LGBTQomics - Représentations et cultures LGBTQIA dans la bande dessinée, 1900-2026
Leroy-ladurie Irene
ANAMOSA
40,00 €
Prévente
Sortie prévue le 26 novembre 2026
EAN :9782381911762
Une autre histoire de la bande dessinée : pour la première fois, un livre-catalogue, rassemblant les ?uvres et contributions d'une centaine d'artistes du neuvième art, traverse les XXe et XXIe siècles en interrogeant l'émergence des représentations queer et l'apparition des artistes engagé·es à rendre visibles et dicibles les expériences des personnes LGBTQIA+. Cette autre histoire est celle des engagements, des amours et des existences d'artistes LGBTQIA+ ainsi que des représentations qu'iels ont donné à voir. Si au XXe siècle la bande dessinée a été un art sous surveillance, que les censeurs voulaient préserver par une bonne morale, elle a pu, selon certaines conditions, devenir un espace plastique et subversif par l'engagement politique des artistes. Engagé·es, iels font trembler les lignes du genre et de la sexualité en exposant leurs vies, leurs fantasmes, leur révolte, leurs désirs, leurs amitiés et leurs amours. La bande dessinée a pu devenir un terrain d'exploration, parfois au risque de la censure mais bien plus souvent par le biais de moyens de publication personnels ou alternatifs, loin des canaux traditionnels. Cela a été l'occasion d'inventer de nouvelles formes d'expression pour la bande dessinée, avec elle et hors d'elle. Le récit de la BD LGBTQIA+ est toujours en devenir : aujourd'hui dans le monde, les récits de vie queer en bande dessinée font encore l'objet d'interdictions comme celles portant sur les ?uvres de Maïa Kobabe ou encore d'Alison Bechdel. Le livre, et les expositions qu'il accompagne, permet de prendre connaissance du parcours et de l'évolution des représentations mais aussi des carrières d'auteurices LGBTQIA+ dans le milieu de la presse et de l'édition de bande dessinée. Quels sont les moyens de publication dont disposent ces auteurices et selon quelles conditions ? Lorsque le monde de l'édition de bande dessinée, liée historiquement aux publications pour la jeunesse, est dominé par des logiques normatives, quels sont les moyens que trouvent les auteurices pour développer d'autres récits qui leur ressembleraient davantage ? Par la suggestion implicite, par la publication dans une presse communautaire, par la presse et l'édition contre-culturelle, par la formation de collectifs d'auteurices LGBTQIA+, mais aussi au tournant du XXIe siècle par la liberté relative qu'offre le numérique. C'est ainsi toute une histoire de la presse et de l'édition de la BD qui se donne à lire. La reproduction de documents issus des fonds de la Contemporaine à Nanterre (collections de presse, affiches, photographies) permet de comprendre dans quels contextes historiques et culturels ces ?uvres émergent. La centaine d'?uvres reproduites, ainsi que les documents de travail provenant des collections de la Cité internationale de la bande dessinée à Angoulême, d'autres musées et collections à l'internationale, voire directement des archives des auteurices, viennent, quant à eux, révéler l'esthétique des cultures gaies, lesbiennes, trans et queer au sein du neuvième art depuis le début du XXe siècle. Des focus sur des artistes et sur des aires géographiques, ainsi que des interludes thématiques (coming-out, super-héro·ïnes, érotisme, premiers émois...) viendront rythmer l'ouvrage au fil des grandes scansions chronologiques. Un livre en coédition avec la Cité internationale de la bande dessinée (Angoulême) et la Contemporaine (Nanterre).
