
A voté. Une histoire de l'élection
Les pratiques électorales sont, à intervalle régulier, l'objet d'un commentaire si intense qu'il en fait oublier l'essentiel : d'où vient l'évidence des actes et des rites dont elles sont faites ? D'où vient l'habitude du bulletin, de l'isoloir et de l'urne ? En réalité, ces choses de la vie démocratique n'ont rien de secondaire. Laurent Le Gall montre, à partir de souvenirs personnels de suffrages, d'affiches, de bulletins (le bulletin nul : qu'écrire ?) ou de campagnes électorales (1974 à travers le film de Depardon, 2002), les pratiques différenciées qui président à l'acte de vote et des sens que des acteurs différemment socialisés lui ont donnés depuis les années 1830, mais aussi toutes les luttes qu'il a fallu pour apprendre à voter. Il fut un temps où les bulletins n'étaient pas imprimés, où le notable des lieux le remplissait pour le citoyen. Et dans les villages du pays, les affaires sont nombreuses qui voient les villageois s'emparer de l'urne de la communauté voisine et demander rançon. Plus tard, les trucages, les fraudes et bourrages d'urne, dont bruissent longtemps les élections, la nécessité d'édifier un code électoral et de pacifier l'urne et le bulletin, dessinent une autre histoire électorale du pays. Mais les fraudes et les bagarres ne sont pas tout. Ce livre explique l'ascension d'un rite qui nous est devenu familier et des objets oubliés à force d'évidence sur lequel il prend appui. Dans le repli des débats idéologiques auxquels on ramène tout le plus souvent, il raconte comment les Français ont appris à voter et pourquoi on le fait, derrière l'utopie du suffrage, restituant au bulletin ce qui en fait toute sa richesse : son évidence et son énigme.
| Nombre de pages | 368 |
|---|---|
| Date de parution | 23/03/2017 |
| Poids | 390g |
| Largeur | 125mm |
| EAN | 9791095772187 |
|---|---|
| Auteur | Le Gall Laurent |
| Editeur | ANAMOSA |
| Largeur | 125 |
| Date de parution | 20170323 |
| Nombre de pages | 368,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'électeur en campagnes dans le Finistère. Une Seconde République de Bas-Bretons
Le Gall LaurentL'électeur en campagnes est l'histoire d'une recherche sur ce que voter voulut dire dans le Finistère des années 1831-1852. En s'intéressant aux électeurs - davantage qu'aux élections - des 282 communes du département, cette enquête qui juxtapose des études de cas et joue sur la variation des échelles (de l'individu au département en passant par le hameau) s'interroge sur les modalités de la " transition démocratique ". Elle espère lever un coin du voile sur les fausses évidences d'une multitude d'actes électoraux qui engagèrent tout autant le devenir d'un régime - la Seconde République du suffrage universel-et d'une nation que la construction d'un espace et d'un temps politiques spécifiques. Si le citoyen-électeur de la Basse-Bretagne - mais ce pourrait être ailleurs, ou presque - des années orléanistes puis républicaines put être porteur d'une " opinion ", il fut aussi et surtout le réceptacle et le vecteur d'un ordre démocratique en construction. L'analyse de ses traces à partir de sources profuses (procès-verbaux des élections locales et nationales, chansons qui le mirent en scène, immense corpus protestataire...) et la reconstitution de ses parcours n'aspirent qu'à contribuer modestement aux débats qui concernent la politisation des ruraux dans la France du XIXè siècle et l'ouverture d'un champ des possibles en 1848.EpuiséVOIR PRODUIT49,00 € -

A voté. Une histoire de l'élection
Le Gall LaurentQu'est-ce que voter ? La question apparaît brûlante depuis la dissolution de 2024. Brassant les deux siècles durant lesquels l'élection est devenue le moment cardinal de la démocratie, ce livre est l'histoire d'un dispositif dont l'évidence occulte les significations multiples et d'un acte individualisé devenu geste routinier. Une édition poche augmentée d'un chapitre inédit. Au fond, qu'est-ce que voter ? La question apparaît toujours plus brûlante depuis la dissolution de juin 2024. Brassant les deux derniers siècles au cours desquels l'élection est devenue le moment cardinal de la démocratie, ce livre est l'histoire d'un dispositif dont l'évidence occulte la multiplicité et la complexité de ses significations. Utilisés comme des amorces, sept souvenirs, dont un inédit pour cette édition poche, en scandent le tracé et restituent ce qui fait que le vote, cet acte individualisé sous contrainte sociale, est devenu un geste routinier. De la campagne de Giscard d'Estaing sous l'?il de Raymond Depardon aux tribulations d'un maire dans le viseur d'Éric Rohmer, des agents électoraux de la IIIe République au porte-à-porte lillois de Martine Aubry, des bulletins nuls à la récente prise en compte du vote blanc, de la première expérience " suffragière " des femmes au sortir de la Seconde Guerre mondiale à la définition du corps civique, c'est tout un pan des façons de faire une communauté politique qui se donne à lire entre " cens caché " et " jardin des délices démocratiques ".Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER14,00 € -

