Colas est médecin, comme le fut son père, comme le fut son grand-père. Le don s'hérite. Pas une herbe qui ne révèle au guérisseur ses vertus thérapeutiques. Dans une haute vallée des Alpes, depuis des générations, la souffrance et la mort reculent devant les Colas, depuis des générations. Par malheur, un jour vint la route, la roue avec elle, on veut dire l'automobile. Et la Caisse-maladies, qui engage un médecin diplômé. Le Moyen Âge bascule dans les temps modernes. Pour le maire avide de progrès, Colas n'est plus qu'un charlatan. Humble grandeur d'une existence : elle s'achève en tragédie. Comment il faut mourir, Colas nous le montre par son exemple : dans la dignité, le renoncement, le silence. Admirablmement informé d'un passé en train de disparaître, l'auteur de L'homme aux herbes nous donne avec ce beau roman, écrit dans une langue transparente comme l'eau des sources de son pays, une leçon de noblesse paysanne.
Nombre de pages
256
Date de parution
16/04/1980
Poids
320g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782207226261
Titre
L'homme aux herbes
Auteur
Zermatten Maurice
Editeur
DENOEL
Largeur
140
Poids
320
Date de parution
19800416
Nombre de pages
256,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Depuis des générations, la souffrance et la mort reculent devant les Colas, père et fils. Leur don s'hérite, il vient du fond des âges et d'une connaissance intime de la nature : la santé s'offre dans les fleurs, les feuilles, les tiges et les racines de cette haute vallée des Alpes. Un jour surgit la route, puis l'automobile, puis le médecin diplômé, et désormais seules comptent ces nouveautés. De guérisseur, Colas est ravalé au rang de charlatan, et à son drame personnel s'ajoute celui de voir s'éteindre des connaissances millénaires. Publié pour la première fois en 1980 aux Editions Denoël, puis en 1983 aux Editions L'Age d'Homme, L'homme aux herbes est accompagné, dans la présente édition, d'une préface originale de Jacques Berchtold, professeur titulaire à l'université de Genève, directeur de la Fondation Bodmer et écrivain. Maurice Zermatten est né en 1910 à Saint-Martin, dans le canton du Valais. Il a été professeur à Sion, où il a exercé également de nombreuses activités civiques et culturelles. Evoquant le plus souvent le Valais, son oeuvre (romans, essais, pièces de théâtre) a rayonné bien au-delà des frontières suisses et a été couronnée à de nombreuses reprises : Grand Prix suisse du théâtre (1954), Prix Gottfried-Keller (1959), Grand Prix catholique de littérature (1959) ou encore Grand Prix de l'Académie française pour le rayonnement de la langue française (1974). Maurice Zermatten s'est éteint en 2001, à Sion.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...