Nombre de pages
256
Date de parution
26/11/2026
Poids
300g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782381911762
Auteur
Leroy-ladurie Irene
Editeur
ANAMOSA
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210
Date de parution
20261126
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256,00 €
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Ce numéro de revue aborde le sang sous de nouveaux angles, en privilégiant, non un traitement purement symbolique, mais l'étude de ses caractéristiques sensibles et la manière dont il participe à la production d'oeuvres artistiques et de fictions dans le champ des arts (cinéma, littérature, bande dessinée, arts plastiques) dans la période allant du XIXe au XXIe siècles. Les études sensorielles s'appuient sur la connaissance du contexte historique, des savoirs scientifiques, philosophiques et médicaux pour appréhender les représentations et donner sens aux partis pris esthétiques des oeuvres étudiées. Les articles de ce numéro mettent ainsi l'accent sur l'étude du sang comme matière sensible avant toute chose, mais aussi sur la manière dont la période contemporaine tente de reprendre ou de renverser les logiques traditionnelles d'abjection, de violence et d'érotisme attachées à ce motif. Tout en traitant à la fois des arts majeurs et de la culture populaire et médiatique, le volume s'attache également à montrer comment certain·e·s artistes font du sang une matière plastique et un enjeu esthétique au service de questions politiques, sociétales et identitaires, et comment les liens tissés entre différentes sphères de la production culturelle permettent d'éclairer la présence du sang comme indice de la dignité des genres artistiques.
1715-1770: sous la régence de Philippe d'Orléans et le règne de Louis XV, le modèle régalien se rapproche des puissances libérales. C'est l'absolutisme bien tempéré. Porteur de grandes réalisations, favorisé par un puissant essor économique, il finira pourtant par tomber en ruine. Louis XV meurt en 1774 dans l'impopularité finale. Le règne suivant, celui de Louis XVI, entre 1774 et 1792, coïncide avec la liquéfaction du système.Ce livre est le quatrième de la série Histoire de France qui comprend:* G. Duby, Le Moyen Age (987-1460)* E. Le Roy Ladurie, L'Etat royal (1460-1610)* E. Le Roy Ladurie, L'Ancien Régime (1610-1715)* E. Le Roy Ladurie, L'Ancien Régime (1715-1770)* F. Furet, La Révolution (1770-1814)* F. Furet, La Révolution (1814-1880)* M. Agulhon, La République (1880-1914)* M. Agulhon, La République (1914 à nos jours).
Depuis sa thèse sur Les Paysans du Languedoc (1966), jusqu'à sa monumentale Histoire des paysans français (2002), en passant par l'Histoire de la France rurale, Emmanuel Le Roy Ladurie est le grand historien du monde paysan de l'Ancien Régime. Il se fait ici conteur et livre au grand public la synthèse très accessible du travail de toute une vie. Cette histoire rurale est une histoire totale qui relie la terre et les hommes, fait toute leur place à la vie économique et sociale et à l'histoire des mentalités paysannes, de l'époque de la Peste noire à celle de la Révolution française. Elle révèle les singularités régionales, dessine les régularités et les changements sur le temps long, jusqu'à l'aube de l'époque contemporaine.
Comment connaître le climat du passé ? Quelle influence les évolutions climatiques ont-elles exercée sur les grands mouvements sociaux ? sur le paysage ? sur les récoltes ? Comment appréhender en tant qu'historien la question du réchauffement climatique ? Par ce livre fondateur, Emmanuel Le Roy Ladurie a montré le premier qu'il pouvait y avoir une histoire du climat, en réunissant la documentation nécessaire pour étudier les observations météorologiques anciennes, analyser les dates des récoltes, scruter les textes, descriptions et représentations iconographiques des glaciers... L'historiographie du climat devient ainsi une enquête minutieuse et passionnante où l'on chemine entre forêts, vendanges et mers de glace, du Moyen Age au réchauffement récent en passant par le " petit âge glaciaire ".
