Une autre démocratie en Amérique (1824-1844). Orestes Brownson, un regard politique
Wulf Naomi ; Marienstras Elise ; Caron Nathalie ;
SUP
22,00 €
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EAN :9791023105599
Le pasteur et écrivain réformateur Orestes Brownson, n'a eu de cesse, pendant une grande partie de sa carrière, de dénoncer les graves insuffisances de la société états-unienne de son temps et de réfléchir aux moyens de la conduire vers une "démocratie véritable". Sa démarche le distingue de son contemporain français Alexis de Tocqueville, qui a décrit la "démocratie en Amérique" comme un modèle qui porte en lui-même les remèdes à ses maux. Naomi Wulf retrace dans ce livre les débats d'idées qui ont eu lieu aux Etats-Unis dans les années 1820 à 1840, celles de la "démocratie jacksonienne", sur le sens à donner au mot démocratie. Elle met en lumière les désaccords, les incohérences et les paradoxes qui sont apparus à l'origine de la République américaine. En effet, l'époque pendant laquelle les partisans du président Andrew Jackson exercent une politique dite "démocratique" est celle d'une société en pleine mutation qui s'éloigne de la norme agrarienne pour entamer la révolution du marché et faire ainsi ses premiers pas vers le règne de l'industrie. Brownson et ses amis réformateurs dénoncent ce régime inégalitaire dans lequel l'Etat n'intervient qu'en faveur des plus riches et se désintéresse du bien-être et de l'éducation des pauvres. Le lecteur trouvera des rapprochements étonnants entre les deux extrémités de l'histoire de la démocratie moderne : depuis ses débuts mouvementés et contradictoires pendant l'ère du common man sous le président Jackson, jusqu'à ce qui peut paraître, de nos jours, une démocratie à bout de souffle, ouverte aux séductions du populisme. L'idéal dont avait rêvé la Jeune République naissante semble s'être dévoyé jusqu'à prendre un tour funeste ; cependant, Orestes Brownson, bien que désabusé par les échecs politiques du peuple, reste un modèle pour ceux qui continuent à penser que si le peuple le veut, oui, il peut rendre ses droits à une vraie démocratie.
Nombre de pages
294
Date de parution
02/11/2017
Poids
374g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9791023105599
Titre
UNE AUTRE DEMOCRATIE EN AMERIQUE - ORESTES BROWNSON, UN REGARD POLITIQUE (1824-1845)
Auteur
Wulf Naomi ; Marienstras Elise ; Caron Nathalie ;
Editeur
SUP
Largeur
145
Poids
374
Date de parution
20171102
Nombre de pages
294,00 €
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Résumé : Cet ouvrage à caractère historique met en évidence une période clé de l'histoire des Etats-Unis où se clôt véritablement la Révolution américaine et où s'affirme, dans la nouvelle nation, un régime inédit qui fait question, tant au plan épistémologique que politique. Entre octobre 1787 et mai 1788, Publius (pseudonyme collectif d'Alexander Hamilton, James Madison et John Jay) signe pour la presse de New York une série de quatre-vingt-cinq articles, réunis ensuite en volume, pour convaincre le peuple américain de ratifier la nouvelle Constitution fédérale : " loin d'abolir les gouvernements des Etats, celle-ci en fait des parties constitutives de la souveraineté nationale " (Federalist N°9). Ainsi seulement, démontre Publius, les anciennes colonies britanniques pourront préserver l'union et garantir la sécurité, l'ordre et la prospérité.
Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : des repères : un rappel des faits qui constituent la trame événementielle de la question ; des synthèses sur les personnages et lieux qui jalonnent le sujet ; des outils méthodologiques : chronologie, glossaire, bibliographie ; un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques qui complètent l'index.
Afin de rompre avec un certain nombre d'idées reçues et ainsi de mieux appréhender la place qu'occupe l'Amérique dans l'histoire, ce livre cherche à dépasser la vision traditionnelle de l'exception états-unienne, en comparant la formation de la nation américaine avec celle d'autres nations. Inspirés des travaux pionniers d'Elise Marienstras, historienne spécialiste de la construction nationale américaine et des Amérindiens, ces " nouveaux regards " proposent une perspective transaméricaine et transatlantique des mécanismes de formation nationale dans les Amériques, et des failles du modèle républicain idéal. Articulé autour du triple axe " peuples, nation, société ", l'ouvrage s'étire du 17e au 21e siècle et aborde différentes facettes de l'histoire américaine souvent traitées les unes indépendamment des autres, sans se limiter aux frontières généralement imposées par la géographie, la chronologie ou encore les disciplines. Ce qui fait l'unité de cet ensemble, c'est la question centrale qui traverse toutes les contributions : comment se construisent (se déconstruisent) une nation, un Etat ? Comment les conflits d'intérêts et de cultures entre immigrants et autochtones font-ils " société " ? Quels rapports entretiennent démocratie et pluralisme ? Partant de la genèse des républiques en Amérique du Nord et du Sud, aux 18e et 19e siècles, l'ouvrage met en avant les conflits entre l'universalisme fondateur et les pratiques d'exclusion des nouvelles nations issues de colonies de peuplement. Ce faisant, les auteurs s'intéressent à tous les individus et groupes minoritaires qui, même s'ils en furent souvent les victimes, contribuèrent à leur échelle à la création de la nation par la constitution de réseaux de sociabilité, identitaires ou de classe. Enfin, l'originalité de l'ouvrage s'affirme lorsque, à partir de l'exemple américain, il se penche sur la critique de l'hégémonie culturelle et sur la possibilité de repenser le pluralisme ainsi que, aujourd'hui, le fait minoritaire en France, et plus généralement en Europe.
Naturaliste, géographe, explorateur, Alexander von Humboldt (1769-1859) est le grand scientifique des Lumières. Il a donné son nom à des villes, des rivières, des chaînes de montagnes, à un courant océanique d'Amérique du Sud, à un manchot, à un calmar géant - il existe même une Mare Humboldtianum sur la Lune. Sous la plume d'Andrea Wulf, sa vie se lit comme un roman d'aventures : Humboldt a organisé des expéditions dans la forêt tropicale, escaladé les plus hauts volcans du monde et rencontré des princes et des présidents, des scientifiques et des poètes. Napoléon le jalousait ; Simón Bolívar s'est imprégné de ses idées pour mener à bien sa révolution ; Darwin a embarqué sur le Beagle à cause de lui ; et le capitaine Nemo de Jules Verne possédait tous ses livres dans sa bibliothèque. A une époque où l'on pouvait embrasser toutes les connaissances scientifiques, Humboldt n'a cessé d'arpenter le monde pour en déceler les secrets et les expliquer. En 1800 déjà, il prédisait les changements climatiques causés par l'homme. Ses idées ont révolutionné la science, la politique, l'art et la théorie de l'évolution. Grand visionnaire, amoureux du monde vivant, de ses mystères et de ses beautés, Humboldt a inventé la nature telle que nous la percevons aujourd'hui.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.