La politisation
Le Gall LaurentEn France, les élections législatives surprises de l'été 2024 n'ont cessé de poser la question pendante de la politisation. Mais qu'est-ce qu'être politisé ? Ce mot banal dans le lexique des sciences sociales est par ailleurs utilisé au quotidien. Il renvoie à des pratiques et à des représentations qui ont en commun des investissements dans un espace politique irréductible au seul ordre électoral. S'il fallait ne retenir qu'une définition de la politisation, ce serait la requalification d'un certain nombre d'activités sociales en des activités politiques. L'ouvrage part de cette interrogation centrale : qu'est-ce qui fait qu'un geste, une action, une mobilisation est, apparaît ou est présenté comme politique ? Il y est question tout autant de " frontières du politique " que de croyance démocratique, de carrières militantes que d'apathie. Si la politisation recouvre un ensemble de processus qui conduisent à produire un état (le sujet politisé), elle est aussi un prisme qui permet de lire, autrement, les vies en société.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER11,00 € -

La politique sans en avoir l'air. Aspects de la politique informelle XIXe-XXIe siècle
Le Gall Laurent ; Offerlé Michel ; Ploux FrançoisPolitique informelle : l'expression a été rarement utilisée dans le champ des sciences sociales comme si elle était frappée d'emblée d'obsolescence, le politique ne pouvant être que formalisable pour être repérable. Elle occupe pourtant ici le terrain après qu'une vingtaine de chercheurs (des historiens, des politistes, des sociologues) se sont essayés, à partir de leurs objets de recherche - fête populaire, iconoclasme, rumeur, pamphlet, dîner de veuve, charivari, braconnage... - et en fonction de leurs pratiques disciplinaires, à en dessiner les contours pour en éprouver la pertinence. Il ne s'agit donc pas, en nous intéressant à la politique informelle, d'ajouter une expression supplémentaire à un lexique déjà bien fourni au risque de semer un peu plus la confusion et de brouiller un ensemble de définition qui oscille entre sa version maximaliste, tout est en passe de devenir politique, et sa version minimaliste, le politique se réduit à un champ strictement délimité dont les sciences sociales ausculteraient la genèse et les évolutions. Plutôt que de considérer l'élaboration et l'installation d'un ordre politique sous l'angle de ses acteurs/agents et de ses formes de mobilisation les plus classiques (la citoyenneté électorale ou la structuration des formes partisanes), pari a été fait qu'un changement de point de vue, la politique vue des coulisses pour paraphraser Maurice Agulhon, permettrait d'enrichir la connaissance de cet ordre-là. Une tentative de le reconsidérer à travers cette expression volontiers ambiguë qui entend moins être une nouvelle catégorie normative, une définition par le manque, qu'une incitation à une réflexion sur les relations entre le champ politique et son hors-champ, et sur les façons de dire et de faire de la politique sans en avoir l'air.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER22,00 €
Du même éditeur
-