Valeur travail ", " je cherche du travail "... Les expressions sont légion pour dire combien le travail est au c'ur de nos vies. Pointant les conflits de valeurs qui le traverse afin de les politiser, ce livre questionne la transformation des institutions du travail dans un contexte de désastre écologique, d'injustices sociales accrues et d'épuisement psychique. Depuis dix siècles, le mot travail a pris progressivement pris trois significations principales : activité, production et emploi. Or seules les sociétés capitalistes utilisent ce mot unique pour évoquer autant de dimensions hétérogènes. Déplier le mot permet d'en saisir les enjeux contemporains. Le travail, entendu comme activité, est la peine que nous nous donnons pour faire quelque chose, ce que les sciences cliniques du travail nomment le " travail réel " : une élaboration sensible de l'action, avec et pour d'autres, qui est tendue vers la construction de sens et de santé. L'activité est désirable pour ces valeurs intrinsèques, existentielles. Mais il existe des conditions sociales pour que l'activité puisse se déployer. Or les dispositifs sociaux, et notamment le management, éludent régulièrement cette épaisseur de l'action, réduite à une exécution. Le travail signifie aussi la production concrète réalisée, avec ses qualités et ses valeurs d'usage, et marchandise avec une valeur économique. On peut avoir fait un " beau travail " sans valeur marchande. Ou l'inverse. Savoir ce qu'il est utile de produire et surtout, pour qui c'est utile, est un enjeu constant. Il prend une dimension existentielle dans le contexte d'abondance écocide et d'inégalités matérielles extrêmes. Enfin, le travail désigne aussi, bien sûr, un rapport social d'emploi, et plus particulièrement, depuis un siècle, sa forme dominante dans le Nord : le salariat, devenu l'institution centrale des sociétés capitalistes ayant spécialisé les fonctions et tâches productives. Les actuelles institutions " du travail " (Code, ministère, politiques publiques...) n'encadrent d'ailleurs que l'activité productive salariée. Ainsi, le travail soulève des enjeux existentiels multiples : de sens, de santé, de survie matérielle et écologique, de justice, comme de places sociales. Autant de significations et de valeurs qui sont en rapport, en tension, voire en conflit entre elles. Penser politiquement les rapports entre les valeurs intrinsèques, d'usage et économiques permet de pointer les usages immoraux de la morale du travail. Ce geste offre aussi de questionner les institutions du travail. Quel devrait être leur périmètre, alors que l'essentiel de la production utile pour notre subsistance se fait hors du salariat, et que celui-ci contribue à en réduire la possibilité ? Et quelles utopies concrètes du travail fleurissent, qui répondrait aux enjeux contemporains ... Autant de questions abordées dans ce livre attendu dans la collection " Le mot est faible ".
Qu'ont à voir Marie Curie, un écolier qui s'ennuie sur son pupitre ou Saint-Jérôme ? Une tête posée dans la main, marquant la réflexion et qui peut sembler, plus ou moins, peser. C'est à ce motif iconique que s'intéresse ce livre, venant interroger quels sont les images et imaginaires qui entourent la pratique de la pensée.Qu'ont à voir Marie Curie, un écolier qui s'ennuie sur son pupitre ou Saint Jérôme méditant ...Une tête posée dans la main, signe évident d'une réflexion, d'une cogitation, ou d'une introspection qui peut sembler, plus ou moins, peser. C'est à ce motif iconique que s'intéresse ce livre joyeux et érudit, venant interroger les images et imaginaires qui entourent la pratique de la pensée.Étudier cette pose de la tête pensante sur le temps long relève autant d'une histoire des savoirs qui envisage de manière concrète la production des idées, d'une histoire des corps et d'une histoire des représentations. Depuis l'antiquité, cette mise en scène est devenue une manière, si ce n'est la manière, d'évoquer la réflexion, tout comme la nature du rapport, souvent douloureux et pesant, que nous entretenons avec la connaissance, sa production ou sa transmission.Rythmé par des images en série et organisé en chapitres thématiques, le livre tente de cerner l'émergence de cette pose, dessinant ses premiers contours au travers de la figure du philosophe antique, du poète ou des méditants de la religion chrétienne. S'ensuit une pérégrination historique et anthropologique qui nous fait passer des enfants aux femmes savantes, des érudits mélancoliques aux savants rêveurs, des génies aux scientifiques épuisés de la fin du XIXe siècle.
