L'ingénierie sociale du développement. A l'école de l'eau
Zibi Joséphine
L'HARMATTAN
31,50 €
Sur commande, 6 à 10 jours
EAN :9782296114593
Depuis mes lointaines études au Cameroun jusqu'aux études universitaires en France, vingt ans ont passé. Vingt ans de questionnement et d'errance dans la planète des savoirs élaborés. Vingt ans pour trouver une réponse à la question que je m'étais moi aussi posée depuis très longtemps ; une question sans cesse amplifiée par les difficultés de l'Afrique : pourquoi ça ne marche pas ? Pourquoi au bout d'un siècle de scolarisation, les populations africaines n'arrivent-elles pas à s'approprier le savoir technique et scientifique qu'elles côtoient chaque jour, sans vraiment l'habiter ? Pourquoi ce savoir venu d'ailleurs reste-t-il toujours, comme juxtaposé dans l'individu, tout en lui cachant si bien les mécanismes de son fonctionnement ? Si les recherches universitaires m'ont donné les moyens théoriques pour comprendre les cultures d'oralité en général, ce sont les villageois camerounais qui, en s'engageant dans une expérience de vérité avec des ingénieurs et des techniciens bénévoles français, à travers des projets d'eau potable, ont fourni la réponse la plus appropriée à mes questions. Aussi cette réponse pointe du doigt les enjeux concrets du progrès de l'Afrique actuelle. Elle invite par ce fait les partenaires du développement à un renouvellement des méthodes d'action en direction des populations rurales et urbaines africaines, ainsi que leurs institutions.
Nombre de pages
297
Date de parution
15/03/2010
Poids
460g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296114593
Titre
L'ingénierie sociale du développement. A l'école de l'eau
Auteur
Zibi Joséphine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
460
Date de parution
20100315
Nombre de pages
297,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'individu sortant de l'oralité vit intimement écartelé entre "les choses traditionnelles" et "les choses modernes", "les choses du village" et "les choses de l'Eglise", sans que, au cours de sa vie, ces deux visions du monde puissent s'unifier en lui. Cet écartèlement traduit au plus haut niveau le conflit type généré par la nouveauté de l'écriture et ses ressources au sein d'une culture orale multimillénaire. Vécu hier par le peuple de la Bible, par le peuple grec, et jusqu'à plus récemment par les peuples d'Europe, ce conflit type est désormais hélas oublié, et, avec lui, la nature des problèmes que pose la sortie de l'oralité à un peuple donné. Et, pour l'avoir oublié, de nombreuses études bibliques et théologiques du XXe siècle ont abordé la question orale, sans que celle-ci satisfasse les espoirs mis en elle. Aujourd'hui, l'oralité demeure définitivement marginalisée en théologie. L'une des questions que pose le présent travail est donc la suivante : et si la question orale demeurait jusque-là mal posée ? La présente recherche situe l'interaction oralité/écriture comme le lieu d'un questionnement fondamental approprié à la situation de la sortie de l'oralité et, donc, susceptible d'éclairer les problèmes variés que rencontrent les peuples sortant actuellement de l'oralité, aussi bien dans leur projet d'appropriation de l'écriture comme nouveauté technoscientifique, que dans leur projet d'appropriation de l'Evangile comme Parole de Dieu, éclairant et unifiant la vie individuelle et collective.
Depuis mes lointaines études au Cameroun jusqu'à mes études universitaires en France, j'ai passé vingt ans de questionnement et d'errance dans la planète des savoirs élaborés. Vingt ans pour trouver une réponse à la question que je m'étais moi aussi posée depuis très longtemps, une question sans cesse amplifiée par les difficultés de l'Afrique : pourquoi ça ne marche pas ? Pourquoi, au bout d'un siècle de scolarisation, les populations africaines n'arrivent-elles pas à s'approprier le savoir technique et scientifique qu'elles côtoient chaque jour, sans vraiment l'habiter ? Pourquoi ce savoir venu d'ailleurs reste-t-il toujours comme juxtaposé à l'individu, tout en lui cachant si bien les mécanismes de son fonctionnement ? Si les recherches universitaires m'ont donné les moyens théoriques pour comprendre les cultures de l'oralité en général, ce sont les villageois camerounais qui, en s'engageant dans une expérience de vérité avec des ingénieurs et des techniciens bénévoles français - à travers des projets d'eau potable -, ont fourni la réponse la plus appropriée à mes questions. Aussi, mis à part son volet technique, un projet d'eau potable représente un levier fondamental du progrès social et culturel pour l'Afrique, à condition toutefois de définir, point par point, ces enjeux, avec les populations bénéficiaires. Faute de quoi, les populations ratent une occasion de choix de réaliser une mutation culturelle comprise par tous. Cet exposé en appelle donc à une reconsidération des besoins spécifiques des populations du Sud et à un renouvellement des méthodes d'action, en vue d'un développement durable en Afrique aussi.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.