On l'appelait Maïco. Marie-Claude Vaillant-Couturier, la révoltée
Williams Yseult
GRASSET
23,10 €
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EAN :9782246822028
Marie-Claude Vaillant-Couturier, dite Maïco, est la fille gâtée de Lucien Vogel, éditeur d'avant-garde, et d'Yvonne de Brunhoff, soeur du créateur de Babar. Adolescente à l'aube des années 30, Maïco danse aux bals russes, pose pour Vogue, croise Aragon, Picasso, Gide, Malraux, bien d'autres... Apprentie peintre à Berlin en pleine montée du nazisme, elle en revient métamorphosée et se tourne vers la photo. Elle fréquente alors les jeunes Capa, Cartier-Bresson, Gerda Taro, qui, comme elle, voient en l'URSS le seul rempart contre le nazisme. En 1933, son reportage clandestin au camp de Dachau est un scoop mondial. Elle rencontre alors Paul-Vaillant Couturier, rédacteur en chef de L'Humanité, leader communiste et prophète vénéré des " lendemains qui chantent " . Coup de foudre absolu. L'amour et la politique ne feront désormais qu'un. A la mort de Paul, en 1937, la jeune veuve de 25 ans incarne les espoirs du héros du Front Populaire. Résistante de la première heure, déportée à Auschwitz puis à Ravensbrück, son courage est inébranlable. Libérée par l'Armée Rouge, elle choisit de rester auprès des mourants et afin que " le monde sache l'horreur concentrationnaire " . Seule femme à témoigner au procès de Nuremberg, Maïco avance sans faillir vers Göring et les accusés nazis, devant une assistance saisie par un " effroi sacré " , selon Joseph Kessel. Les images de sa déposition implacable font le tour du monde. " Regardez-moi, car à travers mes yeux, ce sont des centaines de milliers de morts qui vous regardent, par ma voix ce sont des centaines de milliers de voix qui vous accusent " . Devenue député, elle fera voter à l'Assemblée Nationale l'imprescriptibilité des crimes contre l'humanité, sans jamais renier son dévouement à l'URSS et sa foi en l'idéologie stalinienne.
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Nombre de pages
430
Date de parution
22/09/2021
Poids
430g
Largeur
140mm
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EAN
9782246822028
Titre
On l'appelait Maïco. Marie-Claude Vaillant-Couturier, la révoltée
Auteur
Williams Yseult
Editeur
GRASSET
Largeur
140
Poids
430
Date de parution
20210922
Nombre de pages
430,00 €
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Les Bruhnoff semblent bénis des dieux. Tout ce qu?ils touchent se transforme en or. Jean de Brunhoff donne naissance à Babar, un des plus célèbres personnages de la littérature enfantine, sa seur Cosette et son beau-frère Lucien lancent Vogue la bible de la mode, et Vu l?ancêtre de Paris Match, tandis que son frère Michel met sur orbite Christian Dior et Yves Saint Laurent. Cette famille franco-allemande, pacifiste dès la Grande Guerre, sera parmi les premiers opposants d?Hitler, dénonçant avant tout le monde les dangers de l?antisémitisme. Marie-Claude, sa nièce, jeune photographe pour Vu, réalisera un scoop mondial lors d?un reportage en Allemagne en 1932 : les photos de Dachau, le premier camp de concentration nazi. De la Belle Époque jusqu?à la Seconde Guerre mondiale, la famille de Babar a traversé les tempêtes avec le panache des grands explorateurs.L?itinéraire captivant des Brunhoff, une fratrie créative à l?avant-garde de la mode et de l?édition. Françoise Dargent, Le Figaro.Yseult Williams fait revivre une époque et une épopée. Marie-Laure Delorme, Le Journal du dimanche.Notes Biographiques : Yseult Williams a lancé Grazia en France et dirigé Marie-Claire, Marie-France et Lui. Elle est également l'auteur d'Impératrices de la mode (La Martinière, 2015).
