70 jours en Russie. Ce que j'ai vu... et autres textes, 19211924
Pestana Angel
COQUELICOT
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EAN :9791090530195
Angel Pestana (1886-1937), militant célèbre de la Confédération Nationale du Travail, a connu, en Espagne, un parcours sinueux jusqu'à sa mort en 1937. La postérité n'a pas épargné sa mémoire car, créateur du "parti syndical", il fut à ce titre exclu de la centrale syndicale. Pourtant peu de gens qu'il faut à l'origine d'une décision essentielle prise par la CNT : rompre avec l'internationale Communiste et l'Internationale Syndicale Rouge créées par les Bolcheviks. En effet, la CNT, en 1919, décidée à clarifier ses positions sur la révolution bolchevique, mandate trois délégués au IIe Congrès de l'Internationale Communiste à Moscou. Les circonstances feront que seul A. Pestana parviendra à destination. Directeur de Solidoridad obrera, militant ouvrier syndicaliste notoire, très engagé dans la CNT depuis sa création, Angel Pestana est alors un membre très actif et très reconnu de l'organisation. Après bien des vicissitudes - la Russie bolchevique, en pleine guerre civile est aussi en butte au blocus des Alliés - il arrive à Petrogard puis à Moscou où il participe, de juillet à août 1920, aux séances de l'Internationale Communiste et aux balbutiements de l'Internationale Syndicale Rouge. A la fin du congrès, il revient vers l'Europe mais il est arrêté à Milan, transféré à Genève puis à Barcelone où il reste en prison jusqu'en avril 1922. C'est dans ces circonstances qu'il rédige trois documents. Informe de mi estancia en la URSS, publié pour la première fois sous le titre Memoria que al comité de la Confederacion National del Trabajo presenta, de su gestion en el segundo Congreso de la III International, el delegado Angel Pestana (Madrid, Nueva Senda, 1922), et Consideraciones y jucios aceca de la Tercera Internacional (publié à Valence en 1936). Plus tard Pestana rassemblera ses impressions de voyage en URSS, dans deux petits livres, publiés en 1924-1925, Sesenta dias en Rusia : lo que yo vi et Setenta dias en Rusia : lo que yo pienso. L'ensemble de ces textes eut un impact considérable puisqu'à leur lecture, lors de la conférence de la CNT, tenue à Saragosse en juin 1922, la centrale syndicale décide de rompre avec l'IC et ISR. L'année suivante, au Congrès de Berlin, elle adhéra à l'Association Internationale des Travailleurs. Ce sont les traductions de ces trois textes fondamentaux d'Angel Pestana que nous publions. Ils montrent, à travers les yeux du militant anarcho-syndicaliste, l'état de la Russie, la bolchevisation du territoire, mais aussi la diversité et la progressive bureaucratisation des débats de l'IC.
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Nombre de pages
308
Date de parution
26/02/2021
Poids
420g
Largeur
150mm
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EAN
9791090530195
Auteur
Pestana Angel
Editeur
COQUELICOT
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150
Date de parution
20210226
Nombre de pages
308,00 €
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Angel Pestana naît à Santo Tomas de Ollas (Léon) le 14 février 1886 et meurt Barcelone en 1937. Tout ou long d'une vie agitée il développe une activité peu commune. En même temps il lui revient de vivre, quelquefois comme protagoniste, des événements d'une grande importance dans l'histoire du mouvement ouvrier espagnol. Tout cela lui donne une expérience indiscutable qu'il raconte d'une manière confidentielle, intime et sincère, dans Ce que j'ai appris dans la vie. Comme toile de fond de toute son activité postérieure, il raconte son enfance malheureuse, ses premiers pas dans l'ambiance du travail, ses migrations à l'étranger, ses premières collaborations à Tierra y Libertad et ses contacts avec les centres confédéraux avec lesquels il restera lié toute sa vie. La vision d'Angel Pestana sur les événements qui le touchent de près est celle d'un militant, immergé dans la lutte quotidienne, et d'une humanité étonnante. C'est un témoin privilégié de l'histoire de notre siècle. Déjà connu à travers son Rapport sur mon séjour en URSS, Considérations et jugements sur la IIIe Internationale et Pourquoi a été créé le Parti Syndicaliste, il contribue avec cet ouvrage à se présenter à nos yeux comme il était vraiment.
Le 26 mars 2018, Léo, petit garçon de quatre mois et demi en excellente santé, est retrouvé sans vie chez son assistante maternelle. La respiration obstruée, Léo s'est retrouvé dans ce qu'on appelle un confinement respiratoire. Il est mort asphyxié. Pour Julie et Charles, ses jeunes parents, le cauchemar commence. Car au-delà du deuil sans nom, une question demeure : comment cela a-t-il pu se produire ? La mort inattendue du nourrisson (MIN), plus souvent résumée à la mort subite du nourrisson, (MSN) touche près de 450 enfants en France chaque année. La MIN englobe les trois morts brutales des enfants de moins de 2 ans, qui arrivent le plus souvent durant le sommeil. En retraçant l'histoire de son s petit astronaute parti pour une mission sans retour s, Julie Pestana Artero entend sensibiliser les pouvoirs publics et les jeunes parents sur la sécurité et la protection des tout-petits. Comment survivre à la mort de son enfant ? A cette question sans réponse, Julie Pestana Artero signe une déclaration d'amour inconditionnel d'une mère à son fils.
