Sujet: Alors que Monsieur Zoum se rend à son bureau, le facteur lui tend un colis: « N'enlevez surtout pas l'emballage », lui conseille-t-il. Mais voilà que le colis se met à parler et réclame manège, bonbons et musique... Monsieur Zoum obtempère jusqu'à ce que les revendications du colis dépassent les bornes: arrachant le papier d'emballage, Monsieur Zoum se retrouve face à un oeuf venu d'Antarctique! Il ne lui reste plus qu'à le couver... et à ramener bébé pingouin jusqu'à son pays d'origine. Commentaire: Aéré, cet ouvrage aux larges pages ivoire n'est pas sans rappeler les albums d'autrefois. Sur un papier de qualité, les illustrations apparaissent d'un côté sur une page entière, douces et sobres, et de l'autre en vignette sépia. Mais le texte, plutôt court et sans difficulté, est essentiellement dialogué dans un style direct et actuel, avec une gentille trouvaille de vocabulaire:« pingouiner »! Dans cet histoire farfelue, amusante, Monsieur Zoom est la preuve « qu'il existe encore, dans le monde, des gens qui se soucient des autres ». L'ouvrage plaira aux plus jeunes comme aux adultes nostalgiques de leurs albums d'enfance. Âge: Dès 4 ans
Mayan a une petite s'ur qui, de l'avis de tous, est un trésor cent fois plus précieux que tous les joyaux de la couronne d'Angleterre. Mayan n'a rien contre sa petite s'ur mais lorsqu'elle apprend que monsieur Blum, leur papa, est au bord de la faillite, elle n'hésite pas une seconde à mettre en vente l'inestimable petite chérie. Hé& on a le sens des affaires ou on ne l'a pas ! Les petits frères et les petites s'urs aiment tenir la vedette. Dans la vie comme dans les livres, il n'y en a que pour eux ! À première vue, Je veux vendre ma s'ur n'échappe pas à la règle. Dès les premières lignes, Achrit, beau spécimen de fleur vénéneuse à l'aspect de petite s'ur, tente de tirer la couverture à elle. En vain... Plutôt que de s'intéresser à sa minuscule personne, Nurit Zarchi se glisse dans la peau de Mayan, la grande s'ur, pour raconter avec finesse et sensibilité la difficulté extrême qu'il y a à exister à l'ombre d'un tel chameau. Un court roman qui traite sur un ton inédit (mélange de fraîcheur, de mauvaise foi et d'ironie) d'un sentiment complexe nommé jalousie. À partir de 6 ans.
Italiens, Belges, Chinois, Arméniens, Polonais, Espagnols, Grecs, Maghrébins, Portugais, Turcs, ces étrangers parfois désignés comme "indésirables" dans les textes officiels, font partie de l'histoire de Saint-Etienne, qui fut capitale industrielle. Rompant avec l'invisibilité et l'amnésie, cet ouvrage aborde la vie et le destin de ces femmes et de ces hommes, arrivés pour un jour ou pour toujours. Ils forment la chaîne et la trame d'une "impressionnant fresque" qui "servira d'outil indispensable aux recherches futures", selon les termes de la préfacière. A partir d'un long travail d'archives, l'auteur aborde sept thèmes sur la longue durée, raconte dans le détail trois temps courts rythmant le XXe siècle et s'attarde sur quelques vies singulières : celles d'un armurier et d'un entrepreneur du BTP italiens, d'un commerçant russe ou d'un combattant algérien du FLN.
Les douze dernières pièces composées par Ibsen forment un cycle qui a son mouvement et sa cohérente propres. Ibsen l'a conçu tel pour raconter un monde dont les certitudes abusives sont ébranlées et où peuvent s'exprimer les blessures secrètes d'individus révoltés contre l'oppression des apparences.Dans ce monde - qui fait toujours écho au nôtre - la vérité est une catastrophe; elle naît dans la souffrance individuelle ou le trouble social. Souffrance et trouble qui sont le bien et la matière de l'artiste au travail, figure qui domine les quatre dernières pièces du cycle.Les pièces sont proposées dame leur intégralité et dans une nouvelle traduction pour rendre à Ibsen se place parmi les grands génie dramatiques.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
Au milieu de la forêt se cache un dôme mystérieux. Couverte d'aiguilles et de sable, c'est la maison de milliers de fourmis. Tant de choses se passent là-dedans ! Où vont les fourmis ? Peux-tu suivre leur chemin ...