Orages N° 13, Mars 2014 : La guerre des étoiles. L'astronomie entre lettres et sciences
Zékian Stéphane
ATLANDE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782350302676
A la charnière des XVIIIe et XIXe siècles, le monde des astres représente un objet de discours âprement disputé. En cette période de mutations intellectuelles et institutionnelles, la conquête de l'espace s'accomplit sous les bannières concurrentes de l'expertise savante et de l'intuition poétique : étoiles, planètes, comètes sont alors tiraillées entre les nomenclatures d'une science astronomique en progrès constants et les projections, en apparence moins sérieuses, des hommes de lettres et autres utopistes. Au-delà des querelles de légitimité, ces conflits témoignent de visions du monde et de la société très contrastées, l'essor des sciences du calcul suscitant des résistances parfois virulentes à la mathématisation du sensible. Ces tensions sont révélatrices d'un combat livré aux frontières des régimes de discours et des institutions de savoir. C'est sur le tracé sinueux de ces frontières que revient ce numéro d'Orages. Des figures célèbres comme l'astronome Lalande, Charles Fourier, Louis-Sébastien Mercier ou Restif de la Bretonne y côtoient des auteurs qui, pour être moins consacrés, n'en jouèrent pas moins un rôle important dans cette curieuse et très édifiante guerre des étoiles. Le cas exemplaire de l'astronomie apporte un éclairage idéal sur un processus dont nous sommes aujourd'hui encore les héritiers, celui de la séparation des discours et de la spécialisation des compétences. Le Cahier d'Orages offre ses Varia, son fil-rouge de Jean-Noël Pascal ainsi qu'un entretien avec Stéphane Paccoud, commissaire de l'exposition " L'Invention du Passé. Histoire de coeur et d'épée en Europe, 1802-1850 ", organisée au musée des Beaux-Arts de Lyon du 19 avril au 21 juillet 2014.
Nombre de pages
290
Date de parution
30/03/2014
Poids
545g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782350302676
Titre
Orages N° 13, Mars 2014 : La guerre des étoiles. L'astronomie entre lettres et sciences
Auteur
Zékian Stéphane
Editeur
ATLANDE
Largeur
161
Poids
545
Date de parution
20140330
Nombre de pages
290,00 €
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Le "Siècle de Louis XIV" s'est imposé clans notre mémoirecollective comme celui des classiques par excellence. Maisquel fut le prix de cette consécration? Qu'a-t-on fait dire auxclassiques? Pourquoi a-t-on dressé leur héritage contre celuides Lumières? Sous quelles bannières ont-ils été enrôlés? Enrépondant à ces questions, l'auteur retrace les grandesmanoeuvres, au lendemain de la Révolution, autour d'unetradition littéraire semée de malentendus et de distorsions.Héritiers des Lumières et apôtres de la reconquête catholiques'affrontent violemment, mais tous revendiquent la référenceaux classiques. S'engage alors une guerre des mémoires dontnous ne sommes peut-être pas sortis. A leur corpus défendant,on verra ainsi Corneille, La Fontaine, Madame de Sévigné,Molière ou La Rruyère intervenir dans les débats politiques dela France postrévolutionnaire, Racine érigé en chantre desvaleurs familiales, Rotrou enrôlé au service de la propagandenapoléonienne ou encore le duel entre Fénelon et Bossuet sepoursuivre dans les débats parlementaires de la Restauration.A qui appartiennent les classiques? Oscillant entre la légendeet l'histoire, leur vie posthume constitue une projection despassions françaises. Elle attise, dès le six siècle, lescontroverses sur l'identité nationale.
Sous ses airs de paysan bourguignon, Albert Thibaudet, chroniqueur à la NRF pendant un quart de siècle est l'un des plus grands et savoureux critiques de l'entre-deux-guerres. Sous sa plume d'amateur gourmand, la littérature est un banquet joyeux, une géographie solaire, un corps sensuel. Thibaudet flâne à travers les siècles, enjambe les disciplines, rejette l'esprit de sérieux. La limpidité de son style, sa connaissance familière des écrivains et des textes font de lui l'enchanteur de l'histoire littéraire. "S'il pouvait revenir parmi nous, témoin de sa gloire posthume, j'imagine que Chénier verrait avec un égal plaisir les deux faces de Janus que nous lui prêtons. Il lui serait également agréable de s'apparaître comme un annonciateur de l'avenir ou un mélodieux écho du passé. Et voilà bien pourquoi il n'est qu'à moitié l'un et l'autre. Plus que personne il représente, profondément et avec délices, le Français du XVIIIe siècle."