Les biographies de philosophes ne sont le plus souvent que de simples chronologies qui informent de la venue au monde d'un génie, de ses avatars humains et de l'irruption de ses fulgurations intellectuelles. Pierre Bourdieu relevait ainsi que les philosophes des livres de philosophie sont des individus qui ne lisent pas le journal le matin et que, s'ils le font, cela ne souille en rien l'exercice souverain de leur pensée. Ce n'est que lorsqu'il s'agit de s'en prendre à un philosophe que l'on invoque les processus socio-historiques dans lesquels sa pensée s'est formée. Pour un philosophe, être historicisé est, en général, un symptôme de son dépassement : il s'agit de montrer que sa pensée est devenue caduque avec l'époque qui l'a vue naître. A l'encontre de cette auguste tradition, l'auteur de ce livre explique, en sociologue, comment Foucault est devenu Foucault. Si un grand penseur est moins un génie qui appelle des dithyrambes impétueux, qu'un individu capable de concilier des mondes théoriques différents dans une perspective qui lui est propre, de travailler son expérience sociale sans relâche jusqu'à trouver un biais qui soit le sien, ce livre aide à comprendre comment Foucault a réussi à devenir Foucault. Quand le travail scientifique décrit, avec les données disponibles - existentielles, sociales et intellectuelles -, la manière dont le génie se construit socialement, il ne s'agit évidemment pas de dénigrer un grand philosophe. Tout au contraire, il s'agit de montrer ce qu'il lui en coûta et, bien sûr aussi, ce qui lui facilita la tâche.
L'Espagne n'est plus l'Espagne, dit tristement le poète Miguel Hernandez, les larmes aux yeux ; c'est une fosse commune, un cimetière immense, tout rouge et bombardé. C'est ainsi que l'ont voulu les barbares". Fuyant la guerre civile, 500 000 Espagnols déferlent sur la France, entre le 27 janvier et le 12 février 1939, pour y trouver refuge... Ciel, mer, sable, fil de fer barbelé, troupes coloniales allaient être désormais l'horizon de ces réfugiés, la souffrance et l'humiliation leur calvaire quotidien... Sept décennies plus tard, qui s'en souvient ? Personne, ou presque. Il est alors urgent de leur rendre justice...
Un témoignage, parmi d'autres, sans prétention historique mais soucieux de rapporter un vécu à travers la réalité des événements. Comment naît un mouvement d'inorganisés, regroupés par affinités et ponctuellement. Quelles sources, quels courants à l'origine de ce mouvement ? Qui a aujourd'hui entendu parler des groupes libertaires autonomes, transparents et affinitaires ? Quel trajet jusqu'à la mouvance toulousaine plus antiautoritaire que libertaire ? Comment cette mouvance secoua, amusa, choqua, la vie toulousaine dans les années 1970-80. Spécificité de cette mouvance dans ses interventions entre sabotages violents et sabotages burlesques et, le plus souvent, l'humour de ses revendications. Spécificité de la rapidité des réactions offensives et de solidarité. Spécificité de ces regroupements si ponctuels et si affinitaires que les moyens répressifs sont restés impuissants la plupart du temps, ou s'en sont pris à des innocents. Et à partir de cet itinéraire particulier, ces pages veulent illustrer l'originalité de cette mouvance toulousaine.
Résumé : L'originalité du livre porte ici sur sa localisation, Madrid. Parmi de nombreux ouvrages sur le mouvement libertaire dans cette période, rares sont ceux qui ont visé la capitale de l'Espagne. Pourquoi ce déni ? Une des raisons majeures tient au fait que, tout au long du XXe siècle, la Confédération nationale du travail (CNT) joua dans la capitale un rôle peu important, bien en retrait de la centrale socialiste, l'UGT, pendant la Guerre civile, ou, à la fin du siècle, des Commissions ouvrières proches du PCE. Mais pendant la Transition le mouvement libertaire madrilène, à l'inverse de la centrale anarcho-syndicaliste, connut un réel essor à l'image de ce qui se passa dans toute l'Espagne.
On ne trouvera dans ce livre, ni des louanges, ni des calomnies ; ni des exagétations, ni des affirmations. Nous avons donné simplement la parole à l'ouvrier espagnol pour qu'il raconte au monde entier ce qu'il a fait pour obtenir et pour défendre sa liberté et son bien-être.