portraitisée, pour conserver le négatif, comme un envers du décor, altéré, immémorial, révélation de la réalisation de ce travail.
Le 8 mai 1945. Dans un esprit de fête de la victoire des alliés contre le nazisme, une manifestation pacifique et citoyenne, organisée par les Algériens avec l'accord des autorités coloniales dans la ville de Sétif, puis à Guelma, dans l'est de l'Algérie, tourne au drame. À Sétif, un policier qui voulait enlever le drapeau algérien figurant parmi les drapeaux alliés, tire sur un jeune scout. C'est le début d'une répression sanglante dans le Constantinois. Les zones de Sétif, celles de Kherrata et celles de Guelma sont concernées. La folie meurtrière déclenchée par l'armée française et la milice des colons contre la révolte des nationalistes algériens va prendre des proportions considérables, et durer plusieurs semaines. Il y aura parmi les Européens une centaine de morts et autant de blessés. Le nombre de victimes autochtones est jusqu'à aujourd'hui objet de débat. Les historiens parlent de 18 000 à 45 000 victimes... C'est en 2003 que l'idée de réaliser un ouvrage sur l'histoire des massacres du 8 mai 1945 en Algérie a germé. Ce sont des témoignages de personnes issues de l'immigration maghrébine recueillis lors de la préparation de l'ouvrage Chibanis, chibanias, portraits d'une génération sans histoire ? qui ont marqué le photographe Abed Abidat, notamment celui d'un témoin des massacres à Sétif. Abed Abidat a parcouru une partie de l'est de l'Algérie à la rencontre des témoins survivants des massacres, de ceux qui les ont vus et vécus. Il en a ramené des portraits, des témoignages. Jean-Louis Planche complète cet ouvrage en proposant une perspective contextuelle historique des événements (rétrospective historique, chronologie des faits). Le photographe insiste aussi sur la découverte d'une Algérie du quotidien, des hommes et des femmes déambulant dans les rues, des enfants jouant sur des terrains vagues, un paysage aride encore bousculé par le souvenir.
Ce livre, imprimé en risographie, est une invitation à traverser la péninsule coréenne par le prisme du collage et de la photographie. Réalisé à partir de timbres, cartes postales, bandes dessinées, photographies, tickets et invitations glanés au fil de mes voyages en Corée du Nord, une vingtaine de 1991 à 2015, cet ouvrage est une exploration visuelle qui mêle esthétique pop art et réflexion documentaire. Mon approche emprunte au geste ethnographique : saisir le quotidien, les traces de l'histoire et les imaginaires collectifs à travers une "pensée regardante". Les collages traduisent une tension entre répétition symbolique et transformation poétique, mettant en lumière les codes graphiques et sociaux propres à cette société singulière. Ce projet, qui joue avec la saturation des couleurs - rouge, jaune - et les motifs récurrents du régime, interroge la frontière entre propagande et identité, entre mythe et réalité. Chaque page, chaque collage devient un espace où l'émotion esthétique dialogue avec une mémoire fragmentée, livrant au lecteur une vision à la fois fascinée et critique. "L'éclat fragmenté d'une Corée imaginaire" est un objet à la croisée de l'art et du témoignage, un microcosme visuel qui cherche moins à conclure qu'à questionner, et à travers ses compositions, à faire éclore le désir de lire entre les lignes, de voir au-delà des images.
Invitée en résidence dans trois quartiers clermontois, Stéphanie choisit le tramway, fil conducteur traversant la ville, et en fait son territoire d'observation. A travers les passagers, elle cherche à capter des présences fugitives, des fragments humains plutôt qu'un réel documentaire. Son approche devient une quête artistique et intérieure, expérimentale et intuitive. La révélation survient au musée Roger-Quilliot, devant les Vierges en Majesté d'Auvergne : ces figures hiératiques reflètent les visages des voyageurs qu'elle a photographiés. De ce parallèle naît "â¯Majesticâ¯" , une oeuvre sur la spiritualité du quotidien et la beauté des regards immobiles. Stéphanie Lacombe relie art roman et modernité, églises et tramways, rappelant que les nouveaux lieux de rassemblement - transports et écrans - remplacent les anciens temples, mais conservent la même quête d'élévation.
Mood est un témoin d'opportunités furtives qui leur donne un air d'éternité ; ce livre est un point d'étape, une façon de se reposer le regard pour mieux poursuivre ensuite le chemin de la création. C'est une expérience universelle, dans laquelle l'émotion est un langage commun, une sorte d'esperanto composé de scènes intemporelles, mystérieuses et oniriques, indépendantes les unes des autres tout en appartenant à un ensemble cohérent qui apaise et poétise nos âmes ; une parenthèse qui s'ouvre et se referme, offrant à chaque nouvelle lecture des sensations renouvelées. From Somewhere to Mood...