Sous ses airs de paysan bourguignon, Albert Thibaudet, chroniqueur à la NRF pendant un quart de siècle est l'un des plus grands et savoureux critiques de l'entre-deux-guerres. Sous sa plume d'amateur gourmand, la littérature est un banquet joyeux, une géographie solaire, un corps sensuel. Thibaudet flâne à travers les siècles, enjambe les disciplines, rejette l'esprit de sérieux. La limpidité de son style, sa connaissance familière des écrivains et des textes font de lui l'enchanteur de l'histoire littéraire. "Et c'est ainsi qu'il se place exactement dans le courant de l'esprit moderne - dirons-nous révolutionnaire ? - au point où cet esprit se confond avec l'esprit classique. Mettre dans le domaine commun, livrer à l'intelligence de chacun, ce qui auparavant demeurait la chasse réservée de quelques spécialistes, c'est toujours accomplir une oeuvre révolutionnaire au premier chef."
Une histoire de la presse parisienne venue d'ailleurs Paris est une ville-monde. Nulle part ailleurs, la presse en langue étrangère n'a été aussi foisonnante qu'à Paris. Seules aujourd'hui peuvent se comparer Londres et New York. Elle n'a jamais été étudiée en tant que telle. Paris, capitale polyphonique est le fruit de douze ans de travail, celui du réseau Transfopress qui recense la presse allophone à travers le monde. Ici seize langues sont convoquées : anglais, arabe, chinois, espagnol, géorgien, grec, hébreu, hongrois, italien, khmer, polonais, portugais, russe, tamoul, tchèque et yiddish. Plusieurs titres sont concernés dans chacune, du XIXe au XXIe siècle. Richement illustré, l'ouvrage regorge d'histoires méconnues, d'anecdotes, de parcours de vie, de lutte, de témoignages d'acculturation et de métissage mais aussi de rejets et de drames. A un moment où l'identité plurielle de la France est remise en cause et où le sens de l'assimilation est questionné, cette mosaïque apporte une réflexion salutaire et un éclairage inédit tant sur l'histoire de l'immigration que sur celle de la ville-lumière.
Novembre 1918. Alors que l'armistice se prépare entre la France et l'Allemagne, outre-Rhin, la révolution gronde. Le pays se couvre de Conseils ouvriers dans l'euphorie et, le 9 novembre, la République est proclamée. L'embrasement semble toutefois de courte durée. Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, les deux principales figures de la révolution spartakiste, sont assassinées dès janvier 1919. La révolte de Berlin dont ils étaient le fer de lance est réprimée dans le sang. Elle aura duré une semaine. Décapitée, la révolution allemande ? Loin s'en faut. Alors qu'elle est souvent réduite par les historiens à une insurrection de quelques semaines, Anne Deffarges lui redonne toute son ampleur. Son ouvrage déploie ainsi une histoire longue où l'intensité des sursauts - proclamation de la République des Conseils de Bavière, grandes grèves de 1920 - n'a d'égale que la férocité de la répression, implacable de bout en bout. Ce travail, inédit dans l'historiographie française, redonne également aux femmes toute leur place dans la structuration des actions révolutionnaires, souvent résumée à la figure de Rosa Luxembourg. Sources à l'appui, Anne Deffarges démontre que l'échec de la révolution allemande est aussi dû à la trahison des sociaux-démocrates du SPD, un parti jusque-là révolutionnaire qui, dès 1914 et plus encore après novembre 1918, change son fusil d'épaule pour s'associer à l'armée et aux bandes paramilitaires d'extrême-droite. En poursuivant son ouvrage jusqu'en 1923, "année inhumaine" de montée du fascisme et de la tentative de coup d'Etat d'Adolf Hitler, elle tisse des liens particulièrement frappants entre reculs révolutionnaires et montée des nationalismes les plus extrémistes. Si l'histoire ne se répète pas, comprendre les mécanismes à l'oeuvre il y a un siècle est précieux pour s'orienter dans notre propre époque, également grosse de bouleversements.
100 cartes historiques, politiques, économiques, sociologiques et futuristes accompagnées chacune d'un texte, le tout complété par une galerie de portraits des pays de la région.
Atlande réédite un ouvrage fondamental sur la Révolution française, la seule histoire " populaire " de la révolution, c'est-à-dire relatée du point de vue du peuple, débarrassée de ses mystifications sur le 14 juillet ou la nuit du 4 août : un texte qui tranche avec l'histoire traditionellement " bourgeoise " de la Révolution. Originellement paru en 1909, de façon concomitante à Paris, Londres, Leipzig, Rome et New York, ce texte, révolutionnaire en lui-même, est l'oeuvre d'un aristocrate russe exilé à Paris car il a épousé la cause du peuple, d'un historien hors pair et d'un visionnaire. Kropotkine est largement oublié de nos jours ; rappelons simplement qu'une chaîne de montagnes porte son nom en Sibérie, qu'il fut le page de la tsarine aussi bien que l'interprète de Louise Michel en Angleterre, l'intime d'Elisée Reclus et d'Octave Mirbeau et que tant Victor Hugo qu'Ernest Renan le défendirent ardemment quand il fut poursuivi par les autorités françaises. Le texte intégral est ici éclairé par une kyrielle de notes d'Arno Lafaye-Moses qui propose également une galerie des personnages cités ainsi qu'un glossaire. Signe de sa résonnance aujourd'hui, il est préfacé par François Ruffin.