Continuité, classicisme, conservatisme dans les littératures postcoloniales
Whyte Philip ; Girardin Cécile
PU RENNES
18,00 €
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EAN :9782753528376
Cet ouvrage propose d'explorer les relations entre littérature et tradition en contexte postcolonial, tout en interrogeant les grands principes qui ont guidé jusqu'ici les études postcoloniales, en particulier la prégnance de l'activisme politique au coeur du travail de représentation littéraire et le lien sous-jacent entre rupture politique et innovation poétique. Qu'en est-il des auteurs qui choisissent de ne pas revendiquer et des oeuvres qui ne relèvent pas de la littérature de combat ? Ce volume envisage dans un premier temps la continuité entre les oeuvres coloniales et postcoloniales en montrant la profonde modernité d'auteurs parfois considérés comme impérialistes et en leur rendant leur force subversive (Joseph Conrad, Rudyard Kipling, Somerset Maugham, Toru Dutt, etc), puis le classicisme comme un choix esthétique qui conduit à inscrire les productions littéraires postcoloniales dans des valeurs et des formes universelles, refusant le communautarisme et le localisme (Alice Munro, Derek Walcott, J M Coetzee, Vikram Seth, etc), enfin le conservatisme comme tournure d'esprit de certains auteurs considérés comme pessimistes ou mélancoliques mais dont les ?uvres visent à la connaissance et à la préservation du passé historique ou littéraire (V S Naipaul, Nirad Chaudhuri, Patrick White, Michael Noonan, etc ). L'ouvrage se clôt sur une tentative de lire certains textes post coloniaux (de Salman Rushdie, Mohsin Hamid, Mordecai Richter, etc) à contre-courant des interprétations qui valorisent la différence, l'hybridation, le multiculturalisme, pour envisager plutôt la littérature comme ce formidable espace de recomposition de temporalités et d'espaces entremêlés.
Nombre de pages
238
Date de parution
02/01/2014
Poids
332g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753528376
Titre
Continuité, classicisme, conservatisme dans les littératures postcoloniales
Auteur
Whyte Philip ; Girardin Cécile
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
332
Date de parution
20140102
Nombre de pages
238,00 €
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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