Résidant en France depuis cinq ans, un étudiant syrien ayant probablement tissé des liens sur place ne sait s'il pourra continuer d'y vivre. Il accumule les preuves écrites de son succès en dentisterie, qu'il paie son loyer et que son oncle est mort pour la France. Tel est le parcours d'un des étrangers ordinaires de ce livre dont l'existence est suspendue à des " papiers ". Arrivé en France depuis cinq ans, un étudiant ayant probablement tissé des liens amicaux et amoureux, ne sait s'il pourra continuer d'y vivre. Il accumule les preuves écrites de ses études réussies, qu'il paie son loyer et que son oncle est mort pour la France... Tel est le parcours d'un des étrangers ordinaires de ce livre dont l'existence est suspendue à des " papiers ". Qu'ils ou elles fuient la persécution dans leurs pays d'origine ou résident en France depuis bien longtemps parfois, y ayant forgé leurs vies de travailleurs, de parents et grands-parents... tous et toutes se trouvent soudainement " irréguliers " ou risquent de le devenir. L'historien Philippe Artières se saisit des lettres de demande d'aide reçues par le Groupe d'information et de soutien des immigrés (Gisti). Ces missives, preuves d'existences bien réelles et symptômes d'une machine bureaucratique " graphomaniaque ", disent à la fois des détresses mais aussi la conviction que, face à l'administration, d'autres plus experts pourront trouver des solutions. Mobiliser cette archive renvoie à un pan de l'histoire des politiques migratoires en France, peu importe le cours des guerres, la situation économique et la vie des individus. Elle est une manifestation flagrante de l'injuste condition des demandeurs, précarisés face à un appareil législatif toujours plus liberticide.
Les seins des femmes sont-ils le siège visible, désigné, ressenti du féminin ? Ils sont en tous cas au coeur de tensions à la fois intimes et sociales, voire politiques, enjeu de l'assignation des femmes à des normes immémoriales et lieu d'une émancipation revendiquée. Cet essai en dévoile les mille et un signaux à travers une enquête où les femmes livrent leur expérience vécue. Ronds, fermes et hauts, ni trop petits ni trop gros, à la fois sexy et nourriciers, les seins des femmes sont l'objet d'assignations, d'injonctions et de fantasmes innombrables. Or l'expérience de chacune et de chacun est bien loin de se conformer à ces idéaux. Ces standards sont donc fréquemment vécus comme un poison et les seins réels invisibilisé. Camille Froidevaux-Metterie a mené une enquête auprès de femmes de tous âges, qui déroulent le fil de leur existence au prisme de leurs seins : de leur apparition au port du soutien-gorge, de la séduction au plaisir sexuel, du poids des normes esthétiques à la transformation volontaire ou contrainte par la chirurgie, de l'allaitement à la maladie... Grands oubliés des luttes féministes, appartenant à la fois à la sphère intime et à la sphère sociale, les seins condensent le tout de l'expérience vécue du féminin contemporain, soit ce mixte paradoxal d'aliénation et de libération. Ce constat s'inscrit dans une dynamique puissante que l'autrice appelle "tournant génital du féminisme", mouvement de réappropriation du corps des femmes dans ses dimensions les plus intimes : mieux connaître les organes génitaux et leur fonctionnement, lutter contre les violences sexistes et sexuelles, revendiquer l'accès à une sexualité libre et égalitaire placée sous le signe du consentement. Dans la pluralité de leurs formes et la liberté de leur condition, les seins participent de ce mouvement. Au cours de son enquête, l'autrice a réalisé des portraits des seins des femmes qui évoquent avec force en regard des verbatims et de l'analyse de cette "expérience vécue des seins".