
La politique sans en avoir l'air. Aspects de la politique informelle XIXe-XXIe siècle
Politique informelle : l'expression a été rarement utilisée dans le champ des sciences sociales comme si elle était frappée d'emblée d'obsolescence, le politique ne pouvant être que formalisable pour être repérable. Elle occupe pourtant ici le terrain après qu'une vingtaine de chercheurs (des historiens, des politistes, des sociologues) se sont essayés, à partir de leurs objets de recherche - fête populaire, iconoclasme, rumeur, pamphlet, dîner de veuve, charivari, braconnage... - et en fonction de leurs pratiques disciplinaires, à en dessiner les contours pour en éprouver la pertinence. Il ne s'agit donc pas, en nous intéressant à la politique informelle, d'ajouter une expression supplémentaire à un lexique déjà bien fourni au risque de semer un peu plus la confusion et de brouiller un ensemble de définition qui oscille entre sa version maximaliste, tout est en passe de devenir politique, et sa version minimaliste, le politique se réduit à un champ strictement délimité dont les sciences sociales ausculteraient la genèse et les évolutions. Plutôt que de considérer l'élaboration et l'installation d'un ordre politique sous l'angle de ses acteurs/agents et de ses formes de mobilisation les plus classiques (la citoyenneté électorale ou la structuration des formes partisanes), pari a été fait qu'un changement de point de vue, la politique vue des coulisses pour paraphraser Maurice Agulhon, permettrait d'enrichir la connaissance de cet ordre-là. Une tentative de le reconsidérer à travers cette expression volontiers ambiguë qui entend moins être une nouvelle catégorie normative, une définition par le manque, qu'une incitation à une réflexion sur les relations entre le champ politique et son hors-champ, et sur les façons de dire et de faire de la politique sans en avoir l'air.
| Nombre de pages | 416 |
|---|---|
| Date de parution | 14/06/2012 |
| Poids | 650g |
| Largeur | 154mm |
| EAN | 9782753519732 |
|---|---|
| Titre | La politique sans en avoir l'air. Aspects de la politique informelle XIXe-XXIe siècle |
| Auteur | Le Gall Laurent ; Offerlé Michel ; Ploux François |
| Editeur | PU RENNES |
| Largeur | 154 |
| Poids | 650 |
| Date de parution | 20120614 |
| Nombre de pages | 416,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'électeur en campagnes dans le Finistère. Une Seconde République de Bas-Bretons
Le Gall LaurentL'électeur en campagnes est l'histoire d'une recherche sur ce que voter voulut dire dans le Finistère des années 1831-1852. En s'intéressant aux électeurs - davantage qu'aux élections - des 282 communes du département, cette enquête qui juxtapose des études de cas et joue sur la variation des échelles (de l'individu au département en passant par le hameau) s'interroge sur les modalités de la " transition démocratique ". Elle espère lever un coin du voile sur les fausses évidences d'une multitude d'actes électoraux qui engagèrent tout autant le devenir d'un régime - la Seconde République du suffrage universel-et d'une nation que la construction d'un espace et d'un temps politiques spécifiques. Si le citoyen-électeur de la Basse-Bretagne - mais ce pourrait être ailleurs, ou presque - des années orléanistes puis républicaines put être porteur d'une " opinion ", il fut aussi et surtout le réceptacle et le vecteur d'un ordre démocratique en construction. L'analyse de ses traces à partir de sources profuses (procès-verbaux des élections locales et nationales, chansons qui le mirent en scène, immense corpus protestataire...) et la reconstitution de ses parcours n'aspirent qu'à contribuer modestement aux débats qui concernent la politisation des ruraux dans la France du XIXè siècle et l'ouverture d'un champ des possibles en 1848.EpuiséVOIR PRODUIT49,00 € -

