Williams Raymond ; Calvé Nicolas ; Dobenesque Etie
AMSTERDAM
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EAN :9782350960326
L'introduction récente, en France, des Cultural Studies, semble s'être faite au prix de l'oubli de leur hétérogénéité: cette étiquette englobante recouvre en effet des postures intellectuelles, des contenus théoriques et des rapports au politique fort différents. En ce sens, la première traduction française de Raymond Williams se voudrait une introduction à un versant bien spécifique de cette pensée critique. Si ce dernier est souvent présenté, à juste titre, comme l'un des fondateurs des Cultural Studies, il faut immédiatement préciser qu'il envisage ces dernières comme devant donner lieu à une théorie matérialiste de la culture. La pensée de Williams doit en outre être saisie comme un effort permanent pour articuler travail théorique - en inscrivant son ?uvre dans un dialogue avec la tradition marxiste - et projets d'émancipation. Si ce recueil ne peut constituer qu'une brève introduction à l'oeuvre prolifique de Williams, elle dessine néanmoins les multiples directions et objets de son travail. De son analyse des mouvements d'avant-garde à la réélaboration des notions centrales de la pensée marxiste - qu'il s'agisse du couple base / superstructure ou de la nécessité de penser les "moyens de communication comme moyens de production" - en passant par la considération de l'imaginaire produit par la ville capitaliste, ce recueil entend donner à lire une ?uvre tout à la fois plurielle - par ses objets, ses préoccupations - et dotée d'une forte unité théorique et politique - le matérialisme d'une pensée toujours articulée à la nécessité d'élaborer de nouvelles pratiques politiques. Les Cultural Studios n'ont cessé d'étudier la culture, pour Williams il s'agit également de la transformer.
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Nombre de pages
245
Date de parution
14/10/2009
Poids
228g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782350960326
Titre
Culture & matérialisme
Auteur
Williams Raymond ; Calvé Nicolas ; Dobenesque Etie
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
118
Poids
228
Date de parution
20091014
Nombre de pages
245,00 €
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Un document exceptionnel qui révèle la plus terrible opération japonaise pendant la Deuxième Guerre mondiale et l'incroyable silence des Etats-Unis depuis plus de quarante ans. - Un des secrets les mieux gardés de la Deuxième Guerre mondiale : l'unité 731, créée en 1935 par un brillant bactériologiste, Shiro lshii, alter ego du nazi Josef Mengele, pour mettre au point une arme biologique infaillible. - Des expériences bactériologiques atroces pratiquées sur des prisonniers russes, chinois, américains, britanniques : 3 000 cobayes humains massacrés, exposés à des projectiles chargés de bactéries, victimes de vivisections, gelés à mort. - L'incroyable marché de la défaite : en 1945, les savants japonais réussissent à acheter le silence des Américains devant le tribunal international, en échange des travaux de l'unité 731. Qu'ont fait les Américains de ces renseignements ? Les ont-ils utilisés pendant la guerre de Corée ? Que savaient les autres puissances alliées de ces découvertes ? - Près d'un demi-siècle plus tard, l'unité 731 est encore " le secret des secrets"... - Une enquête-choc, un témoignage accablant et indispensable à l'heure où les nations découvrent leur vulnérabilité face à l'arme chimique et bactériologique.
Ce ne sont point les Annales de l'Ancien Testament ni les chroniques de Saint-Denis. Ce sont simplement les mémoires d'un personnage de l'Océan Indien, né, dit-on, sous des astres favorables dont le parcours singulier aura marqué de son empreinte le destin de la Terre de ses Ancêtres. Les faits et les événements se succèdent, rapportés avec simplicité ; non sans quelque vivacité. Condisciple de Maurice Druon, coauteur avec Joseph Kessel du Chant des Partisans, et compatriote de Claude Simon - le novateur du récit (La Route des Flandres, la Bataille de Pharsale, les Géorgiques, etc...). Prix Nobel de littérature 1985 - Raymond William Rabemananjara se classe assurément parmi les écrivains marquants de la Francophonie du temps présent.
Entreprises, gouvernements et médias s'emploient depuis plusieurs années à vendre un "rêve technologique" : la révolution numérique, progrès aussi inéluctable qu'indispensable. La refuser serait passer à côté de l'histoire. Ainsi cherchent-ils à rendre l'intelligence artificielle acceptable par le grand public, en prenant soin d'occulter ses effets délétères. Dans un précieux exercice de démystification, J. S. Carbonell montre que ces discours apologétiques servent d'abord les intérêts du patronat. Au lieu de se demander si elle va tout changer, et même si elle va remplacer les travailleurs humains, il faut la replacer dans l'histoire longue des transformations de l'organisation du travail. Car, bien que l'IA présente des enjeux spécifiques, c'est aussi une technologie comme une autre. De ce point de vue, son utilisation représente une intensification de la logique tayloriste née voici plus d'un siècle dans les usines d'Henry Ford : le travail est décomposé en une série de tâches, la conception séparée de l'exécution. Le déploiement d'un management algorithmique (l'organisation du travail et la gestion du personnel par des algorithmes) a pour but principal de renforcer le contrôle et la surveillance de la main-d'oeuvre. Voilà à quoi ce livre se veut une invitation à résister.
L'ouvrage entend mettre en lumière les défis réels - et non fantasmés - auxquels est confrontée la gauche dans son rapport aux classes populaires aujourd'hui, montrant par là même qu'il n'y a rien d'irrémédiable aux difficultés présentées. La fragmentation des classes populaires n'est pas indépassable, à condition de ne pas partir d'une vision réductrice ou passéiste de ces milieux, mais plutôt de leur réalité matérielle et de l'actualité observée de leurs aspirations et mobilisations.
Sellier Geneviève ; Chollet Mona ; Lacurie Occitan
Au tournant des années 1960, la Nouvelle Vague inaugure une nouvelle façon de faire du cinéma : libération de la mise en scène, réalisme des dialogues, attention portée au montage... Ce mouvement se distingue en outre par sa critique politique de la société de consommation et des normes morales bourgeoises. La critique a toutefois une limite, et de taille : elle évacue presque complètement les aspirations des femmes, nouvelles actrices de la culture de masse. Les créateurs sont majoritairement des figures masculines, et les représentations qu'ils véhiculent empreintes de stéréotypes, quand elles ne tendent pas à invisibiliser les femmes ou, pire, à associer leur émancipation à une régression politique. C'est donc avec une vision monolithique et glorifiante de la Nouvelle Vague que Geneviève Sellier nous invite à rompre. Décentrant la figure de l'auteur, articulant l'analyse des films avec leur contexte de production et de réception, elle nous raconte les transformations des rapports de sexe, et la lutte toujours en cours des femmes pour asseoir leur légitimité en tant que créatrices à part entière.