Travail
Dujarier Marie-AnneValeur travail ", " je cherche du travail "... Les expressions sont légion pour dire combien le travail est au c'ur de nos vies. Pointant les conflits de valeurs qui le traverse afin de les politiser, ce livre questionne la transformation des institutions du travail dans un contexte de désastre écologique, d'injustices sociales accrues et d'épuisement psychique. Depuis dix siècles, le mot travail a pris progressivement pris trois significations principales : activité, production et emploi. Or seules les sociétés capitalistes utilisent ce mot unique pour évoquer autant de dimensions hétérogènes. Déplier le mot permet d'en saisir les enjeux contemporains. Le travail, entendu comme activité, est la peine que nous nous donnons pour faire quelque chose, ce que les sciences cliniques du travail nomment le " travail réel " : une élaboration sensible de l'action, avec et pour d'autres, qui est tendue vers la construction de sens et de santé. L'activité est désirable pour ces valeurs intrinsèques, existentielles. Mais il existe des conditions sociales pour que l'activité puisse se déployer. Or les dispositifs sociaux, et notamment le management, éludent régulièrement cette épaisseur de l'action, réduite à une exécution. Le travail signifie aussi la production concrète réalisée, avec ses qualités et ses valeurs d'usage, et marchandise avec une valeur économique. On peut avoir fait un " beau travail " sans valeur marchande. Ou l'inverse. Savoir ce qu'il est utile de produire et surtout, pour qui c'est utile, est un enjeu constant. Il prend une dimension existentielle dans le contexte d'abondance écocide et d'inégalités matérielles extrêmes. Enfin, le travail désigne aussi, bien sûr, un rapport social d'emploi, et plus particulièrement, depuis un siècle, sa forme dominante dans le Nord : le salariat, devenu l'institution centrale des sociétés capitalistes ayant spécialisé les fonctions et tâches productives. Les actuelles institutions " du travail " (Code, ministère, politiques publiques...) n'encadrent d'ailleurs que l'activité productive salariée. Ainsi, le travail soulève des enjeux existentiels multiples : de sens, de santé, de survie matérielle et écologique, de justice, comme de places sociales. Autant de significations et de valeurs qui sont en rapport, en tension, voire en conflit entre elles. Penser politiquement les rapports entre les valeurs intrinsèques, d'usage et économiques permet de pointer les usages immoraux de la morale du travail. Ce geste offre aussi de questionner les institutions du travail. Quel devrait être leur périmètre, alors que l'essentiel de la production utile pour notre subsistance se fait hors du salariat, et que celui-ci contribue à en réduire la possibilité ? Et quelles utopies concrètes du travail fleurissent, qui répondrait aux enjeux contemporains ... Autant de questions abordées dans ce livre attendu dans la collection " Le mot est faible ".Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER9,00 € -

LGBTQomics - Représentations et cultures LGBTQIA dans la bande dessinée, 1900-2026
Leroy-ladurie IreneUne autre histoire de la bande dessinée : pour la première fois, un livre-catalogue, rassemblant les ?uvres et contributions d'une centaine d'artistes du neuvième art, traverse les XXe et XXIe siècles en interrogeant l'émergence des représentations queer et l'apparition des artistes engagé·es à rendre visibles et dicibles les expériences des personnes LGBTQIA+. Cette autre histoire est celle des engagements, des amours et des existences d'artistes LGBTQIA+ ainsi que des représentations qu'iels ont donné à voir. Si au XXe siècle la bande dessinée a été un art sous surveillance, que les censeurs voulaient préserver par une bonne morale, elle a pu, selon certaines conditions, devenir un espace plastique et subversif par l'engagement politique des artistes. Engagé·es, iels font trembler les lignes du genre et de la sexualité en exposant leurs vies, leurs fantasmes, leur révolte, leurs désirs, leurs amitiés et leurs amours. La bande dessinée a pu devenir un terrain d'exploration, parfois au risque de la censure mais bien plus souvent par le biais de moyens de publication personnels ou alternatifs, loin des canaux traditionnels. Cela a été l'occasion d'inventer de nouvelles formes d'expression pour la bande dessinée, avec elle et hors d'elle. Le récit de la BD LGBTQIA+ est toujours en devenir : aujourd'hui dans le monde, les récits de vie queer en bande dessinée font encore l'objet d'interdictions comme celles portant sur les ?uvres de Maïa Kobabe ou encore d'Alison Bechdel. Le livre, et les expositions qu'il accompagne, permet de prendre connaissance du parcours et de l'évolution des représentations mais aussi des carrières d'auteurices LGBTQIA+ dans le milieu de la presse et de l'édition de bande dessinée. Quels sont les moyens de publication dont disposent ces auteurices et selon quelles conditions ? Lorsque le monde de l'édition de bande dessinée, liée historiquement aux publications pour la jeunesse, est dominé par des logiques normatives, quels sont les moyens que trouvent les auteurices pour développer d'autres récits qui leur ressembleraient davantage ? Par la suggestion implicite, par la publication dans une presse communautaire, par la presse et l'édition contre-culturelle, par la formation de collectifs d'auteurices LGBTQIA+, mais aussi au tournant du XXIe siècle par la liberté relative qu'offre le numérique. C'est ainsi toute une histoire de la presse et de l'édition de la BD qui se donne à lire. La reproduction de documents issus des fonds de la Contemporaine à Nanterre (collections de presse, affiches, photographies) permet de comprendre dans quels contextes historiques et culturels ces ?uvres émergent. La centaine d'?uvres reproduites, ainsi que les documents de travail provenant des collections de la Cité internationale de la bande dessinée à Angoulême, d'autres musées et collections à l'internationale, voire directement des archives des auteurices, viennent, quant à eux, révéler l'esthétique des cultures gaies, lesbiennes, trans et queer au sein du neuvième art depuis le début du XXe siècle. Des focus sur des artistes et sur des aires géographiques, ainsi que des interludes thématiques (coming-out, super-héro·ïnes, érotisme, premiers émois...) viendront rythmer l'ouvrage au fil des grandes scansions chronologiques. Un livre en coédition avec la Cité internationale de la bande dessinée (Angoulême) et la Contemporaine (Nanterre).PréventePRÉCOMMANDER40,00 € -

