Le mythe du « prosélytisme juif », d'où serait issu le prosélytisme chrétien, s'est largement répandu de la fin de l'époque hellénistique jusqu'à Charlemagne, au point que l'on a pu croire qu'il y avait eu concurrence entre Juifs et Chrétiens pour la conversion des païens. Erreur: l'étude exhaustive des sources bibliques menée ici démontre que le mot de « prosélytisme » n'existe pas dans les textes hébraïques anciens, pas plus que le concept qu'il recouvrira de nos jours. En fait, s'il existe des prosélytes qui rejoignent la religion juive, on ne trouve en aucun cas une volonté de convertir de la part des Juifs eux-mêmes. C'est saint Paul qui, après sa conversion au christianisme, innovera totalement en pratiquant et organisant le « prosélytisme », même si le mot ne doit apparaître qu'au XVIIe siècle, à la fois en France et en Angleterre. Le mythe reprendra vigueur au XVIIIe siècle du fait de Montesquieu, qui l'utilise dans ses polémiques antichrétiennes. Au XIXe siècle, l'erreur se répand chez les protestants libéraux allemands, puis gagne la France, notamment grâce à Ernest Renan. Ce livre, dont les arguments se fondent sur les sources tant historiques que littéraires, de l'Antiquité à nos jours, règle une fois pour toutes la question du « prosélytisme juif », erreur de l'histoire, mal intentionnellement utilisée à des fins de propagande. Édouard Will (1920-1997), l'un des meilleurs spécialistes de la Grèce, fut professeur à l'Université de Nancy. Il a publié, en particulier, une monumentale Histoire politique du monde hellenistique. Claude Orrieux, professeur à l'Université de Caen, est un spécialiste de la Bible et des sources hébraïques.
Nombre de pages
398
Date de parution
12/03/1992
Poids
546g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782251380162
Titre
Prosélytisme juif ? Histoire d'une erreur
Auteur
Will Edouard ; Orrieux Claude
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
150
Poids
546
Date de parution
19920312
Nombre de pages
398,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
« Le livre d'Édouard Will constitue en réalité bien plus qu'une histoire uniquement politique: on y trouve aussi bien une histoire des relations extérieures des royautés hellénistiques que l'analyse de l'activité économique, mais également une histoire des institutions des États grecs, ainsi qu'un cadre chronologique et géographique rigoureux » affirme Pierre Cabanes d'un ouvrage qui reste plus de trente ans après sa première publication une excellente approche des innombrables aspects de l'histoire du monde hellénistique.
Deuxième tome de la collection « Peuples et civilisations », cet ouvrage se divise en trois parties, chacune menées par les spécialistes Édouard Will, Claude Mossé et Paul Goukowski. Ainsi, sont traités avec justesse et souci de synthèse : le IVe siècle (403-336), les conquêtes d'Alexandre jusqu'en Asie (336-323) et la période hellénistique (323-188).
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine