Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
BELLES LETTRES
Nouveauté
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EAN :9782251458809
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Émilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce « grand coeur catholique », qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot « prophétie ». Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un « théâtre dont la scène est le monde », épouse en une langue sublime les contours de l'Écriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l?Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Nombre de pages
850
Date de parution
04/09/2026
Poids
1 310g
Largeur
180mm
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EAN
9782251458809
Auteur
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
180
Date de parution
20260904
Nombre de pages
850,00 €
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Sous forme de drame en trois actes, Paul Claudel compose L'Histoire de Tobie et de Sara comme un théâtre de la voix et de l'image : au milieu de la scène, une tribune, un double choeur de chaque côté qui commente, et un recours continu à la projection et au cinéma pour donner "couronnement et perspective" à l'action. A Ninive, Tobie le Vieux, Israélite emmené captif en Assyrie, demeure fidèle aux rites d'Israël : il nourrit les pauvres, ensevelit les morts, prie "matin et soir". Puis vient l'aveuglement et la ruine. A ses côtés, Anna, son épouse, fait entendre une plainte vigoureuse et terrienne : elle défend son fils unique, redoute le désert, les brigands, les fleuves et les montagnes. Pourtant Tobie le Jeune part. Un compagnon se présente sous le nom d'Azarias : c'est l'ange Raphaël. Entre Ninive et Ecbatane, sur la route de Médie, la pièce suit une marche ponctuée de rencontres et de signes. Dans le Tigre, un poisson surgit ; Azarias ordonne de garder le foie et le fiel, et de saler la chair pour le "viatique". Le geste prendra tout son sens lorsque la mission reviendra vers le père aveugle : le fils devra "oindre chacun de tes yeux" avec ce sacrement "puisé au fond de l'abîme". En parallèle, au-delà du désert, à Ragès, Sara prie et supplie d'être délivrée de l'opprobre. On lui jette au visage la mort de "sept hommes l'un après l'autre" venus l'épouser ; dans la chambre nuptiale rôde Asmodée, présence "empestée et affreuse". La nuit des noces devient combat spirituel : un foie et un coeur de poisson brûlés sur des charbons ardents dressent un rempart que "l'Enfer ne peut outrepasser".
Dans un monde où les lignes entre réalité et fiction se brouillent, "Le Soulier de satin" de Paul Claudel nous entraîne dans une fresque théâtrale grandiose. Située à l'aube du XVIIe siècle, cette oeuvre magistrale se déploie sur les vastes étendues de l'Espagne et des océans. Claudel, avec sa plume poétique, nous invite à suivre les destins croisés de personnages pris dans les tourments de l'amour, de la foi et de l'ambition. Le drame s'articule autour de Dona Prouhèze et de Don Rodrigue, dont les passions et les désirs sont en constante lutte avec leurs obligations spirituelles et sociales. A travers une structure en quatre journées, Claudel tisse une toile complexe de dialogues philosophiques et de réflexions métaphysiques, tout en explorant les thèmes de la quête spirituelle, de l'identité et de la dualité humaine. Les personnages évoluent dans un décor où l'ordre et le chaos coexistent, reflétant l'esprit baroque de l'époque. Cette épopée théâtrale, mêlant l'humour à la tragédie, offre une perspective unique sur la condition humaine, questionnant le lecteur sur les notions de destinée et de libre arbitre. "Le Soulier de satin" promet un voyage introspectif et sensoriel, une immersion dans un univers où le langage poétique de Claudel transcende le temps et l'espace, offrant ainsi au lecteur une expérience littéraire inoubliable.
Sous le ciel changeant de l'Amérique, une plage isolée devient le théâtre d'un drame humain intense. "L'Echange" de Paul Claudel nous transporte sur le littoral de l'Est, où la nature sauvage et indomptée sert de toile de fond à l'exploration des désirs et des tensions entre quatre personnages principaux : Louis Laine, un homme au sang mêlé d'Indien, Marthe, sa compagne dévouée, Thomas Pollock Nageoire, un homme d'affaires énigmatique, et Lechy Elbernon, une femme mystérieuse. Le récit se déroule à une époque où les promesses de la terre américaine attirent ceux en quête de renuveau et de liberté, tout en confrontant les personnages à leurs propres contradictions et à la complexité de leurs relations. A travers des dialogues empreints de poésie et de profondeur, Claudel interroge les notions de possession, de liberté, et de l'illusion du bonheur. Les personnages se débattent avec leurs aspirations et leurs craintes, révélant la fragilité des liens humains face aux forces irrésistibles de la nature et du destin. Ce drame psychologique met en lumière la tension entre le désir de conquête et la quête d'une identité personnelle, tout en exposant la vulnérabilité des âmes en quête d'absolu.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
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