L'UGTT, une passion tunisienne. Enquête sur les syndicalistes en révolution (2011-2014)
Yousfi Hela
KARTHALA
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EAN :9782811114671
L'Union générale tunisienne du travail (UGTT) est la première force syndicale tunisienne et a longtemps aussi été la seule. Pierre angulaire du mouvement national du temps de la colonisation, l'UGTT a toujours joué un rôle cardinal dans la vie politique tunisienne. Poussée par le puissant soulèvement populaire déclenché le 17 décembre 2010, l'UGTT, s'est trouvée nettement engagée dans l'action, sa capacité de mobilisation lui permettant de peser sur la transformation du champ politique tunisien. Son action a suscité et suscite encore des débats pour le moins passionnés entre ceux qui considèrent comme salutaire la mobilisation de l'UGTT, ceux qui la dénoncent en appelant sa direction à s'en tenir à son rôle syndical ou encore ceux qui appellent purement et simplement à l'affrontement avec une organisation, incarnant à leurs yeux l'aile encore agissante de l'ancien parti au pouvoir. Comment l'UGTT a-t-elle interagi avec le soulèvement populaire qui a conduit au départ de Ben Ali ? Quel a été son rôle dans la « transition politique » aboutissant à l'adoption de la première constitution démocratique tunisienne, le 26 janvier 2014 ? Comment l'UGTT a-t-elle réussi à neutraliser le risque de son éclatement provoqué par les différentes crises politiques et sociales ? Quel est l'objectif réel de l'UGTT : prendre le pouvoir, imposer on ne sait quelle dictature du prolétariat ou aider les élites économiques et politiques à se maintenir au pouvoir ? Quels sont les défis auxquels l'UGTT doit faire face dans le nouveau paysage politique ? Autant de questions et bien d'autres auxquelles cet ouvrage tente de répondre. Hèla Yousfi est maître de conférences à l'Université Paris-Dauphine. Son domaine d'expertise est la sociologie des organisations. Elle a travaillé et publié sur l'influence de la culture politique sur le fonctionnement des entreprises dans les pays arabes. Ses travaux portent également sur les enjeux culturels des politiques de développement économique et des changements institutionnels ainsi que sur les mouvements sociaux dans une perspective postcoloniale.
Nombre de pages
272
Date de parution
10/11/2015
Poids
450g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811114671
Auteur
Yousfi Hela
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20151110
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272,00 €
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En 1990 paraissait l'ouvrage fondateur en sciences de gestion intitulé L'individu dans l'organisation : les dimensions oubliées. Entrepris et coordonné par Jean-François Chanlat, cet ouvrage mettait en lumière des dimensions de l'être humain qui ont été dans une large mesure mises de côté par les sciences de gestion. Depuis, Jean-François Chanlat n'a cessé de nous inviter par ses écrits et ses conférences à réfléchir à l'importance d'édifier une anthropologie de l'organisation, seule à même de nous aider à nous saisir de la complexité croissante du monde des organisations au sein duquel on vit aujourd'hui. Cet ouvrage fait le point sur les avancées récentes des recherches que Jean-François Chanlat avait amorcées il y a trente ans, rend compte des principaux débats qui portent sur les dimensions oubliées de la gestion et en décrit de nouvelles, afin d'envisager un prolongement à ses réflexions pionnières. Les textes sont regroupés autour de quatre grands axes : les défis culturels du fonctionnement des organisations, les enjeux de traduction et de diffusion des études organisationnelles, les enjeux sociétaux que doivent affronter les organisations et, enfin, les perspectives et héritages offerts par cette exploration originale des différentes facettes du comportement organisationnel.
Ne reste que les souvenirs est un recueil poétique qui explore les émotions, les instants marquants et les questionnements sur la vie. A travers des vers libres et une écriture épurée, l'auteure retrace des moments du passé, qu'ils soient lumineux ou empreints de mélancolie. Chaque poème saisit une bribe de mémoire, une sensation furtive, une trace indélébile du temps. Son style délicat et sensible invite à une réflexion profonde, où les réminiscences se transforment en héritage intime et intemporel. Une ode à ces instants précieux qui forgent notre existence.
Cet ouvrage traite de l'immigration tunisienne à travers ses réalités humaines, économiques et sociales. L'auteur s'est intéressé au contexte général et régional dans lequel s'inscrit la migration, aux facteurs contraignant ou favorisant ce mouvement entre les deux pays, mais aussi aux capacités, aux motivations et aux discours des " acteurs ". L'étude montre aussi que la structure sociale régie par des affinités familiales, locales... permet de solutionner les problèmes de logement et d'emploi.
Je sens que j'ai tellement de choses a? dire qu'il vaut mieux que je ne sois pas trop cultive?. Il faut que je garde une espe?ce de barbarie, il faut que je reste barbare." Kateb Yacine "Ne?gre vous m'appelez eh bien oui, ne?gre je suis. N'allez pas le re?pe?ter, mais le ne?gre vous emmerde." Aime? Ce?saire A? l'heure ou? le terme " ensauvagement ", d'abord charrie? par l'extre?me droite, pe?ne?tre les sciences sociales et se discute dans la sphe?re me?diatique et politique comme un phe?nome?ne tangible, Louisa Yousfi nous propose ici un re?cit a? la fois politique et litte?raire de ce (re)devenir barbare des Noirs et des Arabes de France. Pour ce faire, elle ne de?roule pas un commentaire de l'actualite? ni n'e?graine la longue liste des offenses racistes que nous offre la France contemporaine. Non, elle fonde une esthe?tique radicale ; elle propose un grand re?cit – qui convoque aussi bien Kateb Yacine, Chester Himes que Booba et la prose des militants de?coloniaux en prise avec les luttes actuelles – pour se de?partir des conflits de loyaute?s impose?s par le mythe inte?grationniste a? la franc?aise mais aussi pour aborder tous les sujets de?licats que la logorrhe?e sociologique ou l'essai militant ne sauraient saisir avec autant de relief : pourquoi ne fu?mes-nous pas tous Charlie ? Comment s'extraire des turpitudes du " privile?ge blanc " (" une histoire de mai?tre qui a appris de son esclave le stade supe?rieur de la dialectique : quand c'est l'esclave lui-me?me qui enseigne au mai?tre le sens de la liberte?. ")? Et " "qu'aurions-nous e?te? si ? " Si la colonisation n'avait pas organise? un rapport de force moral qui tient en e?chec la civilisation, le pays et la famille qui aurait du? nous voir nai?tre et grandir ? Si l'inte?grationnisme n'avait pas e?dicte? pour nous les conditions de notre salut dans ce pays conditionnel qui n'a rien d'une patrie ? " Rester barbare a quelque chose des essais litte?raires offerts en son temps par James Baldwin aux luttes noires ame?ricaines. Ici, il faut saisir " la barbarie comme un lieu d'e?nonciation a? partir duquel " Louisa Yousfi " vient secouer et saccager l'ordre des choses ".
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.