A voté. Une histoire de l'élection
Le Gall LaurentLes pratiques électorales sont, à intervalle régulier, l'objet d'un commentaire si intense qu'il en fait oublier l'essentiel : d'où vient l'évidence des actes et des rites dont elles sont faites ? D'où vient l'habitude du bulletin, de l'isoloir et de l'urne ? En réalité, ces choses de la vie démocratique n'ont rien de secondaire. Laurent Le Gall montre, à partir de souvenirs personnels de suffrages, d'affiches, de bulletins (le bulletin nul : qu'écrire ?) ou de campagnes électorales (1974 à travers le film de Depardon, 2002), les pratiques différenciées qui président à l'acte de vote et des sens que des acteurs différemment socialisés lui ont donnés depuis les années 1830, mais aussi toutes les luttes qu'il a fallu pour apprendre à voter. Il fut un temps où les bulletins n'étaient pas imprimés, où le notable des lieux le remplissait pour le citoyen. Et dans les villages du pays, les affaires sont nombreuses qui voient les villageois s'emparer de l'urne de la communauté voisine et demander rançon. Plus tard, les trucages, les fraudes et bourrages d'urne, dont bruissent longtemps les élections, la nécessité d'édifier un code électoral et de pacifier l'urne et le bulletin, dessinent une autre histoire électorale du pays. Mais les fraudes et les bagarres ne sont pas tout. Ce livre explique l'ascension d'un rite qui nous est devenu familier et des objets oubliés à force d'évidence sur lequel il prend appui. Dans le repli des débats idéologiques auxquels on ramène tout le plus souvent, il raconte comment les Français ont appris à voter et pourquoi on le fait, derrière l'utopie du suffrage, restituant au bulletin ce qui en fait toute sa richesse : son évidence et son énigme.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER19,50 € -

A voté. Une histoire de l'élection
Le Gall LaurentQu'est-ce que voter ? La question apparaît brûlante depuis la dissolution de 2024. Brassant les deux siècles durant lesquels l'élection est devenue le moment cardinal de la démocratie, ce livre est l'histoire d'un dispositif dont l'évidence occulte les significations multiples et d'un acte individualisé devenu geste routinier. Une édition poche augmentée d'un chapitre inédit. Au fond, qu'est-ce que voter ? La question apparaît toujours plus brûlante depuis la dissolution de juin 2024. Brassant les deux derniers siècles au cours desquels l'élection est devenue le moment cardinal de la démocratie, ce livre est l'histoire d'un dispositif dont l'évidence occulte la multiplicité et la complexité de ses significations. Utilisés comme des amorces, sept souvenirs, dont un inédit pour cette édition poche, en scandent le tracé et restituent ce qui fait que le vote, cet acte individualisé sous contrainte sociale, est devenu un geste routinier. De la campagne de Giscard d'Estaing sous l'?il de Raymond Depardon aux tribulations d'un maire dans le viseur d'Éric Rohmer, des agents électoraux de la IIIe République au porte-à-porte lillois de Martine Aubry, des bulletins nuls à la récente prise en compte du vote blanc, de la première expérience " suffragière " des femmes au sortir de la Seconde Guerre mondiale à la définition du corps civique, c'est tout un pan des façons de faire une communauté politique qui se donne à lire entre " cens caché " et " jardin des délices démocratiques ".En stockCOMMANDER14,00 € -

La politisation
Le Gall LaurentEn France, les élections législatives surprises de l'été 2024 n'ont cessé de poser la question pendante de la politisation. Mais qu'est-ce qu'être politisé ? Ce mot banal dans le lexique des sciences sociales est par ailleurs utilisé au quotidien. Il renvoie à des pratiques et à des représentations qui ont en commun des investissements dans un espace politique irréductible au seul ordre électoral. S'il fallait ne retenir qu'une définition de la politisation, ce serait la requalification d'un certain nombre d'activités sociales en des activités politiques. L'ouvrage part de cette interrogation centrale : qu'est-ce qui fait qu'un geste, une action, une mobilisation est, apparaît ou est présenté comme politique ? Il y est question tout autant de " frontières du politique " que de croyance démocratique, de carrières militantes que d'apathie. Si la politisation recouvre un ensemble de processus qui conduisent à produire un état (le sujet politisé), elle est aussi un prisme qui permet de lire, autrement, les vies en société.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER11,00 €
Du même éditeur
-

Les motifs au cinéma
Ballo Jordi ; Bergala AlainPourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER30,00 € -

Victimes et profiteurs de guerre ? Les patrons du Nord (1914-1923)
Mastin Jean-Luc ; Hirsch Jean-PierreLa guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Au bonheur des clients. Travail de la vente et rapports sociaux dans les grands magasins
Barbier PascalLe Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,00 € -

Tiers-lieux. Travailler et entreprendre sur les territoires : espaces de coworking, fablabs, hacklab
Krauss Gerhard ; Tremblay Diane-GabrielleEpiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,00 €
