[... ] Car la lumière émane. Souvent je peins ces moments de passage. Aurores, crépuscules, aubes, et pénombres sont les temporalités que j'invoque le plus. Ces moments, à la lisière d'une visibilité écrasante de vérité, sont les territoires des apparitions, visions qui peuplent les mythes et légendes de plusieurs Cultures. C'est là qu'apparaît, fugace, le merveilleux. E. W". La pratique picturale d'Edouard Wolton repose sur un thème directeur : la peinture de paysage ; plus précisément, la tradition du paysage composé, non pas peint d'après nature mais en atelier, à partir d'éléments de différents paysages pour composer un paysage imaginaire, idéal, une vue de l'esprit plutôt qu'une représentation réaliste. Ce que d'aucuns jugeraient hâtivement comme un genre désuet trouve au contraire, chez cet artiste, une singulière inventivité et un questionnement qui n'a rien perdu de son actualité. Doté d'une grande culture de l'histoire de la peinture - qui embrasse la Renaissance, le classicisme français, l'esthétique du sublime, le Romantisme, le luminisme... - Edouard Wolton se concentre sur l'idée d'une rationalisation de la nature, cette relation entre paysage et géométrie qui témoigne du désir ancestral de l'homme de comprendre et maîtriser la nature.
Nombre de pages
64
Date de parution
07/06/2022
Poids
100g
Largeur
120mm
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EAN
9782350465753
Titre
Edouard Wolton. Le mariage du ciel et de l’enfer
Auteur
Wolton Edouard ; Timsit Youri
Editeur
FILIGRANES
Largeur
120
Poids
100
Date de parution
20220607
Nombre de pages
64,00 €
Disponibilité
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L'URSS n'est plus, le communisme a disparu d'Europe et pourtant les héritiers du KGB règnent en maîtres à Moscou. Vladimir Poutine - ancien officier des services secrets - vient d'achever son deuxième mandat de président, mais ni lui ni ses acolytes n'ont l'intention de quitter le pouvoir. Comment en est-on arrivé là? Il y a trente ans, le chef du KGB, Iouri Andropov, a voulu réformer l'URSS qui courait à sa perte. Son plana échoué. Ses disciples ont été pris de vitesse dans la tourmente qu'a connue la Russie à l'époque de Boris Eltsine. Depuis, les hommes de l'ombre ont tout fait pour reprendre le pays en main. Libertés en berne, médias muselés, opposants réduits au silence, un ordre sinistre s'est instauré sur cette immense nation. Thierry Wolton démonte le "système Poutine" où le goût du pouvoir et de l'argent s'allie au plus grand cynisme. Au terme de cette analyse, la question se pose: Faut-il de nouveau avoir peur de la Russie... Biographie de l'auteur Thierry Wolton est historien, spécialiste du monde communiste. Son livre, Le KGB en France (1986) en a fait l'un des spécialistes incontestés de la police secrète soviétique et de ses méthodes de subversion.
Jamais, dans une guerre, il n'y aura eu autant de médias impliqués et jamais l'opinion publique n'aura eu à ce point l'impression de ne rien savoir. Jamais autant de journalistes sur le terrain et jamais autant de rumeurs et de désinformation. Jamais autant de direct, mais également jamais autant d'"images en boucle", cent fois revues, et de remplissage. Jamais autant d'informations donc, et jamais un tel sentiment mêlé de frustration et de saturation. Tels sont les faits qui apparurent dès le début de la guerre : l'apparent triomphe de l'information aboutissait au résultat inverse, une défiance radicale à son égard. C'est face au désarroi créé par une telle situation que j'ai voulu comprendre comment les médias traitaient la guerre. C'est pourquoi dès le 24 janvier, en plein conflit, à un moment où personne ne savait qu'il serait si bref. J'ai décidé de faire cette recherche, essayé de comprendre comment l'Histoire pouvait se dire et s'écrire quand on y était immergé avant que la mémoire immédiate des événements ne disparaisse. Telles sont les raisons de ce travail. Il ne s'agit pas d'un pamphlet. Même si le ton en est parfois vif, mais d'une recherche pour tenter de comprendre, en situation de crise, le fonctionnement de l'information dans les médias, pièces maîtresses du fonctionnement des démocraties pluralistes.
Directeur du laboratoire Communication et politique du CNRS, l'auteur étudie la télévision et son influence sur l'espace public. Contrairement aux idées en vogue, il plaide pour une télévision généraliste contre une télévision thématique et fragmentée.
Maastricht clôt quarante années de construction technocratique de l'Europe et ouvre une autre histoire : celle de l'Eurpe démocratique. Avec le suffrage universel s'achève l'Europe des 50 000 et commence celle des 340 millions. Rupture considérable, d'autant plus angoissante qu'elle s'est produite sous nos yeux en direct, en symétrie à l'effondrement du communisme. L'Europe démocratique recquiert une fantastique révolution mentale, où les conditions sociales et culturelles sont plus importantes que les institutions. En un mot, l'Europe démocratique n'est pas la suite de l'Europe économique avec un zeste de suffrage universel en plus. Elle est bien autre chose qui mêle l'Histoire, les valeurs et les idéologies. Tout est à respecter pour mobiliser les citoyens. Et d'abord retourner le gant de la logique technocratique. Il n'y a plus, d'un côté une élite moderniste qui sait à l'avance, et de l'autre des citoyens en retard, frileux, passéistes et nationalistes. Dorénavant, il y a égalité des points de vue et des légitimités. Pour réussir l'Europe des citoyens, il faut partir de leur réalité : la nation, l'identité, la mémoire. Et casser cette tyrannie de la modernité. Le risque, si on refuse de penser les conséquences de Maastricht ? La naissance d'un puissant mouvement qui ferait de l'Europe le parfait bouc émissaire de toutes les difficultés à l'Est comme à l'Ouest. Réussir l'Europe démocratique, la dernière utopie, c'est d'abord accepter de raisonner autrement.
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.