Des Brunhoff, l?histoire a surtout retenu deux noms : celui de Jean, le génial créateur de Babar dans les années 1930, et celui de son fils, Laurent, qui fera du roi des éléphants un des personnages les plus célèbres de la littérature enfantine.Si Jean se tenait hors du tumulte du monde, il en allait tout autrement pour les autres membres d?une famille qui a marqué son temps. Son frère Michel et son beau-frère Lucien Vogel furent à la pointe dans la presse, l?édition, la mode, la photographie ou encore l?art moderne. Ces éditeurs de génie ont créé les premières revues de mode au croisement de tous les arts : La Gazette du bon ton, Le Jardin des modes, Vogue - dont Cosette, l?épouse de Lucien, sera la première rédactrice en chef - mais aussi Vu, l?illustre magazine de photoreportage, le premier à publier des photographies de camps de concentration.Guillaume Apollinaire, Pablo Picasso, Lee Miller, Salvador Dalí, Robert Capa, Jean Cocteau et tant d?autres ont tous participé, à un moment de leur carrière, à ces revues.Innovants dans les arts, les Brunhoff furent aux avant-postes de la lutte contre le fascisme durant toute la tragédie européenne, à l?image de Marie-Claude Vogel, future Vaillant-Couturier, héroïne bouleversante de la Résistance. De la Belle Époque jusqu?à la Seconde Guerre mondiale, la famille de Babar a traversé les tempêtes avec le panache des grands explorateurs de notre temps.Pour écrire la saga inouïe de cette famille de talent, Yseult Williams a eu accès à des archives familiales inédites et s?est entretenue notamment avec Marion de Brunhoff, la fille de Michel, avec Mathieu, le fils de Jean, et avec Thomas Ginsburger, le fils de Marie-Claude Vaillant-Couturier.
Résumé : Fabuleuses excentriques, séductrices impénitentes ou femmes de pouvoir elles sont les divas de la presse. L'une a révolutionné la presse féminine en inventant Elle... L'autre a régné pendant quarante ans sur le bon goût new-yorkais en dirigeant Vogue... Une autre encore voulait exterminer les sacs à mains et fit repeindre son bureau en rouge sang de boeuf... Entrées au service courrier des magazines ou comme conseillères beauté, elles sont devenues des rock stars. La plus célèbre d'entre elles a même eu les honneurs d'Hollywood : Anna Wintour, devenue une indépassable icône de la mode après la sortie de Le Diable s'habille en Prada. Femmes conquérantes ou soumises, fidèles à leur idéal ou ravagées d'ambition, elles ont vu leurs destins se lier inextricablement. Une saga écrite sur fond d'amitiés, de rivalités et de trahisons. Car, contrairement aux divinités grecques qui dévorent leurs enfants pour conserver le pouvoir, ces impératrices de la mode finissent toujours par être englouties par le monde qu'elles ont contribué à créer.
Résumé : Fille d'un homme de presse, Marie-Claude Vaillant-Couturier, dite Maïco, côtoie l'élite intellectuelle de l'entre-deux-guerres. Mais son avenir est ailleurs : dès 1933, elle réalise un reportage clandestin au camp de Dachau. Elle a 21 ans, c'est un scoop mondial. Dix jours après leur mariage, son grand amour, le communiste Paul Vaillant-Couturier, meurt brutalement : il lui laisse en héritage sa foi en l'URSS, promesse de lendemains qui chantent. Résistante, déportée à Auschwitz puis à Ravensbrück, elle choisit d'y rester à la Libération pour soigner les mourants avant de témoigner au procès de Nuremberg. Son récit implacable sur l'horreur nazie fera le tour du monde. Jeune fille de bonne famille devenue révoltée aux convictions inflexibles, la vie de celle qu'on surnommait Maïco est un magnifique roman d'apprentissage face aux périls de l'Histoire. Une fois entamé, impossible de s'arrêter... Grâce à un grand talent de conteuse, Yseult Williams nous raconte cette vie hors du commun. Elle. Quelle personnalité ! Quel portrait ! Sud-Ouest. Prix Simone Veil 2022.
