Israel Zangwill (1864-1926) est né à Londres dans une famille de juifs russes émigrés. Instituteur puis journaliste, il se tourne très vite vers l'écriture avec des romans, nouvelles et pièces de théâtre sur la vie dans le ghetto de Londres où le réalisme se mêle à l'humour et au grotesque (Tragédies du ghetto, Comédies du ghetto, Rêveurs du ghetto, Le Roi des Schnorrers). Ces ?uvres lui valent le surnom de " Dickens juif " et le placent au rang des plus grands parmi ses contemporains. Ecrit en 1891, Le Grand mystère du Bow sera la seule contribution de Zangwill au genre policier. Mais cette unique incursion revête une importance majeure : non seulement Le Grand Mystère du Bow est considéré par les historiens de la littérature policière comme le tout premier roman de meurtre en chambre close mais chacun s'accorde à louer la logique et l'ingéniosité du dénouement de l'intrigue. Grâce à un ton à la fois enlevé et émaillé de références, grâce au regard ironique qu'il pose sur tous ses protagonistes, de l'intellectuel prétentieux au limier de Scotland Yard sur de son fait, en passant par les divers acteurs de la machine judiciaire, Zangwill brosse, dans Le Grand Mystère du Bow, un portrait critique de la société victorienne, sur fond de petites gens d'un quartier populaire, de syndicalistes et de politiciens.
Nombre de pages
190
Date de parution
25/11/1998
Poids
168g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782841420780
Titre
Le grand mystère du Bow
Auteur
Zangwill Israël
Editeur
OMBRES
Largeur
120
Poids
168
Date de parution
19981125
Nombre de pages
190,00 €
Disponibilité
Epuisé
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On connaît la parabole du riche et du pauvre, on plaint les miséreux. Eh bien, on a tort! C'est ce que va découvrir le malheureux Grobstock, pilier de synagogue et bienfaiteur des indigents, lorsqu'il rencontre une sorte d'épouvantail enturbanné: le plus redoutable des Schnorrers - ces mendiants intrépides -, Manasseh le magnifique, sublime fléau et pique-assiette exemplaire, Sépharade grand genre et prince des beaux parleurs. Dès lors, l'existence de Grobstock bascule dans la souffrance, aux prises avec un Manasseh vibrionnant, déchaîné, monumental. Que l'on se rassure, pourtant, car un homme qui harcèle ses victimes avec une telle délicatesse ne saurait être entièrement mauvais. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Rires et larmes au ghetto. Comédies? Tragédies? Israël Zangwill (1864-1926), grande figure littéraire de la fin de l'époque victorienne et homme engagé, surnommé le "Dickens juif", conte l'envers et l'endroit du monde juif bouleversé par les pogroms, la pauvreté, l'émigration vers l'Ouest. Et derrière ses personnages drôles ou pathétiques, intensément visuels et vrais, pris dans la tourmente de l'Histoire, ce défi et cette interrogation: comment rester soi-même, fidèle et différent face à la modernité, au conflit des générations et des cultures, à l'attirance pour les sociétés ambiantes, le progrès qu'elles représentent et leurs images? Zangwill, le plus british des écrivains juifs, le plus juif des écrivains anglais, donne vie et voix, avec allégresse et humour, aux acteurs d'un univers disparu, ballottés entre déracinement et enracinement. Une satire féroce parfois, tendre toujours.
Du XVIIe siècle au milieu du XX, Londres voit s'installer desvagues successives de Juifs immigrés après trois siècles debannissement: sépharades chassés d'Espagne et du Portugalpar l'Inquisition, puis ashkénazes d'Europe centrale et orientalepoussés à l'exil par de sanglants pogroms. L'East End, lequartier de Whitechapel fut, pour la plupart, à la fois le pointd'arrivée et le point de départ vers une vie nouvelle.Aujourd'hui il ne subsiste rien de ce lacis de rues pittoresqueset misérables qui grouillaient de toutes les activités d'unpeuple, hormis la saga qu'Israël Zangwill, lui-même enfant duGhetto, nous laisse en témoignage unique d'un monde disparu.L'immense succès des Enfants du Ghetto (1892) valut à sonauteur le surnom de Dickens juif. Rires et larmes, comique ettragique, satire féroce et tendre empathie accompagnent notreimmersion au sein d'une foule de personnages intensémentvivants, forts d'une étonnante vitalité dans l'adversité: petitesgens, parvenus, bourgeois petits, moyens et grands et certainstypes traditionnels du folklore juif: le schnorrer (le mendiant),le shadh'en (le marieur), le shlemihl (le pauvre type), lebouffon. Tous sont confrontés dans leur vie la plusquotidienne aux choix qui s'imposent aux immigrés: fidélité àleurs traditions culturelles, religieuses, linguistiques,culinaires, volonté d'adaptation à la société dominante, tout ennavigant, au prix de quelles concessions, de quelles trahisons,de quels enthousiasmes - entre déracinement et enracinement,entre une identité transmise et une identité à construire.
Ex membre de la police tchèque, en exil à Londres depuis 1938, le Dr Jan Czissar à l'habitude de fourrer son nez dans des affaires criminelles qui ne le regardent pas et " empoisonne " ainsi l'existence du commissaire adjoint Mercer de Scotland Yard. Il faut admettre que ses interventions intempestives sont généralement parfaitement justifiées. Publiées dans une revue anglaise en Juillet et Août 1940, reprises après la guerre dans des versions amputées d'un tiers par Ellery Queen's Mystery Magazine, puis dans son édition française, Mystère Magazine, les six histoires qui constituent les Instrusions du Dr Czissar ont été réunies par Eric Ambler dans son dernier livre paru en 1993 et sont données ici pour la première fois dans des traductions intégrales.
Gaskell Elizabeth ; Darmont F. ; Lecellier Dominiq
Aux côtés de Jane Austen, des soeurs Brontë, de Charles Dickens et de George Eliot, Elizabeth Gaskell (1810-1865) occupe dans le roman anglais du XIX' siècle une place importante que la critique récente a largement consolidée. Portrait discrètement ironique d'une grande dame de la noblesse terrienne, Lady Ludlow fait partie de ses courts romans, comme Cranford ou Ma cousine Phillis, où l'originalité de son talent donne sa pleine mesure.