Du XVIIe siècle au milieu du XX, Londres voit s'installer desvagues successives de Juifs immigrés après trois siècles debannissement: sépharades chassés d'Espagne et du Portugalpar l'Inquisition, puis ashkénazes d'Europe centrale et orientalepoussés à l'exil par de sanglants pogroms. L'East End, lequartier de Whitechapel fut, pour la plupart, à la fois le pointd'arrivée et le point de départ vers une vie nouvelle.Aujourd'hui il ne subsiste rien de ce lacis de rues pittoresqueset misérables qui grouillaient de toutes les activités d'unpeuple, hormis la saga qu'Israël Zangwill, lui-même enfant duGhetto, nous laisse en témoignage unique d'un monde disparu.L'immense succès des Enfants du Ghetto (1892) valut à sonauteur le surnom de Dickens juif. Rires et larmes, comique ettragique, satire féroce et tendre empathie accompagnent notreimmersion au sein d'une foule de personnages intensémentvivants, forts d'une étonnante vitalité dans l'adversité: petitesgens, parvenus, bourgeois petits, moyens et grands et certainstypes traditionnels du folklore juif: le schnorrer (le mendiant),le shadh'en (le marieur), le shlemihl (le pauvre type), lebouffon. Tous sont confrontés dans leur vie la plusquotidienne aux choix qui s'imposent aux immigrés: fidélité àleurs traditions culturelles, religieuses, linguistiques,culinaires, volonté d'adaptation à la société dominante, tout ennavigant, au prix de quelles concessions, de quelles trahisons,de quels enthousiasmes - entre déracinement et enracinement,entre une identité transmise et une identité à construire.
Nombre de pages
656
Date de parution
17/01/2012
Poids
734g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782251444154
Titre
Enfants du ghetto. Etude d'un peuple singulier
Auteur
Zangwill Israël ; Spire Marie-Brunette
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
135
Poids
734
Date de parution
20120117
Nombre de pages
656,00 €
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On connaît la parabole du riche et du pauvre, on plaint les miséreux. Eh bien, on a tort! C'est ce que va découvrir le malheureux Grobstock, pilier de synagogue et bienfaiteur des indigents, lorsqu'il rencontre une sorte d'épouvantail enturbanné: le plus redoutable des Schnorrers - ces mendiants intrépides -, Manasseh le magnifique, sublime fléau et pique-assiette exemplaire, Sépharade grand genre et prince des beaux parleurs. Dès lors, l'existence de Grobstock bascule dans la souffrance, aux prises avec un Manasseh vibrionnant, déchaîné, monumental. Que l'on se rassure, pourtant, car un homme qui harcèle ses victimes avec une telle délicatesse ne saurait être entièrement mauvais. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Israel Zangwill (1864-1926) est né à Londres dans une famille de juifs russes émigrés. Instituteur puis journaliste, il se tourne très vite vers l'écriture avec des romans, nouvelles et pièces de théâtre sur la vie dans le ghetto de Londres où le réalisme se mêle à l'humour et au grotesque (Tragédies du ghetto, Comédies du ghetto, Rêveurs du ghetto, Le Roi des Schnorrers). Ces ?uvres lui valent le surnom de " Dickens juif " et le placent au rang des plus grands parmi ses contemporains. Ecrit en 1891, Le Grand mystère du Bow sera la seule contribution de Zangwill au genre policier. Mais cette unique incursion revête une importance majeure : non seulement Le Grand Mystère du Bow est considéré par les historiens de la littérature policière comme le tout premier roman de meurtre en chambre close mais chacun s'accorde à louer la logique et l'ingéniosité du dénouement de l'intrigue. Grâce à un ton à la fois enlevé et émaillé de références, grâce au regard ironique qu'il pose sur tous ses protagonistes, de l'intellectuel prétentieux au limier de Scotland Yard sur de son fait, en passant par les divers acteurs de la machine judiciaire, Zangwill brosse, dans Le Grand Mystère du Bow, un portrait critique de la société victorienne, sur fond de petites gens d'un quartier populaire, de syndicalistes et de politiciens.
Rires et larmes au ghetto. Comédies? Tragédies? Israël Zangwill (1864-1926), grande figure littéraire de la fin de l'époque victorienne et homme engagé, surnommé le "Dickens juif", conte l'envers et l'endroit du monde juif bouleversé par les pogroms, la pauvreté, l'émigration vers l'Ouest. Et derrière ses personnages drôles ou pathétiques, intensément visuels et vrais, pris dans la tourmente de l'Histoire, ce défi et cette interrogation: comment rester soi-même, fidèle et différent face à la modernité, au conflit des générations et des cultures, à l'attirance pour les sociétés ambiantes, le progrès qu'elles représentent et leurs images? Zangwill, le plus british des écrivains juifs, le plus juif des écrivains anglais, donne vie et voix, avec allégresse et humour, aux acteurs d'un univers disparu, ballottés entre déracinement et enracinement. Une satire féroce parfois, tendre toujours.
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
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Le nord, le sud, l'est et l'ouest : toutes les sociétés, ou presque, recourent aux directions cardinales pour s'orienter. Depuis des millénaires, les quatre points cardinaux sont indispensables a` la navigation. Au coeur de l'imaginaire, de la morale et de la géopolitique de la plupart des civilisations, ils n'en restent pas moins subjectifs - et parfois contradictoires. L'historien Jerry Brotton nous invite à découvrir ces directions en fonction de la position spatiale et temporelle des communautés humaines qui en font usage. Il nous explique pourquoi telle ou telle culture en privilégie une plutôt qu'une autre et pourquoi aucune société ne s'est jamais orientée vers l'ouest. De nos jours, cependant, en vertu du GPS, les points cardinaux s'avèrent moins pertinents. Grâce aux applications géospatiales, nous nous situons au centre de la carte sous la forme d'un point bleu qui nous déconnecte du monde naturel. En imaginant les bouleversements que la technologie pourrait imposer a` l'avenir, Jerry Brotton nous rappelle a` quel point les directions cardinales ont été cruciales depuis que nous parcourons la planète.
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Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français