Par une nuit glaciale, le père Lamandre recueille une fillette de six ans venue frapper avec insistance à sa porte. L'enfant aux yeux admirables tremble de froid et de faim. Elle a les pieds en sang dans ses souliers à boucles d'argent, mais refuse de répondre aux questions qui lui sont posées. Le vieux prêtre ne saura que son prénom : Anne. Vingt ans plus tard, Anne est devenue Lady Clarick. Richissime, courtisée, elle a l'oreille des grands et le cardinal de Richelieu ne jure que par elle. Pourtant, dans l'ombre, quatre hommes connaissent son vrai visage et sont prêts à tout pour la punir de ses forfaits. Manipulatrice sans foi ni loi, intrigante, traîtresse, empoisonneuse, cette criminelle au visage angélique a traversé les siècles et la littérature : elle se nomme Milady. Voici venu le temps d'écarter la légende pour rencontrer la femme. Même un personnage de fiction peut réclamer justice. Ce roman inoubliable, écrit d'une voix puissamment contemporaine, rend vie à Milady et nous offre son histoire dont Dumas a semé les indices dans Les Trois Mousquetaires. Magnifique portrait d'une femme libre menant, pour sa survie, un jeu dangereux. Dans une époque où trop d'hommes voudraient la contraindre et la posséder, elle se bat - jusqu'à la transgression ultime - pour son pays, pour son idéal et pour sa liberté.
Mince, pâle et tendue, Farkass court pour dealer. Cette adolescente solitaire trouve dans le trafic de drogue une source d'argent facile. Pour subvenir aux besoins de sa mère, avec qui elle vit dans une cité délaissée, elle vend de la cocaïne après les cours. Au lycée, elle est repérée par son professeur de sport pour ses qualités d'endurance. Rejoignant son club d'athlétisme, elle découvre un exutoire, bientôt une passion : la course. Sur la piste, elle découvre des sensations nouvelles ; elle ne pense à plus rien d'autre qu'à son corps, à cette tension enivrante, et elle excelle. Cette nouvelle occupation devient vite incompatible avec les nouvelles tâches qui lui sont confiées par son supérieur. Trahisons, règlements de compte et tueries se multiplient. Que choisira Farkass à choisir : la course, ou le trafic ? D'une addiction à l'autre, un roman étonnant, dans la double ligne du célèbre La solitude du coureur de fond d'Alan Sillitoe et du Mean Streets de Scorsese.
Le Livre de Kells est le douzième roman de Sorj Chalandon a puisé dans son expérience personnelle pour raconter un épisode de sa vie. A 17 ans, après avoir quitté le lycée, Lyon et sa famille, il arrive à Paris où il va connaître, durant presque un an, la misère, la rue, le froid, la faim. Ayant fui un père raciste et antisémite, il remonte l'existence sur le trottoir opposé à celui de ce Minotaure sous le nom de Kells, en référence à un Evangéliaire irlandais du IXème siècle. Des hommes et des femmes engagés vont un jour lui tendre une main fraternelle pour le sortir de la rue et l'accueillir, l'aimer, l'instruire et le réconcilier avec l'humanité. Avec eux, il découvre un engagement politique fait de solidarité, de combats armés et d'espoirs mais aussi de dérapages et d'aveuglements. Jusqu'à ce que la mort brutale de l'un de ces militants, Pierre Overney, pousse La Gauche Prolétarienneà se dissoudre. Certains ne s'en remettront jamais, d'autres chercheront une issue différente à leur combat. Ce fut le cas pour l'auteur, qui rejoignit " Libération " en septembre 1973. Le livre de Kells est une aventure personnelle, mais aussi l'histoire d'une jeunesse engagée et d'une époque violente. Sorj Chalandon a changé des patronymes, quelques faits, bousculé parfois une temporalité trop personnelle, pour en faire un roman. La vérité vraie, protégée par une fiction appropriée...
Le fascisme, contrairement aux doctrines politiques spécifiques aux caractéristiques clairement identifiables, telles que le nazisme ou le franquisme, semble multiforme, divers, flou. Le grand intellectuel italien se propose ici de tenter d’identifier l’essence fondamentale de ce qu’il nomme l’Ur-fascisme, c’est à dire le fascisme « primitif et éternel », forme élémentaire dont sont dérivées toutes les variations. Un texte limpide et brillant qui permet de reconnaître le fascisme sous toutes ses formes, mêmes les plus apparemment inoffensives.