Les têtes pensantes, ou la pose des savoirs
Bert Jean-François ; Lamy JérômeQu'ont à voir Marie Curie, un écolier qui s'ennuie sur son pupitre ou Saint-Jérôme ? Une tête posée dans la main, marquant la réflexion et qui peut sembler, plus ou moins, peser. C'est à ce motif iconique que s'intéresse ce livre, venant interroger quels sont les images et imaginaires qui entourent la pratique de la pensée.Qu'ont à voir Marie Curie, un écolier qui s'ennuie sur son pupitre ou Saint Jérôme méditant ...Une tête posée dans la main, signe évident d'une réflexion, d'une cogitation, ou d'une introspection qui peut sembler, plus ou moins, peser. C'est à ce motif iconique que s'intéresse ce livre joyeux et érudit, venant interroger les images et imaginaires qui entourent la pratique de la pensée.Étudier cette pose de la tête pensante sur le temps long relève autant d'une histoire des savoirs qui envisage de manière concrète la production des idées, d'une histoire des corps et d'une histoire des représentations. Depuis l'antiquité, cette mise en scène est devenue une manière, si ce n'est la manière, d'évoquer la réflexion, tout comme la nature du rapport, souvent douloureux et pesant, que nous entretenons avec la connaissance, sa production ou sa transmission.Rythmé par des images en série et organisé en chapitres thématiques, le livre tente de cerner l'émergence de cette pose, dessinant ses premiers contours au travers de la figure du philosophe antique, du poète ou des méditants de la religion chrétienne. S'ensuit une pérégrination historique et anthropologique qui nous fait passer des enfants aux femmes savantes, des érudits mélancoliques aux savants rêveurs, des génies aux scientifiques épuisés de la fin du XIXe siècle.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER22,00 € -

Les papiers des sans-papiers. Dans les archives du Gisti, 1993-2011
Artières PhilippeRésidant en France depuis cinq ans, un étudiant syrien ayant probablement tissé des liens sur place ne sait s'il pourra continuer d'y vivre. Il accumule les preuves écrites de son succès en dentisterie, qu'il paie son loyer et que son oncle est mort pour la France. Tel est le parcours d'un des étrangers ordinaires de ce livre dont l'existence est suspendue à des " papiers ". Arrivé en France depuis cinq ans, un étudiant ayant probablement tissé des liens amicaux et amoureux, ne sait s'il pourra continuer d'y vivre. Il accumule les preuves écrites de ses études réussies, qu'il paie son loyer et que son oncle est mort pour la France... Tel est le parcours d'un des étrangers ordinaires de ce livre dont l'existence est suspendue à des " papiers ". Qu'ils ou elles fuient la persécution dans leurs pays d'origine ou résident en France depuis bien longtemps parfois, y ayant forgé leurs vies de travailleurs, de parents et grands-parents... tous et toutes se trouvent soudainement " irréguliers " ou risquent de le devenir. L'historien Philippe Artières se saisit des lettres de demande d'aide reçues par le Groupe d'information et de soutien des immigrés (Gisti). Ces missives, preuves d'existences bien réelles et symptômes d'une machine bureaucratique " graphomaniaque ", disent à la fois des détresses mais aussi la conviction que, face à l'administration, d'autres plus experts pourront trouver des solutions. Mobiliser cette archive renvoie à un pan de l'histoire des politiques migratoires en France, peu importe le cours des guerres, la situation économique et la vie des individus. Elle est une manifestation flagrante de l'injuste condition des demandeurs, précarisés face à un appareil législatif toujours plus liberticide.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER19,00 €
