Traitement de la maladie psychique en terre d'Islam. Etude de la dépression chez les femmes tunisien
Zadig Sonya
L'HARMATTAN
20,00 €
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EAN :9782140491924
Qui sont ces femmes que l'on dit « folles » ? Qui sont ces douloureuses enfermées depuis si longtemps derrière les murs de l'hôpital psychiatrique d'EL Razzi à Tunis ? Peu après la révolution du jasmin, Sonya Zadig retourne en Tunisie pour un travail de recherche en psychopathologie clinique. Elle y rencontre des femmes hospitalisées pour dépression, mais elle découvre assez vite que la réalité est plus complexe qu'elle n'y parait. La dépression est souvent la partie visible d'une conjoncture sociale et religieuse dramatique. L'hôpital psychiatrique est pour ces femmes un dernier recours, un ultime refuge face aux violences intrafamiliales et conjugales qu'elles subissent ; certaines vont jusqu'à simuler la folie pour échapper à leurs conditions de femmes soumises. Dans un contexte sociopolitique de plus en plus islamisé, la radicalité de leurs souffrances fait écho à la radicalisation islamique d'une Tunisie malade d'avoir raté la promesse d'un Printemps arabe.
Nombre de pages
182
Date de parution
07/07/2023
Poids
226g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140491924
Titre
Traitement de la maladie psychique en terre d'Islam. Etude de la dépression chez les femmes tunisien
Auteur
Zadig Sonya
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
226
Date de parution
20230707
Nombre de pages
182,00 €
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Faisant suite à Soumise, Sonya Zadig revient dans À corps perdus sur sa petite enfance, une enfance dans laquelle tout semble s'être cristallisé, le discours de ce que doit être une femme en terre d'islam s'est hélas fait chair car malgré son désir inouï de liberté et d'affranchissement, son corps a longtemps gardé l'empreinte vivace de la soumission. Comment dès lors se faire un corps, devenir l'auteur de sa vie lorsqu'on fait partie d'un grand corps qui vous englobe en vous désaccordant ? Sonya Zadig se risque dans ce livre à démêler un par un les fils qui l'ont durablement ligotée, celui d'un discours originaire hostile à toute tentative d'accéder à la modernité.
Soumise est une autofiction dans laquelle Sonya Zadig relate son enfance en Tunisie. Cette enfance passée au milieu des femmes lui fait assez vite entrevoir l'impossible tâche qui sera la sienne, celle de tenter de affranchir des injonctions de soumission dictées par sa culture arabo-musulmane et légitimées par un texte sacré. A l'adolescence, Sonya sait que sa seule issue sera l'exil, le prix à payer pour advenir en tant que femme. Elle comprendra hélas bien plus tard que malgré le bannissement, malgré l'exil, elle avait emporté dans ses valises le poids de sa religion. Elle réalisera avec effroi que le voile islamique était en réalité cousu à même sa peau.
Il me fallait, à bout de force, à bout de moi, trouver l'énergie de démanteler petit à petit le récit de cette illusion, je croyais en elle comme on croit en un dieu unique, elle m'avait protégée du réel, son amour était mon rempart contre la menace de l'incroyance, je n'avais fait que troquer un culte originel contre un autre en faisant d'elle un recours contre le vide d'un ciel que je voulais plein. Son départ m'avait fissurée, tout en me renvoyant avec brutalité dans le néant du doute absolu. C'était cela mon insupportable, accepter la nudité crasse d'une vie sans garantie et sans permanence.
Après Soumise et A corps perdu, Sonya Zadig clôture cette trilogie avec A corps retrouvé. L'adolescente rebelle devenue femme, convoque dans ce roman un passé devenu hélas trop présent, ce qu'elle avait fui il y a bientôt 40 ans la rattrape sur la terre de France. Comment dès lors s'en sortir lorsque les fantômes du passé reviennent nous hanter ? Quelle voie emprunter ? Sinon de se faire la voix de toutes ces femmes malades de n'avoir pas su briser le silence ...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...